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FUTUR BTS FuturBTS
B3 · chapitre 1 Chapitre offert

Découvrir les réseaux de distribution

Ce que tu sauras faire : Analyser la stratégie de distribution d'un producteur, reconnaître les trois types de réseaux (distributeurs, partenaires, vente directe), leurs acteurs et leurs métiers, choisir et justifier le statut d'un commercial (salarié, VRP, agent commercial, VDI), maîtriser le lexique du secteur et préparer le dossier de l'épreuve E6.

1 h 50 de cours 10 exercices corrigés 10 questions de quiz
FUTUR BTS

Cherche d’abord au brouillon, puis ouvre le corrigé. Les exercices vont du plus simple au plus exigeant : les points indiquent leur difficulté. Compare ta démarche, pas seulement ton résultat.

Exercice 1

Direct, court ou long ?

Application

Pour chaque situation, indique si le canal est direct, court ou long, et nomme le ou les intermédiaires.

  1. Une cliente achète une cocotte Solvane dans un magasin Arts & Cuissons.

  2. Un couple commande le robot Solvane Chef à une conseillère culinaire (VDI mandataire) lors d’une démonstration chez lui.

  3. Un restaurant de Lyon achète 20 sauteuses Ligne Pro à Thibault Lagarde, technico-commercial de Solvane.

  4. Un magasin de Liège achète des cocottes à l’importateur belge de Solvane, puis les vend à ses clients.

  5. Un viticulteur vend ses bouteilles à un caviste, qui les revend à des particuliers.

  6. Une maraîchère vend ses légumes sur un marché.

  7. Un fabricant de biscuits vend à un grossiste, qui livre des épiceries de quartier, qui les revendent aux consommateurs.

  8. Une vendeuse à domicile acheteuse-revendeuse achète des produits d’entretien à une entreprise de vente directe et les revend chez ses clients.

  1. Classe les huit situations.
  2. Les situations b) et h) se ressemblent. Explique pourquoi elles ne se classent pas de la même façon.
  3. Cite deux fonctions que l’intermédiaire remplit dans la situation g).
Voir le corrigé détaillé

Démarche. Compte les intermédiaires qui deviennent propriétaires du produit et le revendent entre le producteur et l’utilisateur final.

1. Classement

Situation Canal Intermédiaire(s)
a) Cocotte chez Arts & Cuissons court le magasin spécialisé (détaillant)
b) Robot vendu par une conseillère mandataire direct aucun : la conseillère vend au nom de Solvane
c) Sauteuses vendues par Thibault direct aucun : Thibault est salarié de Solvane
d) Cocottes en Belgique long l’importateur, puis le magasin de Liège
e) Vin chez un caviste court le caviste
f) Légumes sur un marché direct aucun
g) Biscuits, grossiste et épiceries long le grossiste, puis l’épicerie
h) Vendeuse acheteuse-revendeuse court la vendeuse, qui achète puis revend

2. b) et h). Dans les deux cas, une vendeuse vient au domicile du client. Mais la conseillère de Solvane est mandataire : elle prend la commande au nom et pour le compte de Solvane, qui reste propriétaire du produit et le vend elle-même. L’acheteuse-revendeuse achète les produits et les revend en son nom : elle est un détaillant, donc un intermédiaire.

Piège

Le piège de l'exercice

La présence d’une personne entre l’entreprise et le client ne suffit pas à créer un intermédiaire. Pose toujours la question : qui est le vendeur au sens juridique, et qui est propriétaire du produit ?

3. Fonctions du grossiste et des épiceries (g) : fonction spatiale (les épiceries de quartier rapprochent les biscuits des consommateurs) ; fonction de stockage et de fractionnement (le grossiste achète par palettes et livre de petites quantités à des centaines d’épiceries que le fabricant ne pourrait pas servir une à une). On peut aussi citer la fonction d’assortiment (l’épicerie propose de nombreuses marques).

Exercice 2

Parler le langage des réseaux

Application

Partie A. Associe chaque terme à sa définition.

Terme Définition
1. Référencement A. Ventes du distributeur au consommateur
2. Facing B. Personne qui recommande un produit sans l’acheter elle-même
3. Sell-out C. Inscription d’un produit dans la liste des articles qu’une enseigne autorise ses magasins à commander
4. Prescripteur D. Plan qui fixe l’emplacement et le nombre de facings de chaque référence
5. Planogramme E. Celui qui donne à un autre le pouvoir d’agir en son nom
6. Mandant F. Produit visible de face, côte à côte avec ses semblables, en rayon
7. Taux de rétention G. Part des vendeurs d’un début de période encore actifs à la fin

Partie B. Firmin Gaudin laisse ce message à Maxence : « Les 58 cuisinistes AA : 41 actifs en 2025. Prépare la relance des inactifs avant la journée partenaires et vérifie que le portail est à jour des codes. Le KAM veut aussi le sell-out Hyperval de la cocotte pour la réunion de lundi. »

  1. Traduis le message en langage courant (« AA » signifie « apporteurs d’affaires »).
  2. Calcule le pourcentage de cuisinistes actifs en 2025.
  3. Le « KAM » et Firmin animent-ils le même réseau ? Justifie.
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Partie A. 1-C ; 2-F ; 3-A ; 4-B ; 5-D ; 6-E ; 7-G.

Partie B.

1. Traduction. « Sur les 58 cuisinistes qui nous apportent des clients pour le robot, 41 en ont apporté au moins un en 2025. Prépare une action pour relancer ceux qui n’ont rien apporté, avant la journée des partenaires, et vérifie que leurs codes personnels sont à jour dans le portail partenaires. Le responsable grands comptes veut aussi connaître les ventes de cocottes aux consommateurs dans les hypermarchés Hyperval (ventes en sortie de caisse) pour la réunion de lundi. »

2. Cuisinistes actifs. 41 ÷ 58 × 100 = 70,69 %.

3. KAM et Firmin. Non. Le KAM (Florent Ancelin) anime le réseau de distributeurs : il négocie avec la centrale d’Hyperval. Firmin Gaudin anime le réseau de partenaires (cuisinistes, écoles, chefs, franchisés). Les deux réseaux se complètent : un client recommandé par un cuisiniste peut acheter sa cocotte chez Hyperval.

Exercice 3

La stratégie de distribution de Maison Corvelle

Analyse

Maison Corvelle fabrique de la literie dans les Vosges. Elle vend :

  • des oreillers et couettes (25 à 60 €) dans 1 400 hypermarchés et supermarchés et sur son site ;
  • des matelas haut de gamme (900 à 1 800 €) dans 160 magasins spécialisés choisis pour leur salle d’exposition et la formation de leurs vendeurs ;
  • des matelas sur mesure (2 500 à 6 000 €) par un seul concessionnaire par département, qui prend les mesures à domicile ;
  • l’ensemble de la gamme sur son site, aux prix conseillés.

Elle finance des tutoriels vidéo sur le sommeil, des publicités sur les réseaux sociaux et une offre « 100 nuits d’essai » ; elle verse aux magasins spécialisés une prime par matelas vendu au-delà d’un objectif, et forme leurs vendeurs deux fois par an.

  1. Identifie la stratégie de couverture (intensive, sélective, exclusive) de chaque gamme et justifie-la par deux critères.
  2. Classe les actions du dernier paragraphe en actions push et actions pull.
  3. Un magasin spécialisé se plaint : « Les clients essaient le matelas chez moi, puis le commandent sur le site de Corvelle. » Nomme ce conflit et précise s’il est vertical ou horizontal. Propose deux réponses.
  4. Le canal du site est-il direct, court ou long ? Qu’apporte-t-il à Maison Corvelle, au-delà du chiffre d’affaires ?
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1. Stratégies de couverture

Gamme Stratégie Justification
Oreillers et couettes intensive produit peu cher (25 à 60 €), acheté sans long conseil : il faut être présent là où le client fait ses courses (1 400 GMS)
Matelas haut de gamme sélective produit cher, essayé et conseillé : les magasins sont choisis sur des critères (salle d’exposition, vendeurs formés)
Matelas sur mesure exclusive produit très cher, technique, avec prise de mesures à domicile : un concessionnaire par département, qui reçoit en échange une exclusivité territoriale

2. Push et pull

Push (vers les distributeurs) Pull (vers le client final)
prime par matelas vendu au-delà d’un objectif tutoriels vidéo sur le sommeil
formation des vendeurs deux fois par an publicités sur les réseaux sociaux
offre « 100 nuits d’essai »

3. Conflit de canal. Le magasin fait le travail de conseil, le site encaisse la vente : c’est un conflit vertical (entre le producteur, qui vend en direct, et son distributeur). Réponses possibles : attribuer au magasin de la zone une commission sur les ventes en ligne de ses clients (code magasin, géolocalisation de la livraison) ; réserver certains modèles aux magasins ; proposer le retrait ou la livraison par le magasin ; garder des prix identiques mais offrir en magasin un service exclusif (reprise de l’ancien matelas).

4. Le site est un canal direct. Au-delà des ventes, il apporte à Maison Corvelle des données client (qui achète, quoi, où), une vitrine de toute la gamme aux prix conseillés, et un test des nouveautés ; il soutient aussi la stratégie pull.

Exercice 4

Qui est qui dans les réseaux de Solvane ?

Application

Pour chacun des acteurs suivants, indique : le réseau concerné (distributeurs, partenaires, vente directe), son rôle (tête de réseau, membre du réseau, animateur, client final) et, quand c’est possible, s’il achète les produits de Solvane.

  1. Hyperval.

  2. Coralie Djemai.

  3. Une école de cuisine lyonnaise, partenaire de Solvane, qui recommande le robot à ses élèves.

  4. Un cuisiniste qui transmet le contact d’un client intéressé par le robot et touche une commission s’il est vendu.

  5. Laëtitia Pradel, conseillère culinaire VDI.

  6. La franchisée de L’Atelier Solvane à Lyon.

  7. Perrine Astier.

  8. La Quincaillerie Pégoud, à Roanne.

  9. Rémi Rabasse.

  10. M. et Mme Fabre, qui achètent un robot lors d’une démonstration.

Puis :

  1. Associe chaque animateur de la liste (b, g, i) à l’une des quatre missions de l’animation qu’il assure le plus souvent, en donnant un exemple concret.
  2. Explique pourquoi la franchisée de Lyon peut être rangée dans deux réseaux.
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Acteur Réseau Rôle Achète-t-il les produits ?
a) Hyperval distributeurs membre (enseigne de GMS) oui, pour les revendre
b) Coralie Djemai distributeurs animatrice (cheffe de secteur, salariée de Solvane) non
c) L’école de cuisine partenaires membre (prescripteur) non (il recommande)
d) Cuisiniste partenaires membre (apporteur d’affaires) non
e) Laëtitia Pradel vente directe membre (VDI mandataire) non : elle vend au nom de Solvane
f) Franchisée de Lyon distributeurs et partenaires membre (franchisée) oui
g) Perrine Astier vente directe animatrice (responsable du réseau) non
h) Quincaillerie Pégoud distributeurs membre (revendeur indépendant) oui
i) Rémi Rabasse distributeurs animateur des revendeurs (agent commercial, mandataire de Solvane) non
j) M. et Mme Fabre vente directe clients finals oui, pour leur usage

Solvane est, dans les trois cas, la tête de réseau.

1. Missions des animateurs (exemples)

  • Coralie : contrôler et évaluer (elle vérifie dans ses 42 hypermarchés l’implantation, les ruptures, le respect du planogramme) et stimuler (négociation de têtes de gondole).
  • Perrine : recruter et former les conseillers culinaires (sessions de formation à la démonstration du robot).
  • Rémi : informer les revendeurs (nouveautés, conditions) et les stimuler (offres de réassort), tout en recueillant leurs commandes.

2. La franchisée achète les produits Solvane pour les revendre : elle appartient au réseau de distributeurs. Elle exploite aussi l’enseigne et le savoir-faire de Solvane (boutique « L’Atelier Solvane », cours de cuisine) dans le cadre d’un contrat de franchise : elle est donc aussi partenaire.

Exercice 5

Quel statut pour ces commerciaux ?

Droit

Qualifie le statut de chaque personne (commercial salarié de droit commun, VRP, agent commercial, VDI mandataire, VDI acheteur-revendeur, apporteur d’affaires) et justifie avec les critères du cours.

  1. Nadia est salariée d’un fabricant de montures de lunettes. Elle visite uniquement les opticiens de Bretagne, prend leurs commandes et n’a aucune autre tâche. Son contrat fixe son secteur, sa clientèle (opticiens indépendants) et son taux de commission (6 % du CA, plus un petit fixe). Son contrat est intitulé « contrat de commercial itinérant ».

  2. Julien, salarié d’un fabricant de machines à café professionnelles, vend aux restaurants, mais il installe aussi les machines, forme le personnel des clients et assure une partie du service après-vente.

  3. Sandrine, immatriculée au registre spécial des agents commerciaux, négocie et signe des commandes au nom de trois fabricants de luminaires auprès de boutiques de décoration. Elle organise librement ses tournées et est payée à la commission.

  4. Malik achète des produits d’entretien écologiques à une entreprise de vente directe et les revend chez des particuliers, à un prix qu’il fixe sous le prix maximum conseillé.

  5. Hélène, architecte d’intérieur, recommande de temps en temps une marque de carrelage à ses clients ; la marque lui verse 3 % des commandes passées par ces clients.

  6. Lucas, immatriculé au registre spécial des agents commerciaux, représente une seule entreprise. Celle-ci lui envoie chaque matin son planning de visites, exige un compte rendu quotidien et retient une « pénalité » sur ses commissions s’il manque une visite.

Puis :

  1. Nadia est licenciée après six ans, sans faute grave. À quelle indemnité spécifique peut-elle prétendre ? Que faut-il prouver ?
  2. Que risque l’entreprise de Lucas ?
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Démarche. Cherche d’abord le lien de subordination ; s’il existe, vérifie les quatre conditions de l’article L7311-3 du Code du travail ; s’il n’existe pas, regarde ce que fait l’indépendant.

Personne Statut Justification
a) Nadia VRP salariée ; elle exerce exclusivement et constamment la représentation (prise de commandes, aucune autre tâche), ne fait aucune opération pour son compte, et son contrat fixe le secteur, la clientèle et le taux de rémunération. L’intitulé du contrat ne compte pas : le statut est d’ordre public (L7313-1).
b) Julien commercial salarié de droit commun salarié, mais il installe, forme et assure le SAV : il n’exerce pas la représentation de façon exclusive
c) Sandrine agent commerciale mandataire indépendante, immatriculée au RSAC, elle négocie et conclut au nom de plusieurs mandants, organise librement son activité
d) Malik VDI acheteur-revendeur vente à domicile à des particuliers, sans subordination ; il achète et revend en fixant son prix sous le prix maximum conseillé
e) Hélène apporteuse d’affaires elle recommande et met en relation, ponctuellement, sans négocier au nom de la marque
f) Lucas en apparence agent commercial ; en réalité, probablement salarié planning imposé (direction), compte rendu quotidien (contrôle), pénalités (sanction) : les trois pouvoirs de l’employeur sont réunis

1. Nadia licenciée sans faute grave. En tant que VRP en CDI rompu par l’employeur, elle a droit à l’indemnité de clientèle (C. trav., L7313-13, à jour au 14/10/2026), pour la part qui lui revient dans la clientèle qu’elle a apportée, créée ou développée, en nombre et en valeur. Elle doit donc prouver l’augmentation du nombre d’opticiens clients et du chiffre d’affaires de son secteur grâce à elle (comparaison entre sa prise de poste et son départ). Cette indemnité ne se cumule pas avec l’indemnité de licenciement conventionnelle : seule la plus élevée est due (L7313-17). Elle garde aussi droit aux commissions sur les ordres non encore transmis issus de son travail (L7313-11).

2. Le risque pour l’entreprise de Lucas. La présomption de non-salariat (C. trav., L8221-6) tombe si Lucas prouve un lien de subordination juridique permanente. Le juge peut alors requalifier le contrat en contrat de travail, et même en contrat de VRP s’il remplit les conditions de L7311-3 : rappels de salaires et de congés payés, cotisations sociales réclamées par l’URSSAF, rupture traitée comme un licenciement (avec indemnité de clientèle), voire travail dissimulé si l’intention est établie.

Piège

L'immatriculation ne protège pas

Être inscrit au RSAC fait seulement présumer l’indépendance. C’est la façon dont le travail est réellement organisé qui décide.

Exercice 6

DN, DV et poids des canaux chez Verdelys

Calcul

Verdelys produit des jus de fruits biologiques en Anjou. Son CA 2025 s’élève à 7,5 M€ HT : grandes surfaces alimentaires 4,2 M€ ; magasins biologiques 2,1 M€ ; cafés-hôtels-restaurants 0,9 M€ ; site 0,3 M€.

Dans son univers prioritaire (1 250 supermarchés du Grand Ouest) :

Fin 2024 Fin 2025
Supermarchés qui vendent Verdelys 500 650
CA « jus de fruits » de ces magasins (M€) 99 117
CA « jus de fruits » de l’univers (M€) 180 184
  1. Calcule la part de chaque canal dans le CA 2025 (en %, deux décimales).
  2. Calcule la distribution numérique (DN) et la distribution valeur (DV) fin 2024 et fin 2025.
  3. Interprète l’écart entre DN et DV et son évolution.
  4. Quel métier, chez Verdelys, est chargé de faire progresser la DN ? Propose deux actions.
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1. Part des canaux (CA total 4,2 + 2,1 + 0,9 + 0,3 = 7,5 M€)

Canal Calcul Part
Grandes surfaces alimentaires 4,2 ÷ 7,5 × 100 56,00 %
Magasins biologiques 2,1 ÷ 7,5 × 100 28,00 %
CHR 0,9 ÷ 7,5 × 100 12,00 %
Site 0,3 ÷ 7,5 × 100 4,00 %

2. DN et DV

Fin 2024 Fin 2025
DN = magasins détenteurs ÷ magasins de l’univers 500 ÷ 1 250 = 40,00 % 650 ÷ 1 250 = 52,00 %
DV = CA catégorie des détenteurs ÷ CA catégorie de l’univers 99 ÷ 180 = 55,00 % 117 ÷ 184 = 63,59 %

3. Interprétation. La DV est supérieure à la DN les deux années : Verdelys est surtout présente dans les magasins qui vendent le plus de jus (les plus gros). En 2025, la DN gagne 12 points et la DV 8,59 points : les 150 nouveaux magasins pèsent, en moyenne, moins dans la catégorie que les anciens. C’est logique : on référence d’abord les gros magasins, puis les plus petits. Verdelys reste absente de 48 % des magasins, qui réalisent 36,41 % du CA de la catégorie.

4. Métier. Le chef de secteur (ou commercial GMS) est chargé de développer la présence magasin par magasin, après le référencement obtenu par le responsable grands comptes. Actions possibles : cibler les magasins non détenteurs ayant le plus gros CA « jus » ; proposer une offre d’implantation (deux références phares, PLV, animation dégustation) ; s’appuyer sur les résultats chiffrés des magasins déjà détenteurs.

Exercice 7

Les règles de l’agent commercial

Droit

Céranor, fabricant de porcelaine culinaire, travaille avec des agents commerciaux sous contrat à durée indéterminée. Pour chaque cas, dis ce que prévoit le droit (Code de commerce, articles L134-1 et suivants, à jour au 14/10/2026).

  1. Céranor met fin au contrat de Bruno, signé il y a 18 mois, sans lui reprocher de faute. Quel préavis doit-elle respecter ?

  2. Bruno réclame une indemnité de fin de contrat quatorze mois après la cessation du contrat. Peut-il l’obtenir ?

  3. Agathe, agente de Céranor depuis cinq ans, démissionne pour représenter un concurrent qui lui offre une meilleure commission. A-t-elle droit à une indemnité ?

  4. Céranor découvre que Yann représente depuis un an, sans l’avoir demandé, une marque concurrente. Elle rompt immédiatement le contrat. Préavis ? Indemnité ?

  5. Un client qu’Agathe avait démarché sur son secteur passe ensuite commande directement au siège de Céranor. Agathe a-t-elle droit à une commission ?

  6. Le contrat de Corinne contient une clause : « Après la fin du contrat, l’agent s’interdit de représenter tout fabricant d’arts de la table, sur toute la France, pendant trois ans. » Son secteur était le Sud-Ouest. Commente cette clause.

  7. Gérard, 68 ans, cesse son activité pour partir à la retraite. Ses commissions ont été de 41 000 € en 2024 et 45 000 € en 2025. A-t-il droit à une indemnité ? Estime-la selon l’usage le plus courant.

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Règles du Code de commerce, articles L134-1 et suivants, présentées d’après la fiche d’entreprendre.service-public.gouv.fr (06/02/2026) et la directive 86/653/CEE, à jour au 14/10/2026.

a) Contrat de 18 mois : on est dans la deuxième année → préavis de 2 mois (1 mois la première année, 3 mois à partir de la troisième). Le contrat peut prévoir plus long, pas plus court.

b) Non. L’agent perd son droit à indemnité s’il n’a pas notifié au mandant son intention de la réclamer dans un délai d’un an à compter de la cessation du contrat. Quatorze mois, c’est trop tard.

c) Non. La cessation est à l’initiative de l’agent et n’est justifiée ni par son âge, ni par une infirmité ou une maladie, ni par un manquement du mandant : pas d’indemnité.

d) Représenter un concurrent sans l’accord du mandant viole l’obligation de loyauté : c’est une faute grave. Céranor peut rompre sans préavis et sans indemnité de fin de contrat (sous le contrôle du juge, qui apprécie la gravité).

e) Oui, sauf clause contraire : l’agent a droit à la commission quand un client qu’il a démarché commande directement au mandant ; chargée d’un secteur, Agathe y aurait même droit pour un client de ce secteur qu’elle n’aurait jamais démarché (C. com., L134-6).

f) La clause est excessive. Une clause de non-concurrence après le contrat doit être écrite, ne viser que le secteur ou la clientèle confiés et le type de produits représentés, et ne pas dépasser deux ans. Ici : toute la France (au lieu du Sud-Ouest), tout fabricant d’arts de la table et trois ans. Elle ne peut pas être appliquée au-delà de ces limites ; Céranor doit la réécrire (Sud-Ouest, porcelaine culinaire, deux ans au plus).

g) Oui : la cessation est justifiée par l’âge, cas où l’indemnité reste due. Selon l’usage le plus courant (deux années de commissions) :

  • moyenne annuelle = (41 000 + 45 000) ÷ 2 = 43 000 € ;
  • indemnité estimée = 43 000 × 2 = 86 000 €.

Si Gérard cédait son contrat à un successeur accepté par Céranor, il ne pourrait pas réclamer cette indemnité à Céranor : c’est le successeur qui lui paierait le prix de la cession.

Exercice 8

Recruter un salarié ou confier le secteur à un agent ?

Calcul et analyse

Atelier Morvan fabrique des meubles de jardin en bois et les vend à des jardineries et des magasins de décoration. Il veut couvrir un nouveau secteur, le Grand Est, où il n’a encore aucun commercial.

  • Option A — agent commercial multicarte : commission de 10 % du CA HT encaissé.
  • Option B — commercial salarié : coût fixe annuel 58 500 € (rémunération fixe chargée, véhicule, frais) + prime de 2 % du CA HT.
  • CA prévu la première année : 620 000 € HT ; objectif à trois ans, plus probable avec un salarié dédié : 800 000 € HT.
  1. Calcule le seuil d’indifférence entre les deux options.
  2. Calcule le coût de chaque option pour 620 000 € et pour 800 000 € de CA.
  3. Représente les deux droites de coût sur un même graphique (CA de 0 à 1 000 000 €) ou décris précisément leur forme.
  4. Dans un autre secteur, Atelier Morvan travaille depuis huit ans avec un agent dont les commissions ont été de 54 000 € en 2024 et 58 000 € en 2025. Le directeur veut le remplacer par un salarié. Estime le coût de sortie selon l’usage le plus courant.
  5. Rédige une recommandation argumentée (10 lignes environ) pour le Grand Est, en tenant compte du coût, du contrôle de l’activité et du risque.
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1. Seuil d’indifférence

  • Données : coût de l’agent = 0,10 × CA ; coût du salarié = 58 500 + 0,02 × CA.
  • Formule : seuil = F ÷ (a − p).
  • Calcul : 58 500 ÷ (0,10 − 0,02) = 58 500 ÷ 0,08.
  • Résultat : 731 250 € HT.
  • Interprétation : en dessous de 731 250 € de CA, l’agent coûte moins cher ; au-dessus, c’est le salarié.

2. Coûts comparés

CA HT Agent (10 %) Salarié (58 500 + 2 %) Écart
620 000 € 62 000,00 € 70 900,00 € agent moins cher de 8 900,00 €
800 000 € 80 000,00 € 74 500,00 € salarié moins cher de 5 500,00 €

3. Graphique. La droite de l’agent part de 0 et monte de 10 000 € par tranche de 100 000 € de CA (coût proportionnel). La droite du salarié part de 58 500 € (coût fixe) et monte plus lentement (2 000 € par tranche de 100 000 €). Elles se croisent au seuil, 731 250 € de CA pour un coût de 73 125 € (0,10 × 731 250). À 1 000 000 € : agent 100 000 €, salarié 78 500 €.

4. Coût de sortie de l’agent installé

  • Moyenne des commissions = (54 000 + 58 000) ÷ 2 = 56 000 € ;
  • indemnité estimée (deux années) = 56 000 × 2 = 112 000 €, à laquelle s’ajoute le préavis de 3 mois (contrat de plus de deux ans).

5. Recommandation (exemple). Pour le Grand Est, je recommande de commencer avec un agent commercial. La première année, le CA prévu (620 000 €) est inférieur au seuil de 731 250 € : l’agent coûte 8 900 € de moins, et son coût suit les ventes, ce qui limite le risque sur un secteur nouveau. Le salarié ne deviendrait intéressant qu’à partir de 731 250 € de CA ; l’objectif de 800 000 € reste une hypothèse. En revanche, il faut mesurer deux limites : Atelier Morvan contrôlera moins l’activité d’un agent multicarte (pas de directives, priorités partagées avec d’autres marques), et s’en séparer plus tard coûtera cher (l’exemple de l’autre secteur montre une indemnité d’environ deux ans de commissions). Il faut donc soigner le choix de l’agent (clientèle de jardineries existante), fixer par écrit le secteur et la commission, et prévoir un point au bout de deux ans. Si le CA dépasse durablement 731 250 €, la question du salarié se reposera, en intégrant ce coût de sortie.

Piège

Le piège de la question 5

Ne recommande pas le salarié « parce qu’il sera moins cher à 800 000 € » : ce CA n’est qu’un objectif, et rien ne dit qu’un salarié l’atteindrait. Raisonne sur le CA probable, puis teste l’hypothèse haute.

Exercice 9

Lumea : mandataire ou acheteuse-revendeuse ?

Droit

Lumea, entreprise de vente directe de cosmétiques naturels, propose deux contrats à ses vendeuses à domicile.

  • Contrat mandataire : commission de 25 % du prix de vente HT.
  • Contrat acheteur-revendeur : la vendeuse achète les produits 28 € HT l’unité et les revend au prix maximum conseillé de 40 € HT.

Inès prévoit de vendre 600 produits par an (prix moyen 40 € HT).

  1. Calcule la rémunération annuelle d’Inès sous chaque statut, si elle vend exactement ce qu’elle a acheté.
  2. Inès, acheteuse-revendeuse, a commandé 650 produits et en vend 600 ; les 50 restants sont invendables. Calcule sa rémunération nette.
  3. Sous contrat mandataire, Inès gagnerait 6 000 € pour 600 produits vendus. Combien de produits devrait-elle vendre comme acheteuse-revendeuse pour gagner autant, sans invendus ? Avec 50 invendus ? Que conclus-tu ?
  4. Lumea peut-elle imposer à Inès un secteur géographique et un nombre minimal de réunions par semaine ? Justifie.
  5. On admet, pour simplifier, que 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale vaut 24 030 € chaque année. Inès a perçu 26 900 € en 2024, 25 400 € en 2025 et prévoit 27 000 € en 2026 ; sa collègue Romane 31 000 € en 2024, 22 500 € en 2025 et 30 000 € en 2026. Laquelle devra s’immatriculer, à partir de quand, et sur quel registre si elle est mandataire ?
  6. Tant qu’Inès n’est pas immatriculée, quel est son régime de sécurité sociale ? Qui déclare ses cotisations ?
Voir le corrigé détaillé

1. Rémunération pour 600 produits vendus, sans invendus

  • Mandataire : 600 × 40 × 25 % = 6 000 €.
  • Acheteuse-revendeuse : marge unitaire 40 − 28 = 12 € ; 600 × 12 = 7 200 €.

2. Avec 50 invendus : marge sur les ventes 7 200 € ; coût des invendus 50 × 28 = 1 400 € ; rémunération nette = 7 200 − 1 400 = 5 800 €, soit moins que sous contrat mandataire.

3. Équivalence

  • Sans invendus : 6 000 ÷ 12 = 500 produits.
  • Avec 50 invendus : (6 000 + 1 400) ÷ 12 = 616,67, soit 617 produits vendus.

Conclusion : le statut d’acheteuse-revendeuse rapporte plus si Inès écoule tout son stock ; il fait supporter à la vendeuse le risque commercial (invendus, avance de trésorerie). Pour une débutante qui ne connaît pas encore sa clientèle, le statut de mandataire est plus prudent.

4. Non. Le VDI est un travailleur indépendant, sans lien de subordination. L’entreprise ne peut pas lui imposer de secteur géographique ni lui donner de directives (comme un nombre minimal de réunions). Elle peut proposer des objectifs, des formations, des outils et des challenges (C. com., L135-1 et suivants, d’après la fiche entreprendre.service-public.gouv.fr du 19/06/2026, à jour au 14/10/2026).

5. Immatriculation (seuil retenu : 24 030 € chaque année)

Vendeuse 2024 2025 2026 Trois années consécutives au-dessus ?
Inès 26 900 € > seuil 25 400 € > seuil 27 000 € > seuil oui
Romane 31 000 € > seuil 22 500 € < seuil 30 000 € > seuil non (2025 interrompt la série)

Inès devra s’immatriculer à partir du 1er janvier 2027 (le 1er janvier qui suit les trois années civiles), au registre spécial des agents commerciaux (RSAC) si elle est mandataire (au RCS si elle était acheteuse-revendeuse). Romane n’y est pas tenue en 2027 ; il faudra vérifier les années 2026, 2027 et 2028.

6. Tant qu’elle n’est pas immatriculée, Inès est affiliée au régime général de la sécurité sociale, comme une salariée, alors qu’elle n’a pas de contrat de travail. C’est Lumea qui déclare et paie les cotisations chaque trimestre, selon un barème forfaitaire par tranches de rémunération.

Exercice 10

Dossier E6 : relancer les revendeurs inactifs avec un

Entraînement E6

Ce cas reprend le format de l’épreuve E6 : tu construis une fiche descriptive d’activité « réseau de distributeurs » à partir d’une expérience réelle vécue, puis tu prépares l’exposé de 10 minutes et l’entretien de 5 minutes (phase 1). L’épreuve ponctuelle n’a pas de temps de préparation : ce travail se fait avant, pendant la constitution du dossier.

Contexte. Tu es Maxence Quéré, alternant en BTS NDRC chez Solvane (articles culinaires, Andrézieux-Bouthéon, CA 2025 : 31,2 M€ HT). En septembre 2026, Olivier Massard t’a confié une mission auprès de Rémi Rabasse, agent commercial de Solvane en Auvergne-Rhône-Alpes : relancer les revendeurs indépendants inactifs du secteur.

Annexe 1 — Le sous-réseau des revendeurs indépendants (2025, réel)

  • Environ 230 revendeurs indépendants en France (quincailleries, magasins d’arts de la table, boutiques de cuisine), livrés directement par Solvane, sans grossiste ; CA 2025 : 2 900 000 € HT, inclus dans les 13 100 000 € HT du réseau de distributeurs.
  • 4 agents commerciaux multicartes, un par grande région, commissionnés à 8 % du CA HT encaissé sur leur secteur.
  • Secteur Auvergne-Rhône-Alpes : Rémi Rabasse, 63 ans, agent de Solvane depuis 2012, inscrit au RSAC, représente aussi une marque de linge de table ; 68 revendeurs ; CA HT 846 000 € en 2024 et 880 000 € en 2025.
  • Conditions de Solvane pour les revendeurs : franco de port à partir de 600 € HT de commande ; prix public conseillé (non imposé) de la cocotte 24 cm : 189 € TTC.

Annexe 2 — Situation du secteur au 31/08/2026

  • Revendeurs actifs (au moins une commande dans les 12 derniers mois) : 52 sur 68 ; 16 inactifs.
  • CA HT janvier-septembre 2026 du secteur : 652 000 € (janvier-septembre 2025 : 628 000 €).
  • Motifs d’inactivité relevés par Rémi : changement de gérant (4), stock de fonte jugé trop lent à écouler (6), concurrence d’une marque moins chère (3), oubli ou absence de visite depuis plus d’un an (3).

Annexe 3 — L’action menée (septembre-octobre 2026, réel)

  • Offre de réactivation : franco abaissé à 300 € HT pour la première commande, présentoir de comptoir « fonte » offert (coût pour Solvane : 85 € l’unité).
  • Du 7 au 11 septembre : 14 heures d’appels de Maxence aux 16 inactifs (coût horaire chargé de Maxence retenu par Solvane : 15 €) ; 10 rendez-vous obtenus.
  • Du 21 au 23 septembre : 3 jours de tournée de Maxence avec Rémi (journée de Maxence : 112,50 €) ; 9 visites réalisées.
  • Au 10 octobre : 5 revendeurs réactivés, commandes totales 7 400 € HT ; un présentoir remis à chacun.
  • Taux de marge brute retenu par Solvane sur ses ventes aux revendeurs : 40 % du prix de cession HT.
  • Rémi est commissionné normalement sur ces commandes. Les visites ne coûtent rien d’autre à Solvane.

Annexe 4 — Une question de la direction

Olivier Massard a étudié, pour 2027, le remplacement de Rémi par un commercial salarié : coût fixe annuel 66 000 € + prime de 1,5 % du CA HT ; objectif de CA visé avec un salarié 1 050 000 € HT ; indemnité de fin de contrat de l’agent estimée à 138 080 € (deux années de commissions, moyenne 2024-2025). Début octobre, Rémi a annoncé qu’il souhaitait cesser son activité fin 2027 et qu’il proposait de présenter un successeur à qui il céderait son contrat.

Travail à faire

La fiche descriptive

  1. Indique le type de réseau à cocher et le titre de la fiche. Renseigne la rubrique « Acteurs du réseau (y compris les clients) » en précisant le statut juridique de chaque acteur.
  2. Rédige la rubrique « Présentation générale du réseau » (8 à 10 lignes), avec des chiffres.
  3. Rédige la rubrique « Diagnostic du réseau » : calcule le taux de revendeurs actifs, l’évolution du CA janvier-septembre et le CA moyen par revendeur actif ; commente les motifs d’inactivité.
  4. Rédige la rubrique « Résultats » : taux d’obtention de rendez-vous, taux de réactivation, nouveau taux de revendeurs actifs, marge dégagée, coût complet de l’action, résultat et rentabilité. Que manque-t-il pour juger pleinement l’action ?
  5. Propose trois préconisations argumentées.

La préparation de l’oral

  1. Présente le plan minuté de ton exposé de 10 minutes.
  2. Prépare une réponse argumentée (5 à 8 lignes chacune) à ces trois questions du jury :
  1. « Pourquoi Solvane passe-t-elle par des agents commerciaux plutôt que par des salariés pour ces revendeurs ? » (appuie-toi sur l’annexe 4) ;

  2. « Que se passera-t-il pour Solvane quand M. Rabasse arrêtera ? » ;

  3. « Vous avez fixé vous-même les tournées de M. Rabasse pendant trois jours : n’est-ce pas un problème ? ».

Voir le corrigé détaillé

Exemple de réponses. À l’oral, l’exposé et l’entretien de la phase 1 durent 15 minutes au plus : la fiche sert d’appui, il ne faut pas la lire.

1. Identification et acteurs

  • Case à cocher : animation de réseau de distributeurs. Titre : « Relancer les revendeurs indépendants inactifs d’Auvergne-Rhône-Alpes ». Activité réelle vécue : oui (septembre-octobre 2026).
Acteur Rôle Statut juridique
Solvane SAS fabricant, tête de réseau société par actions simplifiée, PME de 168 salariés
Olivier Massard directeur commercial, commanditaire de la mission salarié de Solvane
Rémi Rabasse animateur du sous-réseau des revendeurs de la région agent commercial multicarte, mandataire indépendant inscrit au RSAC
68 revendeurs indépendants (dont 16 inactifs) distributeurs : achètent et revendent commerçants indépendants
Maxence Quéré relance téléphonique, préparation et accompagnement des visites alternant, salarié de Solvane
Clients des revendeurs clients finals particuliers

2. Présentation générale du réseau (exemple)

Le réseau de distributeurs est le premier canal de Solvane : 13,1 M€ HT en 2025, soit 41,99 % du CA. Il comprend la grande distribution (Hyperval), une enseigne spécialisée (Arts & Cuissons), 6 franchisés et un sous-réseau d’environ 230 revendeurs indépendants (quincailleries, magasins d’arts de la table, boutiques de cuisine), livrés directement par Solvane (canal court). Ce sous-réseau a réalisé 2,9 M€ HT en 2025 (22,14 % du réseau de distributeurs, 9,29 % du CA total). Il est animé par 4 agents commerciaux multicartes, commissionnés à 8 % du CA encaissé. En Auvergne-Rhône-Alpes, Rémi Rabasse suit 68 revendeurs pour 880 000 € HT en 2025 (+ 4,02 % sur 2024), soit 30,34 % du sous-réseau. Pour la fonte, Solvane pratique une distribution sélective : les revendeurs apportent le conseil et la proximité que la grande distribution n’offre pas.

3. Diagnostic du réseau

Indicateur Calcul Résultat
Taux de revendeurs actifs 52 ÷ 68 × 100 76,47 %
Évolution du CA janvier-septembre (652 000 − 628 000) ÷ 628 000 × 100 + 3,82 %
CA moyen par revendeur actif (janv.-sept.) 652 000 ÷ 52 12 538,46 €

Commentaire. Le secteur progresse (+ 3,82 %), mais près d’un revendeur sur quatre (16 sur 68) n’a rien commandé depuis un an : c’est un potentiel dormant. Les motifs sont de deux natures : certains relèvent de l’animation et peuvent être traités vite (oubli ou absence de visite : 3 ; changement de gérant : 4, à reconquérir comme un nouveau client) ; d’autres touchent à l’offre (fonte jugée trop lente à écouler : 6 ; concurrence moins chère : 3) et demandent des arguments et des outils (présentoir, petites quantités, rotation des références).

4. Résultats

Indicateur Calcul Résultat
Taux d’obtention de rendez-vous 10 ÷ 16 × 100 62,50 %
Taux de réactivation 5 ÷ 16 × 100 31,25 % (55,56 % des 9 visités)
Nouveau taux de revendeurs actifs 57 ÷ 68 × 100 83,82 % (+ 7,35 points)
Commande moyenne 7 400 ÷ 5 1 480,00 € HT
Marge brute dégagée 7 400 × 40 % 2 960,00 €

Coût complet de l’action :

Poste Calcul Montant
Appels de Maxence 14 × 15 210,00 €
Présentoirs 5 × 85 425,00 €
Journées de Maxence 3 × 112,50 337,50 €
Commission de Rémi 7 400 × 8 % 592,00 €
Total 1 564,50 €

Résultat = 2 960 − 1 564,50 = 1 395,50 € ; rentabilité = 1 395,50 ÷ 1 564,50 × 100 = 89,20 %.

Ce qui manque : les commandes futures des cinq revendeurs réactivés (le vrai gain est sur plusieurs années, si leur fidélité se confirme) ; le coût de livraison des commandes inférieures à 600 € permises par le franco abaissé ; et ce qui se serait passé sans l’action (certains revendeurs auraient-ils recommandé d’eux-mêmes ?). Il faudra suivre ces cinq comptes pendant douze mois.

5. Préconisations (exemples)

  1. Étendre l’action aux trois autres régions : même méthode (appels de qualification, visites groupées avec l’agent, offre de réactivation), avec un objectif chiffré (30 % de réactivation).
  2. Répondre au frein « fonte trop lente » : proposer aux revendeurs un assortiment réduit (deux tailles, trois coloris) avec présentoir et réassort rapide, et partager avec eux les ventes par référence.
  3. Prévenir l’inactivité : alerte dans le CRM quand un revendeur n’a pas commandé depuis six mois, et appel systématique à chaque changement de gérant.

6. Plan de l’exposé (10 minutes)

Durée Contenu
1 min Solvane, ses canaux, ma place d’alternant et la mission confiée
2 min le réseau des revendeurs indépendants : taille, poids, statuts (agents commerciaux, commerçants indépendants), place dans la stratégie sélective de la fonte
2 min diagnostic : 16 inactifs, motifs, enjeu
2 min démarche : offre de réactivation, appels, tournée avec M. Rabasse, outils (fichier CRM, guide d’appel, présentoir)
2 min résultats : 5 réactivations, 7 400 € HT, rentabilité 89,20 %, limites de la mesure
1 min analyse réflexive et préconisations

7. Réponses aux questions du jury

  1. Pourquoi des agents ? Le coût d’un agent est variable : il n’est payé que sur ce qu’il vend. En Auvergne-Rhône-Alpes, au CA 2025 de 880 000 €, l’agent coûte 70 400 € contre 79 200 € pour un salarié (66 000 + 1,5 % du CA) : 8 800 € de moins. Le salarié ne serait moins cher qu’au-delà de 1 015 384,62 € de CA. Même avec l’objectif de 1 050 000 €, l’économie (2 250 € par an) ne compenserait pas l’indemnité de fin de contrat de l’agent, estimée à 138 080 €. Enfin, un agent multicarte connaît déjà les revendeurs de sa région et leur présente plusieurs marques : c’est un atout pour des petits comptes.

  2. Au départ de M. Rabasse. S’il arrête en raison de son âge, l’indemnité de fin de contrat reste due par Solvane (environ 138 080 € selon l’estimation de la direction). S’il cède son contrat à un successeur que Solvane accepte, il n’a pas droit à l’indemnité à l’égard de Solvane : en général, c’est le successeur qui lui paie le prix de la cession, et la relation avec les 68 revendeurs continue sans rupture. C’est aussi le bon moment pour réétudier un salarié, puisque la principale objection (le coût de sortie) disparaîtrait si aucune indemnité n’était due. Solvane doit donc examiner le successeur proposé (expérience, clientèle, autres marques représentées) avant de répondre.

  3. Les tournées. M. Rabasse est un indépendant : Solvane ne peut pas lui imposer ses horaires ou ses tournées, sous peine de risque de requalification en contrat de travail. Ici, les trois jours ont été proposés et acceptés par lui, pour une action ponctuelle qui l’intéresse aussi (il touche sa commission sur les commandes). J’ai préparé les rendez-vous et le parcours, mais c’est lui qui a validé. Si Solvane voulait organiser régulièrement son planning, elle devrait choisir un commercial salarié.

Piège

Le piège de la question 7 c

Ne réponds pas « ce n’est pas grave, il est payé par Solvane ». Un agent est payé par commission, pas pour obéir. Montre au jury que tu connais la limite entre animer un indépendant et le diriger.

Prêt pour le quiz ?

10 questions pour vérifier que tout est acquis.

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