1. Selon le référentiel du BTS GPME, qui fixe le thème de la veille conduite par l'assistant ?
A L'assistant, selon ses centres d'intérêt
B La direction de la PME
C L'expert-comptable
D Le fournisseur principal
Le périmètre de l'activité 2.1 précise que le thème est explicité et les enjeux perceptibles : l'assistant conduit la veille sur des thèmes fixés par la direction, qu'il alerte.
2. Une information concerne directement l'entreprise, mais elle vient d'un forum anonyme, n'est pas datée et n'est confirmée par aucune autre source. Que fait l'assistant ?
A Il alerte immédiatement le dirigeant, car elle est pertinente
B Il la publie dans la synthèse mensuelle avec un point d'interrogation
C Il ne la diffuse pas et cherche à la vérifier auprès d'une source fiable
D Il la supprime sans laisser de trace
Pertinent ne veut pas dire vrai. Une information mal qualifiée (source, date, recoupement) ne circule pas : on la vérifie à la source officielle ou directe, et on garde la trace de la qualification.
3. Quelle différence entre une alerte et une synthèse de veille ?
A L'alerte porte sur un seul sujet urgent et s'adresse à celui qui décide ; la synthèse regroupe périodiquement les informations hiérarchisées
B L'alerte est orale, la synthèse est écrite
C L'alerte est réservée aux risques financiers
D Il n'y en a pas : ce sont deux noms du même document
L'alerte part dès que l'information est qualifiée, quand impact et urgence sont forts ; la synthèse est diffusée à date fixe et classe toutes les informations retenues.
4. Corlay utilise le nom « Corlay » depuis 2011 sans l'avoir déposé comme marque. Quelle affirmation est exacte ?
A L'usage depuis 2011 lui donne automatiquement la propriété de la marque
B Le nom de domaine du site vaut dépôt de marque
C La propriété de la marque s'acquiert par l'enregistrement : un tiers pourrait déposer le nom avant elle
D Une marque ne peut pas reprendre le nom d'une société
Pour la marque, c'est le premier déposant qui devient propriétaire. Le nom commercial, la dénomination sociale et le nom de domaine sont des droits antérieurs qu'il faudrait prouver et défendre, souvent par une procédure.
5. Au barème INPI du 2 juillet 2026, combien coûte le dépôt d'une marque française dans deux classes ?
A 190 €
B 230 €
C 270 €
D 380 €
190 € pour la première classe + 40 € pour la deuxième = 230 €. Le renouvellement à dix ans coûtera 290 € + 40 € = 330 €.
6. Un technicien sans mission inventive met au point, sur son temps de travail et avec le matériel de l'entreprise, un outil nouveau. À qui appartient l'invention ?
A Automatiquement à l'employeur, sans contrepartie
B Au salarié, mais l'employeur peut se la faire attribuer contre un juste prix, par écrit
C Au premier client qui l'a vue sur un chantier
D À l'INPI tant qu'elle n'est pas déposée
Sans mission inventive ni études confiées, l'invention appartient au salarié (art. L611-7 CPI) ; faite dans le cours de ses fonctions et avec les moyens de l'entreprise, elle peut être attribuée à l'employeur contre un juste prix, par un accord écrit.
7. Que permet l'enveloppe Soleau électronique de l'INPI ?
A D'obtenir un brevet simplifié pendant cinq ans
B De protéger une marque sans la publier
C De prouver la date et le contenu d'un document, sans donner de monopole
D D'interdire à tout concurrent de copier une création
L'e-Soleau (15 € jusqu'à 50 Mo, conservée cinq ans et prorogeable jusqu'à vingt ans) est un moyen de preuve de date et de contenu ; ce n'est pas un titre de propriété industrielle.
8. Quelle condition le secret des affaires impose-t-il à l'entreprise qui veut protéger son fichier clients ?
A Le déposer à l'INPI
B Le publier au Bodacc
C Le faire certifier par un expert-comptable
D Prendre des mesures raisonnables pour le garder secret
Une information est un secret d'affaires si elle n'est pas connue, a une valeur commerciale du fait de son secret et fait l'objet de mesures de protection raisonnables (art. L151-1 C. com.) : accès limité, mention de confidentialité, clauses.
9. Un concurrent copie les photos du site de la PME. Dans quel délai l'action en contrefaçon doit-elle être engagée, en principe ?
A Deux mois après la découverte
B Un an après la mise en ligne
C Cinq ans à compter du jour où le titulaire a connu ou aurait dû connaître les faits
D Il n'y a aucun délai
Pour des photos (droit d'auteur), l'action se prescrit par cinq ans à compter du jour où le titulaire a connu ou aurait dû connaître les faits (art. 2224 C. civ. ; même durée pour la marque et le brevet : L716-4-2 et L615-8 CPI). Une veille datée prouve cette date ; agir vite limite aussi le préjudice.
10. La victime d'une contrefaçon demande une indemnité forfaitaire. Quel est son montant minimal ?
A Il doit être supérieur aux redevances qui auraient été dues si le contrefacteur avait demandé l'autorisation
B Il est égal au chiffre d'affaires du contrefacteur
C Il est fixé à 40 € par acte
D Il est égal au coût du dépôt à l'INPI
Le juge peut allouer une somme forfaitaire supérieure aux redevances qu'aurait payées le contrefacteur (art. L615-7 et L716-4-10 CPI) ; à défaut, il évalue distinctement les pertes de la victime, son préjudice moral et les bénéfices du contrefacteur.
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