1. Organiser le travail d’une équipe commerciale
Un magasin ouvert soixante heures par semaine avec des salariés qui en font trente-cinq : voilà le casse-tête quotidien du manager. Pour le résoudre, il doit connaître les règles du droit du travail, savoir répartir les heures de chacun et décider dans quel ordre faire les tâches.
AMaison Opale à l’approche des soldes
Maison Opale est un magasin de décoration et de petit mobilier de 600 m², dans une zone commerciale près de Lille. Sofia, la responsable, encadre six vendeurs. Théo, alternant en BTS MCO, l’assiste. Le chiffre d’affaires annuel est de l’ordre de 2,2 millions d’euros hors taxes.
| Salarié | Poste | Contrat | Durée prévue au contrat |
|---|---|---|---|
| Sofia | responsable du magasin | CDI temps plein | 35 h par semaine |
| Inès, Hugo, Nadia, Bastien | vendeurs | CDI temps plein | 35 h par semaine |
| Chloé | vendeuse | CDI temps partiel | 28 h par semaine |
| Mehdi | vendeur | CDI temps partiel | 24 h par semaine |
| Théo | alternant (apprenti, 20 ans) | contrat d’apprentissage | 35 h par semaine, cours compris |
Les soldes d’hiver 2027 commencent le mercredi 6 janvier 2027 à 8 heures : un arrêté ministériel du 27 mai 2019 les fixe au deuxième mercredi de janvier, avancé au premier quand le deuxième tombe après le 12 (ici le 13). La semaine du 4 au 10 janvier sera la plus chargée de l’hiver. Sofia doit répondre à trois questions :
- Quelles règles respecter ? C’est le cadre légal (Parties 2 et 3).
- Qui travaille, quand ? C’est la planification (Parties 4 et 5).
- Dans quel ordre préparer l’opération ? C’est l’ordonnancement (Partie 6).
BPlanifier et ordonnancer : deux mots à distinguer
Planification et ordonnancement
- Planifier le travail, c’est répartir dans le temps la présence des salariés (jours, horaires, pauses, repos) pour que l’unité commerciale dispose du bon nombre de personnes au bon moment. Le résultat est un planning.
- Ordonnancer les tâches, c’est fixer l’ordre et les dates des tâches d’une activité ou d’un projet, en tenant compte de leurs durées et des liens entre elles (une tâche ne peut pas commencer avant qu’une autre soit finie). Le résultat est un calendrier des tâches : liste priorisée, diagramme de Gantt, réseau PERT.
Un planning est une décision de management : il doit être légal, efficace (assez de vendeurs aux heures d’affluence), économe (heures supplémentaires maîtrisées) et accepté par l’équipe (équité, prévisibilité).
2. Les sources du droit du travail
Avant de fixer un horaire, le manager doit savoir où trouver la règle. Le droit du travail ne tient pas dans un seul texte : il s’empile sur plusieurs étages, de l’Europe jusqu’au contrat de chaque salarié. Savoir lequel s’applique est la première compétence juridique du manager.
AUn droit à plusieurs étages
Le droit du travail
Ensemble des règles qui encadrent les relations entre employeurs et salariés du secteur privé : embauche, contrat, durée du travail, salaire, santé et sécurité, représentation du personnel, rupture du contrat. Sa raison d’être est de protéger le salarié, placé sous l’autorité de l’employeur (lien de subordination).
Trois familles de sources :
- Les sources étatiques et internationales. La Constitution et son Préambule de 1946 (liberté syndicale, droit de grève). Le droit international et européen : conventions de l’Organisation internationale du travail et droit de l’Union européenne. La directive 2003/88/CE du 4 novembre 2003 sur le temps de travail impose ainsi 11 heures de repos journalier, une pause au-delà de 6 heures de travail, 48 heures par semaine en moyenne au plus et quatre semaines de congés payés ; chaque État la transpose dans sa loi. Viennent ensuite la loi et les ordonnances (partie législative du Code du travail, articles L), puis les règlements : décrets et arrêtés qui précisent la loi (articles R et D).
- Les sources négociées. Les conventions et accords collectifs, signés par les représentants des employeurs et des salariés.
- Les sources propres à l’entreprise. Le règlement intérieur, les usages, les engagements unilatéraux de l’employeur et le contrat de travail.
La jurisprudence (chambre sociale de la Cour de cassation) précise l’application de ces textes.
Dans le Code du travail, L = loi (la règle), R et D = décrets (les modalités et les chiffres). Exemple : L3121-27 fixe la durée légale, D3121-24 le contingent d’heures supplémentaires.
BLes sources négociées : conventions et accords collectifs
Convention collective et accord collectif
Une convention collective est un texte négocié et signé par des syndicats de salariés représentatifs et des organisations d’employeurs (ou un employeur). Elle traite de l’ensemble des conditions d’emploi et de travail. Un accord collectif ne traite que d’un ou quelques sujets (par exemple le travail du dimanche).
Ces textes existent à plusieurs niveaux :
| Niveau | Qui négocie ? | Qui est concerné ? |
|---|---|---|
| Interprofessionnel | confédérations syndicales et patronales nationales | tous les secteurs |
| Branche | syndicats et organisations patronales d’un secteur | les entreprises adhérentes du secteur ou, après extension par arrêté du ministre du Travail, toutes celles du secteur |
| Entreprise ou établissement | l’employeur et les délégués syndicaux (modalités adaptées dans les petites entreprises) | les salariés de l’entreprise |
Chaque convention de branche porte un numéro IDCC (identifiant de la convention collective), qui figure sur le bulletin de paie.
Quelle convention collective pour Maison Opale ? — à jour au 14/10/2026
Article L2261-2 du Code du travail (en vigueur depuis le 1er mai 2008) : la convention collective applicable est celle dont relève l’activité principale exercée par l’employeur.
Ce que cela veut dire concrètement : on ne choisit pas sa convention : on regarde ce que l’entreprise fait principalement (en pratique, l’activité qui pèse le plus dans le chiffre d’affaires ou les effectifs). Deux conventions sont candidates pour Maison Opale (textes lus sur Légifrance) :
- IDCC 1517 : convention collective nationale des commerces de détail non alimentaires du 9 mai 2012. Son champ d’application, réécrit par un avenant du 14 mai 2025 (étendu, applicable au 1er janvier 2027), vise notamment l’équipement du foyer, « notamment les commerces d’articles et d’accessoires de décoration de la maison », les arts de la table, les jeux et jouets ;
- IDCC 1880 : convention collective nationale du négoce de l’ameublement du 31 mai 1995, pour les commerces dont l’activité principale est le meuble.
Hypothèse retenue : la décoration réalise environ les deux tiers du chiffre d’affaires de Maison Opale, le petit mobilier un tiers. Maison Opale relève donc, selon toute vraisemblance, de l’IDCC 1517. Si les meubles devenaient l’activité principale, ce serait l’IDCC 1880. En cas de litige, le juge tranche selon l’activité réellement exercée.
La convention fixe notamment classifications et salaires minima, et peut adapter les règles de durée du travail : Sofia la consulte avant tout planning. Exemple : l’accord de branche du 14 septembre 2021 (IDCC 1517, étendu) porte la limite des heures complémentaires au tiers du contrat (+ 10 % jusqu’au dixième, + 25 % au-delà), annoncées 7 jours calendaires à l’avance. Les exemples du chapitre appliquent les règles légales « à défaut d’accord » ; en entreprise, lis toujours ta convention.
CLes sources propres à l’entreprise
Le règlement intérieur.
Le règlement intérieur — à jour au 14/10/2026
Article L1311-2 du Code du travail (version en vigueur depuis le 1er janvier 2020) : le règlement intérieur est obligatoire dès 50 salariés, douze mois après le franchissement de ce seuil. Articles L1321-1 et L1321-2 : il fixe exclusivement les mesures de santé et de sécurité et les règles générales et permanentes de discipline, dont l’échelle des sanctions, et rappelle les droits de la défense, les règles sur le harcèlement et les agissements sexistes, et la protection des lanceurs d’alerte. Article L1321-3 : il ne peut contenir ni clause contraire aux lois et conventions, ni restriction aux libertés injustifiée ou disproportionnée, ni discrimination. Article L1321-4 (version en vigueur depuis le 28 mai 2026) : il est soumis à l’avis du comité social et économique, communiqué à l’inspecteur du travail et entre en vigueur au moins un mois après sa publicité.
Ce que cela veut dire concrètement : le règlement intérieur ne fixe ni les horaires ni les salaires. Avec 8 salariés, Maison Opale n’en a pas l’obligation. Une règle générale de sécurité (ne pas monter sur un meuble) passe par une note de service, soumise aux mêmes règles (article L1321-5).
Les usages et engagements unilatéraux. Un usage est une pratique générale, constante et fixe de l’employeur (une même prime versée chaque année à tous) : il devient obligatoire et ne se supprime qu’en prévenant salariés et représentants à l’avance. Un engagement unilatéral est une promesse écrite de l’employeur (une prime annoncée pour chaque période de soldes).
Le contrat de travail. Il fixe la situation individuelle du salarié (fonction, rémunération, durée du travail, répartition des heures pour un temps partiel). Modifier un élément essentiel du contrat suppose l’accord du salarié.
DHiérarchie des normes et principe de faveur
Que faire quand deux sources disent des choses différentes ? Deux principes permettent de trancher.
La hiérarchie des normes
Les règles de droit sont classées : une règle inférieure doit respecter les règles supérieures. Une convention collective ne peut pas contredire la loi dans ce qu’elle a d’impératif ; un contrat de travail ne peut pas priver le salarié des avantages de la convention collective.
Le principe de faveur
En droit du travail, quand plusieurs règles s’appliquent à une même situation, on retient en principe celle qui est la plus favorable au salarié. Une norme inférieure peut donc améliorer la protection prévue par une norme supérieure, mais pas la réduire.
Ordre public et principe de faveur — à jour au 14/10/2026
Article L2251-1 du Code du travail (en vigueur depuis le 1er mai 2008) : une convention ou un accord peut comporter des stipulations plus favorables aux salariés que la loi, mais ne peut pas déroger aux dispositions d’ordre public.
Article L2254-1 (en vigueur depuis le 1er mai 2008) : quand l’employeur est lié par une convention ou un accord, ses clauses s’appliquent aux contrats de travail, sauf stipulations plus favorables du contrat.
Ce que cela veut dire concrètement :
- la pause de 20 minutes après 6 heures de travail est d’ordre public : aucun accord ne peut la réduire à 15 minutes ; un accord peut en revanche prévoir une pause de 30 minutes (article L3121-17) ;
- si le contrat de travail de Nadia lui promet une prime plus élevée que celle de la convention collective, c’est le contrat qui s’applique.
Depuis la loi du 8 août 2016, la durée du travail est rangée en trois étages : l’ordre public (48 heures, pause, 11 heures de repos…), le champ de la négociation (taux de majoration, contingent…) et les règles supplétives, appliquées à défaut d’accord (25 % et 50 %, 220 heures…).
EDepuis 2017 : qui l’emporte, la branche ou l’entreprise ?
Longtemps, un accord d’entreprise ne pouvait qu’améliorer la convention de branche. L’ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017, ratifiée par la loi n° 2018-217 du 29 mars 2018, a changé la logique : dans de nombreux domaines, l’accord d’entreprise prime, même moins favorable. Le Code répartit les sujets en trois blocs.
| Bloc | Sujets | Qui l’emporte ? | Texte |
|---|---|---|---|
| Bloc 1 : la branche verrouille d’office | 13 matières, dont les salaires minima hiérarchiques, les classifications, l’égalité professionnelle femmes-hommes, certaines mesures sur la durée du travail (durée minimale du temps partiel, taux de majoration des heures complémentaires, compléments d’heures), les CDD et l’intérim, le renouvellement de la période d’essai | la branche, sauf si l’accord d’entreprise assure des garanties au moins équivalentes | article L2253-1 |
| Bloc 2 : la branche peut verrouiller | 4 matières : prévention des risques professionnels, insertion des travailleurs handicapés, délégués syndicaux, primes pour travaux dangereux ou insalubres | la branche si elle l’a expressément prévu, sauf garanties au moins équivalentes dans l’entreprise | article L2253-2 |
| Bloc 3 : tout le reste | par exemple le taux de majoration des heures supplémentaires, le contingent d’heures supplémentaires, les primes (ancienneté, treizième mois), l’aménagement du temps de travail | l’accord d’entreprise, qu’il soit conclu avant ou après la branche ; la branche ne s’applique qu’à défaut d’accord d’entreprise | article L2253-3 |
Exemple : branche 25 %, accord d’entreprise 10 % pour les heures supplémentaires : c’est 10 % (bloc 3), plancher légal respecté (L3121-33).
Trouver la règle applicable à une situation
- Identifier la question (une durée, un repos, une majoration, une prime…).
- Lire le Code du travail : la règle est-elle d’ordre public ? Si oui, elle s’applique quoi qu’il arrive (on ne peut que l’améliorer).
- Chercher un accord d’entreprise puis la convention de branche (IDCC de l’entreprise) ; repérer le bloc du sujet pour savoir lequel prime.
- À défaut d’accord, appliquer les dispositions supplétives du Code.
- Vérifier le contrat de travail (clause plus favorable ?) et dater sa vérification sur Légifrance.
Croire que le principe de faveur règle tout. Depuis 2017, entre la branche et l’entreprise, on ne cherche plus d’abord le plus favorable : on regarde le bloc. Le principe de faveur reste valable entre la loi d’ordre public et les accords, et entre l’accord et le contrat de travail.
FRepérer les dispositions légales selon le domaine de management
Chaque décision du manager a ses règles : ce chapitre détaille la planification, les suivants le reste.
| Domaine | Règle phare | Article du Code du travail | Chapitre |
|---|---|---|---|
| Planification | durées, repos, dimanche, temps partiel, heures supplémentaires | L3121-1 et suivants | B4-01 |
| Recrutement | pas de discrimination à l’embauche | L1132-1 | B4-02 |
| Rémunération et stimulation | SMIC ; égalité salariale femmes-hommes | L3231-2, L3221-2 | B4-04 |
| Formation | entretien de parcours professionnel la première année, puis tous les quatre ans | L6315-1 | B4-05 |
| Conflits | la grève ne justifie ni licenciement (sauf faute lourde) ni discrimination | L2511-1 | B4-06 |
| Risques psychosociaux et crises | protéger la santé physique et mentale des salariés | L4121-1 | B4-06 |
3. Les règles légales du temps de travail
Construire un planning, c’est d’abord respecter des limites chiffrées : combien d’heures par jour et par semaine, combien de repos, quels jours. Cette partie rassemble les règles dont le manager a besoin, vérifiées sur Légifrance le 14/10/2026.
ALe temps de travail effectif
Le temps de travail effectif — à jour au 14/10/2026
Article L3121-1 du Code du travail (en vigueur depuis le 10 août 2016) : la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.
Article L3121-2 : le temps de restauration et les pauses sont du temps de travail effectif seulement si ces trois critères sont réunis.
Ce que cela veut dire concrètement : la pause déjeuner pendant laquelle Inès sort faire ce qu’elle veut n’est pas du travail effectif. Si Sofia demande à un vendeur de déjeuner dans la réserve en restant joignable pour la caisse, elle le devient. La mise en place et le rangement sont du travail effectif.
Pour l’apprenti, le temps passé au centre de formation d’apprentis (CFA) est compris dans l’horaire de travail (article L6222-24) : une semaine avec 14 heures de cours, Théo ne travaille que 21 heures au magasin.
BDurée légale et durées maximales
La durée légale n’est pas un maximum : c’est le seuil des heures supplémentaires. Les durées maximales sont des plafonds.
| Règle | Contenu | Article du Code du travail |
|---|---|---|
| Durée légale | 35 heures de travail effectif par semaine pour un temps complet | L3121-27 |
| Semaine de référence | du lundi 0 heure au dimanche 24 heures, sauf accord fixant une autre période de sept jours | L3121-35 et L3121-32 |
| Durée maximale quotidienne | 10 heures de travail effectif, sauf dérogation de l’inspecteur du travail, urgence, ou accord collectif (jusqu’à 12 heures, en cas d’activité accrue ou pour des motifs d’organisation) | L3121-18 et L3121-19 |
| Durée maximale hebdomadaire absolue | 48 heures au cours d’une même semaine ; jusqu’à 60 heures sur autorisation de l’administration en cas de circonstances exceptionnelles | L3121-20 et L3121-21 |
| Durée maximale hebdomadaire moyenne | 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives ; un accord peut porter cette moyenne à 46 heures | L3121-22 et L3121-23 |
Retiens le trio 35 – 10 – 48 : seuil des heures supplémentaires, plafond par jour, plafond absolu par semaine.
CLes temps de repos
Pause, repos quotidien, repos hebdomadaire — à jour au 14/10/2026
- Pause — article L3121-16 (en vigueur depuis le 10 août 2016) : dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d’une pause d’au moins 20 minutes consécutives. Un accord peut prévoir plus (article L3121-17).
- Repos quotidien — article L3131-1 (en vigueur depuis le 10 août 2016) : au moins 11 heures consécutives de repos entre deux journées, sauf dérogations prévues par accord ou en cas d’urgence.
- Six jours au plus — article L3132-1 (en vigueur depuis le 1er mai 2008) : il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine.
- Repos hebdomadaire — article L3132-2 : au moins 24 heures consécutives, auxquelles s’ajoutent les 11 heures de repos quotidien, soit 35 heures consécutives.
- Le dimanche — article L3132-3 (en vigueur depuis le 12 août 2009) : « dans l’intérêt des salariés », le repos hebdomadaire est donné le dimanche.
Ce que cela veut dire concrètement : dès que la journée compte six heures de travail effectif, la pause est due. En pratique, place-la au plus tard au moment où le salarié atteint six heures de travail d’affilée : une pause rejetée en fin de journée ne joue plus son rôle. En cas de litige, c’est à l’employeur de prouver qu’il a accordé les pauses (Cour de cassation, chambre sociale, 20 février 2013, n° 11-21.599). Le repos de 11 heures limite l’enchaînement « fermeture tardive, ouverture matinale ». Et un salarié qui travaille du lundi au samedi doit avoir au moins 35 heures de repos d’affilée, en pratique du samedi soir au lundi matin.
Sofia peut-elle ouvrir le magasin à 7 h 30 le premier jour des soldes ?
Le mardi 5 janvier, Sofia dirige l’installation des soldes jusqu’à 21 heures. Le lendemain, l’équipe d’ouverture arrive à 7 h 30.
- Données : fin de travail le mardi à 21 h ; repos quotidien minimal de 11 heures.
- Calcul : 21 h + 11 h = 32 h, soit 8 heures le mercredi.
- Résultat : Sofia ne peut pas reprendre avant 8 h, donc pas ouvrir à 7 h 30.
- Interprétation : l’ouverture revient à des salariés qui n’ont pas travaillé tard la veille ; deux journées consécutives se planifient ensemble.
DLe travail du dimanche dans le commerce de détail
Le principe est le repos dominical. La loi prévoit des dérogations : des exceptions qui permettent d’employer des salariés le dimanche en leur donnant leur repos un autre jour (repos « par roulement »), chacune avec ses conditions et ses contreparties.
| Dérogation | Qui ? | Conditions et contreparties | Articles |
|---|---|---|---|
| De droit, permanente | catégories listées par décret : commerce de détail d’ameublement, bricolage, jardineries, tabac, hôtels-cafés-restaurants… | aucune autorisation ; repos par roulement ; contreparties éventuelles de la convention collective | L3132-12 et R3132-5 |
| Commerce alimentaire | supermarchés, épiceries, boulangeries… | ouverture jusqu’à 13 h ; repos compensateur ; + 30 % au moins au-delà d’un seuil de surface | L3132-13 |
| Zones touristiques et commerciales | commerces situés dans une zone délimitée par l’administration | accord collectif fixant des contreparties (moins de 11 salariés : approbation de la majorité des salariés consultés) ; volontariat écrit | L3132-25 à L3132-25-4 |
| Dimanches du maire | tout commerce de détail fermé normalement le dimanche | 12 dimanches au plus par an ; salaire au moins double ; repos compensateur ; volontariat écrit | L3132-26 à L3132-27-1 |
| Autorisation du préfet | établissement dont la fermeture le dimanche nuirait au public ou à son fonctionnement | accord collectif ou décision de l’employeur approuvée par référendum ; à défaut d’accord, salaire double et repos compensateur ; volontariat écrit | L3132-20, L3132-25-3 et L3132-25-4 |
Les dimanches du maire — à jour au 14/10/2026
Article L3132-26 (version en vigueur depuis le 10 août 2016) : dans les commerces de détail où le repos a normalement lieu le dimanche, ce repos peut être supprimé les dimanches désignés par le maire, après avis du conseil municipal, dans la limite de douze par année civile. La liste est arrêtée avant le 31 décembre pour l’année suivante. Au-delà de cinq dimanches, il faut l’avis conforme de l’intercommunalité.
Article L3132-27 (en vigueur depuis le 12 août 2009) : chaque salarié privé de repos dominical perçoit une rémunération au moins égale au double de la rémunération normalement due pour une durée équivalente, ainsi qu’un repos compensateur équivalent en temps, accordé collectivement ou par roulement dans la quinzaine qui précède ou qui suit.
Article L3132-27-1, qui renvoie au premier alinéa de l’article L3132-25-4 : seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit peuvent travailler ces dimanches. Le refus de travailler le dimanche ne peut motiver ni un refus d’embauche, ni une sanction, ni un licenciement.
Ce que cela veut dire concrètement pour Maison Opale : magasin de décoration, elle ne bénéficie pas de la dérogation permanente de l’ameublement. Elle ouvre le dimanche 10 janvier 2027 parce que le maire l’a inscrit sur sa liste 2027 (hypothèse retenue). Sofia ne fait travailler que des volontaires écrits, paie au moins le double et accorde un repos compensateur.
Penser qu’un magasin qui vend « un peu de meubles » peut ouvrir tous les dimanches. La dérogation permanente vise les commerces de détail d’ameublement : c’est l’activité réellement exercée qui compte.
ELes jours fériés
Les jours fériés — à jour au 14/10/2026
Article L3133-1 : onze jours fériés (1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre).
- Seul le 1er mai est obligatoirement chômé (L3133-4), sans baisse de salaire (L3133-5) ; là où le travail ne peut pas s’interrompre, le salarié qui travaille le 1er mai reçoit une indemnité égale à son salaire, soit un salaire doublé (L3133-6).
- Les autres jours fériés sont chômés si un accord d’entreprise ou, à défaut, de branche le prévoit (L3133-3-1) ; à défaut d’accord, l’employeur fixe les jours fériés chômés (L3133-3-2). Leur chômage n’entraîne aucune perte de salaire après trois mois d’ancienneté (L3133-3).
- La journée de solidarité est une journée de travail non rémunérée, de 7 heures au plus pour un temps plein (L3133-7 et L3133-8).
Ce que cela veut dire concrètement : la semaine des soldes ne compte aucun jour férié (le 1er janvier 2027 est le vendredi précédent). Pour la semaine de l’Ascension, Sofia doit savoir si ce jour est chômé chez Maison Opale.
FLe temps partiel
Le salarié à temps partiel
Salarié dont la durée du travail est inférieure à la durée légale (35 heures par semaine) ou à la durée conventionnelle si elle est plus courte, ou à leurs équivalents mensuel ou annuel (1 607 heures par an) — article L3123-1.
Il sert à renforcer les heures d’affluence et il est encadré pour éviter des horaires éclatés.
| Règle | Contenu | Article |
|---|---|---|
| Contrat écrit | qualification, rémunération, durée, répartition entre les jours de la semaine, cas de modification, communication des horaires, limites des heures complémentaires | L3123-6 |
| Durée minimale | 24 heures par semaine, sauf accord de branche étendu ; moins à la demande écrite et motivée du salarié, et de droit pour un étudiant de moins de 26 ans qui le demande | L3123-27, L3123-7 et L3123-19 |
| Heures complémentaires | heures faites au-delà de la durée du contrat ; au plus 1/10 de la durée prévue au contrat, ou jusqu’au 1/3 si un accord le prévoit ; elles ne peuvent jamais porter la durée au niveau de 35 heures | L3123-28, L3123-20 et L3123-9 |
| Majoration | à défaut d’accord : 10 % pour chaque heure dans la limite du 1/10, 25 % entre le 1/10 et le 1/3 ; un accord de branche étendu peut fixer un autre taux, jamais inférieur à 10 % | L3123-8, L3123-29 et L3123-21 |
| Coupures | à défaut d’accord : une seule interruption par jour, et pas plus de 2 heures | L3123-30 |
| Délai de prévenance | à défaut d’accord : toute modification de la répartition des heures est notifiée au moins 7 jours ouvrés à l’avance (jours ouvrés : jours normalement travaillés dans l’entreprise, hors repos hebdomadaire et jours fériés chômés) | L3123-11 et L3123-31 |
| Compléments d’heures | un accord de branche étendu peut permettre d’augmenter temporairement la durée par avenant (8 par an au plus, hors remplacement d’un absent) | L3123-22 |
Combien d'heures complémentaires pour Chloé et Mehdi ?
- Formule : limite = durée du contrat × 1/10 (à défaut d’accord).
- Chloé : 28 × 1/10 = 2,8 heures (2 h 48 min). Mehdi : 24 × 1/10 = 2,4 heures (2 h 24 min).
- Interprétation : avec la règle légale, la marge est faible ; au-delà, il faut un accord, un avenant de complément d’heures si la branche le prévoit, ou un renfort. Avec l’accord de branche de l’IDCC 1517 (limite du tiers), la limite passerait à 28 ÷ 3 ≈ 9,33 heures pour Chloé et 24 ÷ 3 = 8 heures pour Mehdi.
Confondre heures complémentaires (salarié à temps partiel, au-delà de son contrat) et heures supplémentaires (salarié, en principe à temps plein, au-delà de 35 heures). Les limites et les majorations ne sont pas les mêmes.
GLes heures supplémentaires et leurs majorations
Les heures supplémentaires — à jour au 14/10/2026
- Définition — article L3121-28 : toute heure accomplie au-delà de la durée légale hebdomadaire est une heure supplémentaire ; elle ouvre droit à une majoration de salaire ou, le cas échéant, à un repos compensateur équivalent.
- Décompte — article L3121-29 : les heures supplémentaires se décomptent par semaine. On ne compense pas une semaine de 39 heures par une semaine de 31 heures, sauf aménagement du temps de travail sur une période plus longue organisé par accord (jusqu’à un an, ou trois ans si la branche l’autorise) ou, sans accord, par l’employeur sur neuf semaines au plus dans les entreprises de moins de 50 salariés et quatre semaines au-delà (articles L3121-41, L3121-44 et L3121-45).
- Taux — article L3121-33 : un accord d’entreprise ou, à défaut, de branche fixe le taux, au moins 10 %. À défaut d’accord — article L3121-36 : + 25 % pour chacune des huit premières heures supplémentaires de la semaine (de la 36e à la 43e heure), + 50 % au-delà (à partir de la 44e).
- Contingent annuel — articles L3121-30 et D3121-24 : à défaut d’accord, 220 heures par salarié et par an. Au-delà, chaque heure ouvre droit en plus à une contrepartie obligatoire en repos : à défaut d’accord, 50 % des heures dans les entreprises de 20 salariés au plus, 100 % au-delà (article L3121-38).
Ce que cela veut dire concrètement : l’employeur décide des heures supplémentaires, les paie majorées (ou les remplace par du repos si un accord le prévoit) et reste dans les durées maximales.
Calculer la rémunération des heures supplémentaires
- Totaliser les heures de travail effectif de la semaine, pauses non comptées, et retrancher 35 heures.
- Répartir : huit premières heures à + 25 %, les suivantes à + 50 % (sauf accord).
- Calculer : heures × taux horaire × (1 + majoration).
- Vérifier les 10 heures par jour, les 48 heures par semaine et le contingent annuel.
Une semaine de 45 heures
Un vendeur payé 13,00 € brut de l’heure fait 45 heures dans la semaine.
- Heures supplémentaires : 45 − 35 = 10 heures.
- Répartition : 8 heures à + 25 % et 2 heures à + 50 %.
- Calcul : 8 × 13,00 × 1,25 = 130,00 € ; 2 × 13,00 × 1,50 = 39,00 €.
- Résultat : les heures supplémentaires lui rapportent 169,00 € brut en plus de son salaire de base de 35 heures (35 × 13,00 = 455,00 €).
- Interprétation : ces 10 heures coûtent 39,00 € de plus que 10 heures normales (130,00 €), hors cotisations. Des heures supplémentaires régulières signalent qu’il faut revoir l’organisation ou l’effectif.
HAfficher et décompter les horaires
L’employeur affiche les heures de début et de fin de travail et des repos (article L3171-1). Quand les salariés n’ont pas tous le même horaire collectif, comme dans un magasin à planning individualisé, il décompte les heures de chacun : enregistrement quotidien et récapitulatif hebdomadaire (articles L3171-2 et D3171-8), par badgeuse, logiciel ou feuille d’émargement signée.
4. Planifier le travail de l’équipe
Planifier, c’est faire coïncider deux courbes : celle des besoins du magasin, qui monte et descend avec la clientèle, et celle de la présence des salariés, limitée par leurs contrats et par le droit. Cette partie présente les contraintes, les types de planning et les outils, avant la méthode.
ALes contraintes à concilier
Un planning doit satisfaire quatre familles de contraintes en même temps.
| Famille | Exemples |
|---|---|
| Légales | 35 heures, 10 heures par jour, 48 heures par semaine, pause, repos quotidien et hebdomadaire, six jours au plus, dimanche et jours fériés, temps partiel, affichage |
| Conventionnelles et contractuelles | règles de la convention collective et des accords (majorations, délais de prévenance), contrat de chaque salarié (durée, répartition des heures d’un temps partiel), jours de CFA de l’alternant |
| Commerciales | couvrir l’amplitude d’ouverture (mise en place et fermeture comprises), renforcer les pics de fréquentation (samedi, fin de journée, soldes, fêtes), assurer les tâches hors vente (réception, inventaire, click and collect, caisse) |
| Managériales et humaines | compétences (caisse, ouverture), polyvalence, équité (fermetures et samedis répartis), souhaits des salariés, congés et absences, formation, coût salarial |
Amplitude et pic de fréquentation
- L’amplitude d’ouverture est la durée entre l’heure d’ouverture et l’heure de fermeture du magasin (par exemple 10 h – 19 h, soit 9 heures). L’amplitude de travail de l’équipe est plus large : il faut ajouter la mise en place et la fermeture.
- Un pic de fréquentation est une période où l’affluence est nettement supérieure à la moyenne : le samedi après-midi, la sortie des bureaux, le premier jour des soldes.
Couvrir l’amplitude avec des salariés à 35 heures impose de décaler les horaires (équipe du matin, du soir, horaires « de milieu » qui se chevauchent aux heures de pointe). Les temps partiels renforcent les pics sans heures inutiles aux heures creuses.
BLes types de planning
| Type | Principe | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|
| Fixe | les mêmes horaires chaque semaine | simple, prévisible | ne suit pas les variations de l’activité |
| Cyclique (par roulement) | un cycle de plusieurs semaines qui se répète ; chacun passe par toutes les positions | équitable (fermetures et samedis partagés), prévisible | peu souple face à l’imprévu |
| Variable | horaires fixés semaine par semaine selon les besoins | colle à l’activité (soldes, fêtes) | moins prévisible ; délais de prévenance à respecter |
| Annualisé ou modulé | la durée varie selon les périodes et se compense sur une période plus longue | absorbe la saisonnalité sans heures supplémentaires | suppose un accord collectif (sans accord : neuf semaines au plus dans les entreprises de moins de 50 salariés, quatre au-delà) |
On distingue aussi le planning de présence (qui est là) et le planning d’activités (qui fait quoi : caisse, accueil, réserve), le planning collectif et individuel, et les horizons annuel (congés, temps forts), mensuel, hebdomadaire (le plus utilisé en magasin) et journalier.
CLes outils de planification et de suivi
| Outil | Usage | Point fort | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Planning papier ou mural | afficher la semaine en salle de pause | visible par tous | mises à jour lourdes, aucun contrôle |
| Tableur | construire le planning, totaliser les heures | calculs automatiques | erreurs de formule |
| Logiciel de planification | générer les plannings à partir des prévisions, alerter sur les règles, publier sur l’application des salariés | gain de temps, contrôle des règles | coût ; paramétrage des règles conventionnelles |
| Badgeuse ou pointage | enregistrer les heures réelles | preuve du temps de travail, base de la paie | protection des données personnelles |
Pour suivre le planning, le manager compare prévu et réalisé et suit quelques indicateurs : taux de couverture des besoins (heures de présence ÷ heures nécessaires), heures supplémentaires et complémentaires, absentéisme, chiffre d’affaires par heure travaillée (chapitre B4-07).
DLa méthode : construire un planning en six étapes
Construire un planning hebdomadaire
- Mesurer les besoins par tranche horaire : à partir de la fréquentation prévue (comptage des entrées des semaines comparables), d’une norme de service (nombre de clients qu’un vendeur peut accueillir par heure) et des tâches hors vente (mise en place, réception, installation). Résultat : un nombre de personnes nécessaires pour chaque tranche, et un total en heures-personne.
- Mesurer la capacité : heures prévues aux contrats, absences et congés, jours de CFA de l’alternant, heures supplémentaires et complémentaires possibles.
- Comparer besoins et capacité. S’il manque des heures : heures supplémentaires ou complémentaires, compléments d’heures, renfort (contrat court, intérim). S’il en reste : formation, inventaire, récupération d’heures.
- Affecter chaque salarié jour par jour : d’abord les postes contraints (ouverture, fermeture, dimanche avec des volontaires), puis les pics, puis le reste, en plaçant les pauses aux heures les moins chargées.
- Contrôler chaque ligne et chaque colonne : durées maximales, pauses, repos, jours travaillés, règles du temps partiel, du dimanche, et couverture des besoins.
- Communiquer et suivre : afficher et transmettre le planning dans les délais (au moins 7 jours ouvrés pour une modification de la répartition des heures d’un temps partiel, à défaut d’accord), puis comparer le prévu et le réalisé.
L'heure-personne
Unité qui mesure une quantité de travail : une heure de travail d’une personne. Trois vendeurs présents pendant deux heures représentent 3 × 2 = 6 heures-personne. Elle permet de comparer le besoin du magasin et les heures des contrats.
5. Le fil rouge : le planning de la semaine des soldes
Sofia applique la méthode à la semaine du lundi 4 au dimanche 10 janvier 2027. Tu vas suivre chaque étape, du comptage des clients au calcul des majorations.
AÉtape 1 — Mesurer les besoins
Horaires d’ouverture : lundi et mardi 10 h – 19 h (le mardi, installation des soldes de 19 h à 21 h) ; mercredi 6, premier jour des soldes, 8 h – 20 h ; jeudi 10 h – 19 h 30 ; vendredi 10 h – 20 h ; samedi 9 h 30 – 20 h ; dimanche 10 (dimanche du maire) 11 h – 18 h. Une mise en place d’une demi-heure précède chaque ouverture.
Elle prévoit la fréquentation à partir du compteur d’entrées des soldes de l’année précédente, puis applique une norme de service : un vendeur peut accueillir et conseiller environ 20 entrées par heure pendant les soldes. Elle garde au moins deux personnes en permanence, pour la sécurité et pour tenir la caisse et la surface de vente.
Du nombre d'entrées au nombre de vendeurs
- Formule : personnes nécessaires = entrées prévues par heure ÷ 20, arrondi à l’unité supérieure, avec un minimum de 2.
- Exemple : le samedi entre 14 h et 18 h, Sofia prévoit 115 entrées par heure : 115 ÷ 20 = 5,75, arrondi à 6 personnes.
| Jour | Tranche (entrées prévues par heure → personnes) |
|---|---|
| Lundi | 9 h 30 – 14 h : 30 → 2 ; 14 h – 17 h 30 : 50 → 3 ; 17 h 30 – 19 h : 35 → 2 |
| Mardi | 9 h 30 – 14 h : 30 → 2 ; 14 h – 19 h : 45 → 3 ; installation 19 h – 21 h : 4 |
| Mercredi | mise en place 7 h 30 – 8 h : 4 ; 8 h – 9 h : 90 → 5 ; 9 h – 12 h : 115 → 6 ; 12 h – 18 h : 95 → 5 ; 18 h – 19 h : 75 → 4 ; 19 h – 20 h : 50 → 3 |
| Jeudi | mise en place : 2 ; 10 h – 17 h : 55 → 3 ; 17 h – 19 h 30 : 70 → 4 |
| Vendredi | mise en place : 2 ; 10 h – 14 h : 55 → 3 ; 14 h – 17 h : 75 → 4 ; 17 h – 20 h : 95 → 5 |
| Samedi | mise en place 9 h – 9 h 30 : 3 ; 9 h 30 – 14 h : 95 → 5 ; 14 h – 18 h : 115 → 6 ; 18 h – 20 h : 90 → 5 |
| Dimanche | mise en place 10 h 30 – 11 h : 2 ; 11 h – 18 h : 60 → 3 |
- Total (personnes × durée de chaque tranche) : lundi 22,5 ; mardi 32 ; mercredi 62 ; jeudi 32 ; vendredi 40 ; samedi 58 ; dimanche 22, soit 268,5 heures-personne sur la semaine.
BÉtape 2 — Comparer besoins et capacité
Les heures disponibles
- Capacité contractuelle : 6 personnes à 35 heures (Sofia, les quatre vendeurs à temps plein, Théo) = 210 heures ; Chloé 28 heures ; Mehdi 24 heures. Total : 262 heures.
- Écart : 268,5 − 262 = 6,5 heures-personne manquantes, au minimum.
- Interprétation : l’écart réel sera un peu plus grand, car horaires et besoins ne s’emboîtent jamais parfaitement. Quelques heures supplémentaires et les heures complémentaires de Chloé (2,8 h au plus) et de Mehdi (2,4 h au plus) suffisent : pas besoin de renfort.
Sofia fixe aussi les postes contraints :
- le dimanche : seuls des volontaires écrits ; Hugo, Nadia, Chloé et Mehdi ont signé leur accord ; Sofia, Inès et Bastien préfèrent ne pas travailler ce dimanche, et Théo non plus ;
- le mardi soir : Sofia dirige l’installation, donc elle ne peut pas ouvrir le mercredi à 7 h 30 (voir Partie 3) ; l’ouverture du mercredi est confiée à des salariés qui n’ont pas travaillé le mardi soir ;
- Théo ne fait pas d’heures supplémentaires : sa semaine est consacrée à la découverte du pilotage des soldes, à 35 heures ;
- personne ne travaille plus de cinq jours dans la semaine, pour garder un rythme soutenable pendant cette période chargée.
CÉtape 3 — Le planning de la semaine
| Salarié | Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim | Total | Écart avec le contrat |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sofia | 6 | 6 | 10 | 6 | — | 7 | — | 35 | 0 |
| Inès | — | — | 8,5 | 8,5 | 9 | 9,5 | — | 35,5 | + 0,5 h supplémentaire |
| Hugo | — | 6 | 6 | — | 9,5 | 7 | 6,5 | 35 | 0 |
| Nadia | — | — | 9,5 | — | 9,5 | 10 | 7 | 36 | + 1 h supplémentaire |
| Bastien | 8,5 | 6,5 | 8 | 9 | 6 | — | — | 38 | + 3 h supplémentaires |
| Théo | — | 7 | 6 | 9 | 6,5 | 6,5 | — | 35 | 0 |
| Chloé | 4 | 4 | 10 | — | — | 8 | 4,5 | 30,5 | + 2,5 h complémentaires |
| Mehdi | 4 | 4 | 4 | — | — | 10 | 4 | 26 | + 2 h complémentaires |
| Total | 271 | + 9 |
Sofia a placé d’abord les postes les plus contraints : le dimanche (volontaires), puis le mardi soir et le mercredi, puis les pics du vendredi et du samedi, enfin le lundi et le jeudi. Remplir le planning du lundi au dimanche dans l’ordre fait découvrir trop tard les blocages. Les pauses alternent pour qu’il reste toujours assez de monde en surface de vente.
DÉtape 4 — Contrôler la conformité
| Règle | Vérification | Résultat |
|---|---|---|
| 10 heures par jour au plus | maximum : 10 heures (Sofia et Chloé le mercredi, Nadia et Mehdi le samedi) | conforme |
| Pause de 20 minutes dès 6 heures | chaque journée de 6 heures ou plus a une pause de 30 minutes ou 1 heure | conforme |
| 11 heures de repos quotidien | cas le plus serré : Sofia, fin mardi 21 h, reprise mercredi 8 h | conforme, de justesse |
| 6 jours au plus et 35 heures de repos consécutives | 5 jours au plus ; par exemple Hugo, repos du mercredi 14 h au vendredi 9 h 30 (43 h 30) | conforme |
| 48 heures par semaine | maximum : Bastien, 38 heures | conforme |
| Dimanche du maire | quatre volontaires écrits ; salaire doublé ; repos compensateur à planifier dans la quinzaine | conforme |
| Temps partiel | heures complémentaires : Chloé 2,5 h (limite 2,8 h), Mehdi 2 h (limite 2,4 h) ; une coupure d’une heure au plus ; planning remis le 15 décembre 2026, plus de 7 jours ouvrés avant | conforme |
| Apprenti | Théo : 35 heures, sans heure supplémentaire, pas de CFA cette semaine | conforme |
EÉtape 5 — Calculer le coût des heures en plus
Les vendeurs sont payés 13,00 € brut de l’heure (hypothèse). Sofia calcule ce que la semaine coûte en plus des salaires de base, avec les taux légaux « à défaut d’accord » (méthode du chapitre : chaque majoration est calculée sur le taux horaire normal).
Heures supplémentaires, complémentaires et dimanche
| Salarié | Heures en plus | Calcul | Montant | Dimanche (supplément de 100 %) | Total en plus |
|---|---|---|---|---|---|
| Inès | 0,5 h supplémentaire | 0,5 × 13,00 × 1,25 | 8,13 € | — | 8,13 € |
| Hugo | — | — | — | 6,5 × 13,00 = 84,50 € | 84,50 € |
| Nadia | 1 h supplémentaire | 1 × 13,00 × 1,25 | 16,25 € | 7 × 13,00 = 91,00 € | 107,25 € |
| Bastien | 3 h supplémentaires | 3 × 13,00 × 1,25 | 48,75 € | — | 48,75 € |
| Chloé | 2,5 h complémentaires | 2,5 × 13,00 × 1,10 | 35,75 € | 4,5 × 13,00 = 58,50 € | 94,25 € |
| Mehdi | 2 h complémentaires | 2 × 13,00 × 1,10 | 28,60 € | 4 × 13,00 = 52,00 € | 80,60 € |
| Total | 423,48 € |
Lecture. Les heures du dimanche sont déjà dans le salaire normal : le doublement ajoute 100 %. Nadia : 455,00 € de base + 16,25 € + 91,00 € = 562,25 € brut.
Les deux majorations n’ont pas la même cause : le dépassement de 35 heures d’un côté, le travail un dimanche de l’autre. On les additionne donc, sauf si la convention collective règle autrement leur articulation (certaines prévoient de n’appliquer que la plus favorable) : vérifie toujours ce point. Montants bruts, hors cotisations patronales.
Les quatre volontaires du dimanche ont aussi droit à un repos compensateur de même durée (6 h 30 pour Hugo, 7 h pour Nadia, 4 h 30 pour Chloé, 4 h pour Mehdi), que Sofia place dès maintenant dans la quinzaine qui suit.
FÉtape 6 — Communiquer et suivre
Le planning est affiché et transmis à chacun le 15 décembre. Sofia l’explique en réunion (répartition des fermetures et des samedis, règles d’échange). Pendant la semaine, elle suit la couverture réelle.
Ce que Sofia lit sur le graphique du mercredi
- La présence suit le besoin sans aucune marge : de 9 h à 12 h, six personnes sont présentes pour un besoin de six. Si un vendeur est absent, le magasin est en sous-effectif à l’heure la plus chargée.
- Sofia prévoit donc un plan B : Hugo, qui termine à 14 h, peut prolonger jusqu’à 17 h si un collègue manque (9 heures dans la journée, 3 heures supplémentaires dans la semaine) ; Théo peut rester en surface de vente.
- Le soir, elle compare les heures réellement faites (badgeuse) au planning, pour la paie et le bilan des soldes.
6. Ordonnancer les tâches
Préparer des soldes, c’est une série de tâches qui dépendent les unes des autres. Les faire « dans l’ordre où elles viennent » mène au retard. Le manager dispose de techniques simples pour les hiérarchiser, les placer dans le temps et repérer celles qui ne peuvent pas prendre de retard.
ALister les tâches et les hiérarchiser
La liste de tâches (to-do list) recense tout ce qu’il y a à faire, avec responsable, durée estimée et échéance. Elle évite les oublis, sans dire par quoi commencer : c’est le rôle de la matrice d’Eisenhower.
La matrice d'Eisenhower
Outil de priorisation qui classe chaque tâche selon deux critères :
- l’importance : la tâche contribue-t-elle aux objectifs du magasin ou de l’équipe ?
- l’urgence : la tâche doit-elle être faite tout de suite, faute de quoi il y aura un problème ?
On obtient quatre catégories, chacune associée à une décision.
| Urgent | Pas urgent | |
|---|---|---|
| Important | 1. Faire tout de suite, soi-même | 2. Planifier : fixer une date et s’y tenir |
| Pas important | 3. Déléguer à un membre de l’équipe | 4. Abandonner ou reporter |
Le lundi 4 janvier de Sofia
| Tâche | Important ? | Urgent ? | Case | Décision |
|---|---|---|---|---|
| Remplacer Bastien, qui vient d’appeler : il est malade | oui | oui | 1 | Sofia s’en occupe immédiatement |
| Vérifier les prix soldés chargés en caisse avant mercredi 8 h | oui | oui | 1 | contrôle par Sofia dans la matinée |
| Préparer l’entretien annuel de Chloé, fin janvier | oui | non | 2 | bloquer deux heures le 18 janvier |
| Réapprovisionner les sacs et le papier cadeau en caisse | non | oui | 3 | déléguer à Théo |
| Trier l’ancienne documentation des fournisseurs | non | non | 4 | reporter après les soldes |
Passer ses journées dans la case 1. Un manager qui ne fait que l’urgent est en retard sur tout le reste. Les tâches de la case 2 (former, préparer, anticiper) sont celles qui évitent les urgences de demain : il faut leur réserver du temps dans l’agenda.
BLe diagramme de Gantt
Le diagramme de Gantt
Représentation graphique d’un projet dans laquelle chaque tâche est une barre horizontale placée sur un axe du temps : la position de la barre indique les dates de début et de fin, sa longueur la durée. On y lit d’un coup d’œil ce qui se fait en même temps, ce qui est en retard et ce qui reste à faire.
Le Gantt sert à communiquer et à suivre ; pour le construire, il faut d’abord connaître les liens entre les tâches : c’est le rôle du PERT.
CLa méthode PERT simple
La méthode PERT
Méthode d’ordonnancement (Program Evaluation and Review Technique) qui représente un projet sous forme de réseau : chaque tâche est reliée aux tâches qui doivent être finies avant elle (ses antériorités). Elle permet de calculer la durée minimale du projet, les dates au plus tôt et au plus tard de chaque tâche, leurs marges et le chemin critique.
Sofia liste les tâches de préparation des soldes et leurs antériorités. Les durées sont en jours ouvrés (lundi à vendredi, hors jours fériés).
| Code | Tâche | Durée (jours) | Antériorités |
|---|---|---|---|
| A | Choisir les articles soldés et fixer les démarques | 3 | — |
| B | Commander les affiches et la PLV soldes (délai de l’imprimeur compris) | 6 | A |
| C | Préparer et imprimer les étiquettes | 2 | A |
| D | Paramétrer les prix soldés en caisse et sur le site | 3 | A |
| E | Préparer la campagne clients (e-mail, SMS aux porteurs de carte, réseaux sociaux) | 4 | A |
| F | Briefer et former l’équipe aux nouveaux prix | 1 | C, D |
| G | Envoyer la campagne clients | 2 | E |
| H | Installer la PLV et étiqueter le magasin | 1 | B, F |
Appliquer la méthode PERT
- Lister les tâches, leurs durées et leurs antériorités.
- Dessiner le réseau : une case par tâche (ici, plutôt que sur les flèches comme dans la présentation d’origine), une flèche de chaque antériorité vers la tâche suivante, une case « Début » et une case « Fin ».
- Calculer les dates au plus tôt en avançant de gauche à droite : début au plus tôt d’une tâche = la plus grande des fins au plus tôt de ses antériorités ; fin au plus tôt = début au plus tôt + durée. La plus grande fin au plus tôt donne la durée minimale du projet.
- Calculer les dates au plus tard en revenant de droite à gauche : fin au plus tard d’une tâche = la plus petite des débuts au plus tard des tâches qui la suivent ; début au plus tard = fin au plus tard − durée.
- Calculer la marge totale de chaque tâche : début au plus tard − début au plus tôt.
- Repérer le chemin critique : la suite de tâches de marge nulle, du début à la fin du projet.
Les calculs de Sofia (jours comptés depuis le début du projet, jour 0)
| Tâche | Durée | Début au plus tôt | Fin au plus tôt | Début au plus tard | Fin au plus tard | Marge totale | Marge libre |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| A | 3 | 0 | 3 | 0 | 3 | 0 | 0 |
| B | 6 | 3 | 9 | 3 | 9 | 0 | 0 |
| C | 2 | 3 | 5 | 6 | 8 | 3 | 1 |
| D | 3 | 3 | 6 | 5 | 8 | 2 | 0 |
| E | 4 | 3 | 7 | 4 | 8 | 1 | 0 |
| F | 1 | 6 | 7 | 8 | 9 | 2 | 2 |
| G | 2 | 7 | 9 | 8 | 10 | 1 | 1 |
| H | 1 | 9 | 10 | 9 | 10 | 0 | 0 |
Exemple pour F : F suit C (fin au plus tôt 5) et D (6) : elle commence au plus tôt au jour 6, la plus grande des deux dates. Elle doit être finie quand H commence au plus tard (jour 9) : début au plus tard 8. Marge totale : 8 − 6 = 2 jours.
Résultat : le projet dure 10 jours ouvrés au minimum. Le chemin critique est A → B → H.
Marge totale, marge libre et chemin critique
- La marge totale est le retard qu’une tâche peut prendre sans retarder la fin du projet.
- La marge libre est le retard qu’elle peut prendre sans retarder le début au plus tôt d’aucune tâche suivante. Elle est toujours inférieure ou égale à la marge totale.
- Le chemin critique est la suite des tâches sans marge : sa durée est celle du projet. Un jour de retard sur une tâche critique, c’est un jour de retard sur tout le projet.
Interprétation. Le point faible est la commande d’affiches (6 jours) : Sofia la passe dès les démarques fixées. Les étiquettes (3 jours de marge) peuvent attendre, la campagne (1 jour) beaucoup moins.
Du réseau au calendrier. Pour que tout soit prêt le mardi 5 janvier au soir, il faut compter dix jours ouvrés à rebours, en sautant les week-ends et les jours fériés du 25 décembre et du 1er janvier : le projet doit démarrer au plus tard le lundi 21 décembre 2026 : dix jours ouvrés, mais seize jours calendaires. Le Gantt traduit le réseau en dates.
DChoisir la bonne technique
| Technique | Ce qu’elle apporte | Ses limites |
|---|---|---|
| Liste de tâches | rien n’est oublié ; responsables et échéances clairs | ni priorités ni liens entre tâches |
| Matrice d’Eisenhower | décide quoi faire, planifier, déléguer, abandonner | subjective ; ignore l’enchaînement des tâches |
| Diagramme de Gantt | visualise calendrier, chevauchements, avancement | ne calcule ni marges ni chemin critique |
| Méthode PERT | durée minimale, marges, chemin critique | plus longue à construire ; dépend des durées estimées |
En pratique, la liste recense, la matrice priorise, le PERT calcule, le Gantt communique et sert au suivi.
Erreurs fréquentes et points de vigilance
| Erreur | Ce qu’il faut faire |
|---|---|
| Présenter les 35 heures comme un maximum | 35 heures est le seuil des heures supplémentaires ; les maxima sont 10 h par jour et 48 h par semaine |
| Oublier le repos de 11 heures entre une fermeture tardive et une ouverture matinale | contrôler chaque enchaînement de deux journées |
| Croire qu’un accord peut tout changer | les règles d’ordre public ne peuvent qu’être améliorées |
| Appliquer le principe de faveur entre branche et entreprise | depuis 2017, regarder le bloc |
| Imposer le dimanche à un salarié | dimanches du maire et zones : volontaires écrits seulement |
| Confondre heures complémentaires et supplémentaires | complémentaires : temps partiel ; supplémentaires : au-delà de 35 h ; limites et taux différents |
| Prendre la fin au plus tôt d’une seule antériorité dans le PERT | prendre la plus grande (au retour, la plus petite) |
L’essentiel du chapitre
À retenir
- Sources : Constitution, droit européen, lois (L), règlements (R, D), conventions et accords (branche, entreprise), usages, règlement intérieur, contrat. Convention : celle de l’activité principale.
- Principe de faveur : on améliore l’ordre public, on ne le réduit pas ; le contrat plus favorable l’emporte. Depuis 2017 : blocs 1 et 2, la branche prime ; bloc 3, l’entreprise.
- Temps de travail : 35 h (seuil) ; 10 h par jour ; 48 h par semaine (44 h en moyenne sur 12 semaines) ; pause de 20 min dès 6 h ; 11 h de repos quotidien ; 6 jours au plus ; 35 h de repos hebdomadaire.
- Dimanche : dérogations de droit (ameublement…), alimentaire jusqu’à 13 h, zones (accord), 12 dimanches du maire (salaire double, repos compensateur, volontariat écrit), préfet. Fériés : seul le 1er mai est obligatoirement chômé.
- À défaut d’accord — temps partiel : 24 h minimum (sauf exceptions), heures complémentaires ≤ 1/10 (1/3 par accord), + 10 % puis + 25 %, une coupure de 2 h au plus, prévenance de 7 jours ouvrés ; heures supplémentaires : par semaine, + 25 % (8 premières) puis + 50 %, contingent de 220 h.
- Planifier : besoins → capacité → comparaison → affectation → contrôle → communication et suivi.
- Ordonnancer : liste, matrice d’Eisenhower, Gantt, PERT (dates, marges, chemin critique).
Sources et références
- Arrêté du 15 octobre 2018 portant définition du BTS « Management commercial opérationnel », savoirs du bloc 4.
- Code du travail, versions en vigueur lues sur Légifrance le 14/10/2026 : L1132-1, L1311-2, L1321-1 à L1321-5, L2251-1, L2253-1 à L2253-3, L2254-1, L2261-2, L2511-1 ; L3121-1 à L3121-45 (articles cités), D3121-24 ; L3123-1 à L3123-31 (articles cités) ; L3131-1, L3131-2 ; L3132-1 à L3132-27-1 (articles cités), R3132-5 ; L3133-1 à L3133-8 ; L3171-1, L3171-2, D3171-8 ; L3221-2, L3231-2, L4121-1, L6222-24, L6315-1.
- Cour de cassation, chambre sociale, 20 février 2013, n° 11-21.599 (preuve du respect des pauses), lu sur Légifrance le 14/10/2026.
- Directive 2003/88/CE du 4 novembre 2003 sur l’aménagement du temps de travail, articles 3 à 7 (EUR-Lex).
- Ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017 ; loi de ratification n° 2018-217 du 29 mars 2018.
- Convention collective nationale des commerces de détail non alimentaires du 9 mai 2012 (IDCC 1517) : avenant n° 15 du 14 mai 2025 sur le champ d’application (étendu le 18 septembre 2025) et accord du 14 septembre 2021 sur le temps partiel (étendu le 1er avril 2022), lus sur Légifrance le 14/10/2026 ; CCN du négoce de l’ameublement du 31 mai 1995 (IDCC 1880).
- Arrêté du 27 mai 2019 fixant les dates et heures de début des soldes, article 1er (Légifrance, 14/10/2026).
Contenu original FuturBTS. Les entreprises et les personnes citées sont fictives. Aucun passage, exemple ou exercice n’est repris d’un manuel existant.