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B1 · chapitre 1 Chapitre offert

Comprendre le système informatique

Ce que tu sauras faire : Situer le système informatique dans le système d'information, identifier et décrire les composants matériels des postes, des terminaux mobiles et des serveurs, expliquer le rôle et les fonctions d'un système d'exploitation (Windows, Linux), distinguer les logiciels et expliquer le principe de la virtualisation, pour recenser les ressources numériques d'une organisation.

1 h 40 de cours 10 exercices corrigés 10 questions de quiz

1. Du système d’information au système informatique

Avant de dépanner, d’installer ou de sécuriser quoi que ce soit, il faut savoir de quoi est fait le système que l’on te confie. Ce chapitre pose le vocabulaire de base de tout le BTS : ce qu’est un système d’information, ce qu’est sa partie informatique et comment en dresser la liste des ressources.

ALucas et Sarah chez Kervanet

Lundi 5 octobre 2026, Julien Maréchal, responsable infrastructure chez Vellacor Services Numériques, réunit ses deux alternants de BTS SIO. Lucas Ferrandi suit l’option SISR (systèmes et réseaux), Sarah Cherif l’option SLAM (développement). Vellacor, entreprise de services du numérique (ESN) de Niort, gère l’informatique de son principal client, Kervanet Hôtels & Résidences : 7 établissements sur la côte atlantique, 370 chambres et logements, environ 140 salariés.

Julien leur confie deux demandes de Gwenaëlle Le Bihan, la directrice administrative et financière de Kervanet :

  • les 20 postes de réception achetés en 2020 sont lents et hors garantie : il faut décrire précisément ce qu’ils contiennent, puis vérifier que le modèle proposé pour les remplacer convient ;
  • la direction veut savoir si les deux serveurs du siège peuvent accueillir de nouveaux services, dont une plateforme de recette pour KerMaint, l’application de maintenance des bâtiments développée par Vellacor.

« Avant de répondre, leur dit Julien, il faut savoir de quoi on parle : quel matériel, quels systèmes, quels logiciels, quelles machines virtuelles. » C’est l’objet de ce chapitre. L’inventaire complet du parc avec un outil de gestion des actifs fait l’objet du chapitre B1-03.

BLe système d’information

Un hôtel vit d’informations : une réservation, une arrivée, une facture, une fuite signalée dans une chambre. Ces informations sont recueillies, conservées, utilisées et transmises par des personnes qui suivent des règles et utilisent des outils. Cet ensemble forme le système d’information.

Définition

Système d'information (SI)

Le système d’information d’une organisation est l’ensemble organisé de ressources (personnes, procédures, informations, matériels et logiciels) qui permet de collecter, mémoriser, traiter et diffuser l’information utile à son activité et à ses décisions.

Les quatre fonctions se retrouvent dans chaque processus. Quand un client réserve une chambre sur le site web de Kervanet, sa demande est collectée (formulaire), mémorisée (base des réservations), traitée (contrôle des disponibilités, calcul du prix) et diffusée (courriel de confirmation, planning de la réception). Le SI n’est donc pas qu’une affaire de machines : une réceptionniste qui note une demande au téléphone et une procédure d’arrivée affichée au comptoir en font aussi partie. Le rôle du SI dans le management de l’organisation est étudié en CEJM (revois CEJM-16).

CLe système informatique

Définition

Système informatique

Le système informatique est la partie technique du système d’information : les matériels (postes, terminaux mobiles, serveurs, équipements réseau), les logiciels (systèmes d’exploitation et applications), le réseau qui les relie et les données enregistrées qu’ils traitent.

Le système informatique automatise une partie du SI. Il ne le remplace jamais entièrement : il faut toujours des personnes pour saisir, décider et contrôler, et des procédures pour dire qui fait quoi.

Le système informatique, partie technique du SI
Système d'information (SI) de Kervanet Personnes réceptionnistes, techniciens Procédures réserver, facturer, réparer Informations clients, chambres, pannes Système informatique (partie technique) Matériels postes, tablettes, serveurs Logiciels systèmes, applications Réseau câbles, Wi-Fi, VPN, commutateurs Données enregistrées bases, fichiers Collecter Mémoriser Traiter Diffuser les quatre fonctions du SI
Le SI de Kervanet réunit des personnes, des procédures et des informations ; le système informatique (en bleu) en est la partie technique. Ensemble, ils assurent les quatre fonctions du SI.
Système d’information et système informatique
Système d’information Système informatique
Nature organisationnelle et technique technique
Composants personnes, procédures, informations, outils matériels, logiciels, réseau, données enregistrées
Exemple chez Kervanet la procédure de réservation, de l’appel du client jusqu’à la facture le site web, l’API KerResa, le logiciel de gestion hôtelière, les postes de réception
Qui en est responsable la direction (Gwenaëlle Le Bihan pour Kervanet) le service informatique ou le prestataire (Vellacor)
À retenir

Le technicien SIO travaille sur le système informatique, mais toujours au service du SI : un serveur n’a de valeur que par les informations qu’il traite et les personnes qu’il aide. C’est pourquoi on décrit toujours une ressource avec son usage (qui s’en sert, pour quoi faire).

DLes ressources numériques à recenser

La première compétence du bloc 1 demande de recenser et identifier les ressources numériques. Recenser, c’est dresser la liste complète ; identifier, c’est dire précisément ce qu’est chaque ressource et à quoi elle sert.

Définition

Ressource numérique

Une ressource numérique est tout élément du système informatique que l’organisation utilise et doit gérer : un équipement (poste, serveur, borne Wi-Fi), un logiciel et sa licence, un service (messagerie, application en ligne), des données, mais aussi un compte d’accès ou un nom de domaine.

Les grandes familles de ressources numériques (exemples de Kervanet)
Famille Ce qu’on y range Exemples chez Kervanet
Équipements utilisateur postes fixes et portables, tablettes, smartphones, imprimantes 64 postes Windows 11, 14 tablettes Android
Serveurs machines physiques et machines virtuelles qui rendent des services 2 hyperviseurs au siège, 5 machines virtuelles
Équipements réseau pare-feu, commutateurs, bornes Wi-Fi, liens Internet un pare-feu OPNsense par site, VPN vers le siège (chapitre B1-02)
Logiciels systèmes d’exploitation, applications installées ou en ligne Windows 11, Debian 13, KerMaint, logiciel de gestion hôtelière en ligne
Données et services bases de données, fichiers partagés, sauvegardes base de KerMaint, fichiers du siège, sauvegarde nocturne vers Niort
Identités et accès comptes, groupes, certificats, noms de domaine annuaire corp.kervanet-hotels.example (chapitre B1-04)

Pour chaque ressource, une même série d’informations permet de l’identifier sans ambiguïté.

Méthode

Identifier une ressource numérique

  1. Lui donner un identifiant unique : un nom selon la convention de l’organisation (KV-ROY-REC01 = Kervanet, Royan, réception, poste n° 1) et, pour un matériel, son numéro de série.
  2. Dire ce qu’elle est : type (poste, serveur physique ou virtuel, logiciel…), marque et modèle, caractéristiques principales (processeur, mémoire, stockage, système et version).
  3. Dire où elle est et qui l’utilise : site, service, utilisateur principal.
  4. Dire à quoi elle sert et ce qui en dépend : services rendus, applications, autres ressources (une machine virtuelle dépend de son hyperviseur).
  5. Évaluer sa criticité : que se passe-t-il si elle s’arrête ? (un poste de réception en panne ralentit les arrivées ; le serveur de KerMaint en panne bloque la maintenance des 7 sites).
  6. Dater et sourcer l’information : relevé à la main, commande, outil d’inventaire (chapitre B1-03).

Dans la suite du chapitre, tu apprends à remplir les étapes 2 et 4 : décrire un matériel, un système d’exploitation, un logiciel ou une machine virtuelle avec les bons mots.

2. Les composants d’un ordinateur

Un poste de réception, une tablette et un serveur sont construits sur le même principe : un processeur qui calcule, une mémoire de travail, un stockage durable et des échanges avec l’extérieur. Connaître chaque composant permet de lire une fiche technique, de dimensionner un achat et de comprendre une panne.

ALe principe de fonctionnement

Tout ordinateur fait la même chose : il reçoit des données (entrées), les traite selon les instructions d’un programme et produit un résultat (sorties). Le programme et les données en cours de traitement sont placés dans une mémoire de travail ; ce qui doit être conservé est écrit sur un stockage durable.

Les composants d'un ordinateur
Entrées clavier, souris, lecteur de carte Processeur (CPU) exécute les instructions cœurs, fréquence, cache Sorties écran, imprimante, haut-parleur Carte mère : bus, connecteurs, contrôleurs relie tous les composants et transporte les données UEFI + TPM 2.0 démarrage, sécurité Mémoire vive (RAM) travail en cours volatile, très rapide Stockage (SSD, HDD) conserve hors tension plus lent que la RAM Interface réseau Ethernet, Wi-Fi Le processeur ne travaille que sur ce qui est en mémoire vive : programmes et fichiers y sont chargés depuis le stockage.
La carte mère relie le processeur, la mémoire vive, le stockage, l'interface réseau et les périphériques d'entrée et de sortie. Le microprogramme UEFI et la puce TPM sont intégrés à la carte mère.
Les composants et leur rôle
Composant Rôle Caractéristiques à relever
Processeur (CPU) exécuter les instructions des programmes architecture (x86-64, ARM), nombre de cœurs et de threads, fréquence
Mémoire vive (RAM) contenir les programmes et les données en cours d’usage capacité, type (DDR4, DDR5), correction d’erreurs (ECC)
Stockage conserver le système, les logiciels et les fichiers hors tension type (SSD, disque dur), capacité, interface (SATA, NVMe)
Carte mère relier les composants, fournir les connecteurs format, ports, emplacements libres
Microprogramme (UEFI) tester le matériel et lancer le système démarrage sécurisé activé ou non
Puce TPM conserver des secrets de sécurité (clés de chiffrement) version (2.0 exigée par Windows 11)
Interface réseau échanger avec le réseau Ethernet (débit), Wi-Fi (norme)
Périphériques entrées et sorties écran, clavier, lecteur, imprimante, ports USB et vidéo

BLe processeur

Définition

Processeur, cœur et thread

  • Le processeur (CPU, central processing unit) exécute les instructions des programmes, une à une, à très grande vitesse.
  • Un cœur est une unité de calcul complète à l’intérieur du processeur : un processeur à 6 cœurs peut exécuter 6 suites d’instructions en même temps.
  • Un thread (fil d’exécution) est une suite d’instructions qu’un cœur peut prendre en charge. Grâce au multithreading, un cœur peut traiter deux threads à la fois, en partageant ses unités de calcul : un processeur « 6 cœurs / 12 threads » apparaît comme 12 processeurs logiques pour le système.

Quatre caractéristiques se lisent sur une fiche technique :

  • l’architecture : la famille d’instructions que comprend le processeur. Les postes et les serveurs utilisent surtout l’architecture x86-64 (processeurs Intel et AMD) ; les smartphones, les tablettes et certains portables utilisent l’architecture ARM. Un programme compilé pour l’une ne fonctionne pas directement sur l’autre ;
  • le nombre de cœurs et de threads : il compte quand plusieurs programmes tournent en même temps, ce qui est le cas sur un serveur ;
  • la fréquence, en gigahertz (GHz) : le nombre de cycles par seconde. Elle ne permet de comparer que deux processeurs d’une même génération ;
  • la mémoire cache : une petite mémoire très rapide intégrée au processeur, qui garde les données les plus utilisées.

Les processeurs actuels sont des processeurs 64 bits : ils manipulent les adresses mémoire sur 64 bits et peuvent donc utiliser bien plus de 4 Gio de mémoire vive, limite pratique des systèmes 32 bits. Windows 11 n’existe qu’en version 64 bits. Les processeurs de serveurs et de postes récents ont aussi des extensions de virtualisation, indispensables pour faire tourner des machines virtuelles efficacement (partie 6).

Astuce

Le vocabulaire anglais technique est partout dans les fiches et les commandes : core, thread, clock speed, cache, storage. Garde un lexique au fil des chapitres (revois ANG-21, l’anglais de l’informaticien).

CLa mémoire vive

Définition

Mémoire vive (RAM)

La mémoire vive (RAM, random access memory) contient les programmes en cours d’exécution et leurs données. Elle est très rapide mais volatile : son contenu disparaît quand l’ordinateur s’éteint.

Quand tu ouvres un logiciel, le système le copie du stockage vers la mémoire vive, car le processeur ne travaille que sur ce qui est en mémoire. Si la mémoire vive est pleine, le système déplace une partie des données vers le stockage (mémoire virtuelle, partie 4) : la machine devient lente. C’est le premier symptôme des postes de réception de Kervanet, qui n’ont que 8 Go de mémoire vive alors que le navigateur, la messagerie et le logiciel de gestion hôtelière sont ouverts toute la journée.

Mémoire vive d’un poste et d’un serveur
Poste utilisateur Serveur
Capacité courante 8 à 32 Go de 64 Go à plusieurs centaines de Go
Type actuel DDR4, DDR5 DDR5 surtout
Correction d’erreurs (ECC) rarement toujours : la mémoire ECC détecte et corrige les erreurs de bits, ce qui évite des plantages et des données corrompues sur une machine qui tourne en permanence
Extension 1 ou 2 emplacements, parfois soudée nombreux emplacements

DLe stockage

Définition

Stockage (mémoire de masse)

Le stockage conserve le système d’exploitation, les logiciels et les données hors tension. Il est beaucoup plus grand que la mémoire vive, mais plus lent.

Deux technologies coexistent :

  • le disque dur (HDD, hard disk drive) enregistre les données sur des plateaux magnétiques qui tournent. Il est économique pour de grandes capacités (sauvegardes, archives), mais lent pour lire de nombreux petits fichiers et fragile aux chocs ;
  • le SSD (solid-state drive) enregistre les données dans des puces de mémoire flash, sans pièce mobile. Il est bien plus rapide, silencieux et résistant aux chocs : c’est le standard des postes et des serveurs de production.

Le SSD se branche par une interface qui limite son débit :

Débits théoriques maximaux des interfaces courantes
Interface Débit de la liaison Débit utile théorique
SATA 3 (disques et SSD « SATA ») 6 Gbit/s 600 Mo/s
NVMe sur PCIe 3.0, 4 voies 8 GT/s par voie environ 3 938 Mo/s
NVMe sur PCIe 4.0, 4 voies 16 GT/s par voie environ 7 877 Mo/s
Ethernet 1 Gbit/s (réseau) 1 Gbit/s 125 Mo/s (en-têtes des trames compris)

Le débit utile se calcule ainsi : débit de la liaison × rendement du codage ÷ 8 (pour passer des bits aux octets). SATA utilise un codage 8b/10b (8 bits utiles sur 10 transmis) : 6 × 8/10 ÷ 8 = 0,6 Go/s. PCIe 3.0 et 4.0 utilisent un codage 128b/130b, bien plus efficace. Ce sont des maximums théoriques : les débits réels sont plus faibles.

Exemple chiffré

Copier une image système de 40 Go

Lucas prépare l’image système (une copie complète d’un poste type, chapitre B1-11) qui servira à installer les nouveaux postes. Au débit théorique maximal, la copie de 40 Go dure :

  • depuis un SSD SATA : 40 000 Mo ÷ 600 Mo/s ≈ 66,7 s ;
  • depuis un SSD NVMe PCIe 4.0 : 40 000 ÷ 7 877 ≈ 5,1 s ;
  • à travers le réseau à 1 Gbit/s : 40 000 ÷ 125 = 320 s, soit 5 min 20 s.

Interprétation : quand une donnée traverse plusieurs éléments, c’est le plus lent (ici le réseau) qui fixe la durée. Acheter un SSD plus rapide n’accélère pas un déploiement limité par le réseau.

ECompter en Go ou en Gio

Un nouveau SSD de 512 Go n’affiche que « 476 Go » dans l’Explorateur de Windows. Il ne manque rien : les deux nombres ne sont pas dans la même unité.

Définition

Préfixes décimaux et préfixes binaires

  • Préfixes décimaux (système international) : 1 ko = 1 000 octets ; 1 Mo = 106 ; 1 Go = 109 octets ; 1 To = 1012 octets. Les fabricants de disques les utilisent.
  • Préfixes binaires : 1 Kio = 1 024 octets ; 1 Mio = 220 ; 1 Gio = 230 = 1 073 741 824 octets ; 1 Tio = 240 octets. La mémoire vive se compte naturellement ainsi.

L’Explorateur de Windows calcule en puissances de 2 mais écrit « Go » ; la commande free -h de Linux écrit correctement « Gi ». L’écart entre le Go et le Gio est d’environ 7 %, entre le To et le Tio d’environ 10 %.

Exemple chiffré

Ce qu'affiche un disque

Données : un SSD vendu « 512 Go », un disque vendu « 1 To ».

Formule : capacité en Gio = capacité en octets ÷ 230.

Calcul : 512 × 109 ÷ 1 073 741 824 = 476,84 Gio ; 1012 ÷ 1 073 741 824 = 931,32 Gio.

Interprétation : Windows affichera environ « 476 Go » et « 931 Go ». Ce n’est ni une panne ni une tromperie, mais une différence d’unité, ce que tu dois savoir expliquer à un utilisateur.

Piège

En PowerShell, l’abréviation 1GB vaut 1 073 741 824 (230), pas 109. Diviser une taille en octets par 1GB donne donc des Gio, malgré le nom.

FLa carte mère et la sécurité

La carte mère porte le processeur, les emplacements de mémoire, les connecteurs de stockage, les contrôleurs (USB, réseau, son) et les ports. Elle contient aussi deux éléments importants pour la sécurité :

  • le microprogramme UEFI (Unified Extensible Firmware Interface), successeur du BIOS : il teste le matériel au démarrage, permet de régler l’ordre de démarrage et propose le démarrage sécurisé (Secure Boot), qui refuse de lancer un chargeur de système non signé, donc un éventuel logiciel malveillant installé avant le système ;
  • la puce TPM (Trusted Platform Module), un coffre-fort matériel qui conserve des clés de chiffrement. Elle sert par exemple au chiffrement du disque (chapitre B3-04) et à l’authentification sans mot de passe.

Windows 11 exige un UEFI compatible avec le démarrage sécurisé et un TPM 2.0 : un poste plus ancien peut avoir un processeur rapide et pourtant ne pas pouvoir passer à Windows 11.

GLire une fiche technique

Julien demande à Lucas de comparer le poste actuel de la réception et le modèle proposé en remplacement.

Poste de réception actuel et modèle de remplacement (données du fil rouge)
Caractéristique Poste actuel (2020) Modèle proposé (2026)
Format tour compacte mini-PC fixé derrière l’écran
Processeur 64 bits, 4 cœurs / 8 threads 64 bits, 6 cœurs / 12 threads
Mémoire vive 8 Go DDR4 16 Go DDR5
Stockage SSD SATA 256 Go SSD NVMe (PCIe 4.0) 512 Go
Sécurité TPM 2.0, UEFI TPM 2.0, UEFI avec démarrage sécurisé
Réseau Ethernet 1 Gbit/s Ethernet 1 Gbit/s, Wi-Fi 6
Système Windows 11 Professionnel Windows 11 Professionnel
Garantie expirée en 2025 à préciser au devis (chapitre B1-03)
Méthode

Lire et vérifier une fiche technique

  1. Partir du besoin : quels logiciels, combien d’utilisateurs, quelle durée de vie (un poste est gardé quatre à six ans).
  2. Vérifier les exigences du système et des logiciels (configuration minimale de l’éditeur) : elles sont un plancher, jamais une cible.
  3. Lire les composants clés : processeur (cœurs, threads), mémoire (capacité, extensible ou non), stockage (type, interface, capacité), sécurité (TPM, UEFI), réseau, ports.
  4. Repérer le goulot d’étranglement du poste actuel (ici la mémoire vive de 8 Go) et vérifier que le nouveau modèle le supprime.
  5. Conclure par écrit : conforme ou non, avec la raison, et ce qui reste à vérifier (garantie, compatibilité d’un périphérique comme le lecteur de cartes de paiement).
Exemple

La conclusion de Lucas

« Le modèle proposé respecte la configuration minimale de Windows 11 (processeur 64 bits d’au moins 2 cœurs à 1 GHz, 4 Go de mémoire, 64 Go de stockage, UEFI avec démarrage sécurisé, TPM 2.0) avec une large marge. Il double la mémoire vive, cause principale de la lenteur actuelle, et remplace un SSD SATA par un SSD NVMe bien plus rapide. Reste à vérifier la compatibilité des imprimantes de facturation et des lecteurs de badges de chaque réception. »

3. Les différents équipements

Le référentiel distingue les équipements utilisateur et les serveurs. Ils partagent les mêmes composants, mais pas les mêmes exigences : un poste sert une personne pendant sa journée, un serveur sert tout le monde, jour et nuit.

ALes équipements utilisateur

Définition

Équipement utilisateur (terminal)

Un équipement utilisateur (ou terminal) est le matériel par lequel une personne accède au système informatique : poste fixe, ordinateur portable, client léger, tablette, smartphone.

Les équipements utilisateur
Équipement Atouts Limites Usage chez Kervanet
Poste fixe (tour, mini-PC) puissant pour son prix, réparable, écran et clavier confortables reste à son poste de travail comptoirs de réception, administration
Portable mobilité, batterie plus cher à puissance égale, risque de perte ou de vol direction, astreinte
Client léger simple, peu de pannes, données sur le serveur dépend entièrement du réseau et du serveur non utilisé
Tablette légère, tactile, appareil photo saisie longue peu pratique 14 tablettes Android des techniciens et des gouvernantes (KerMaint)
Smartphone toujours sur soi, connecté au réseau mobile petit écran, usage mêlé pro / perso non fourni chez Kervanet ; 26 smartphones chez Vellacor

BLes terminaux mobiles

Une tablette ou un smartphone n’a pas de carte mère accessible : processeur, mémoire, stockage et puces radio sont réunis dans un système sur une puce (SoC, system on a chip) d’architecture ARM, très économe en énergie. La mémoire et le stockage ne s’étendent pas ; la batterie s’use. Le système d’exploitation (Android ou iOS) n’installe des applications que depuis une boutique contrôlée, et l’utilisateur n’est pas administrateur de l’appareil.

Ces terminaux posent des questions propres : ils se perdent, sortent de l’entreprise, se connectent à des réseaux inconnus. On les gère donc à distance avec un outil de gestion de flotte mobile (MDM), qui installe les applications, impose un code de verrouillage et peut effacer un appareil perdu. Vellacor gère ainsi ses 26 smartphones ; la sécurité des terminaux mobiles est traitée au chapitre B3-04.

Exemple

Les tablettes des techniciens

Mathis Le Goff, technicien de maintenance à La Rochelle, ouvre KerMaint sur sa tablette Android, photographie un mitigeur qui fuit et clôt l’intervention. L’application tourne dans le navigateur de la tablette, mais les données sont enregistrées sur le serveur KV-KERMAINT du siège : la tablette n’est qu’un terminal ; le service est rendu par le serveur.

CLe serveur

Définition

Serveur

Un serveur est un ordinateur (physique ou virtuel) qui rend un service à d’autres machines, appelées clientes, à travers le réseau : annuaire, partage de fichiers, base de données, site web, téléphonie. Le mot désigne à la fois la machine et le logiciel qui rend le service.

Un serveur physique contient les mêmes composants qu’un poste, mais il est conçu pour fonctionner en permanence et pour ne pas s’arrêter à la première panne.

Ce qui distingue un serveur d’un poste
Élément Poste Serveur
Format tour, mini-PC, portable boîtier en baie (rack), hauteur en unités (1U, 2U)
Processeur 1 processeur, 4 à 16 cœurs 1 ou 2 processeurs, souvent 16 cœurs et plus chacun
Mémoire sans correction d’erreurs ECC, grande capacité
Stockage un SSD plusieurs disques regroupés pour survivre à la panne d’un disque (organisation RAID, chapitre SISR-07)
Alimentation une deux alimentations redondantes, branchées sur deux circuits et un onduleur
Administration sur place carte de gestion à distance : allumer, éteindre, voir l’écran même si le système est planté
Composants remplacement à l’arrêt disques et alimentations remplaçables à chaud, sans arrêter le serveur
Fonctionnement journée de travail 24 h sur 24, dans une salle climatisée
À retenir

Un poste est conçu pour une personne ; un serveur est conçu pour tout le monde, en permanence. Sa panne a un impact bien plus large : c’est pourquoi on y multiplie les éléments redondants (mémoire ECC, disques, alimentations) et pourquoi on le surveille et on le sauvegarde (chapitres B1-05 et SISR-09).

Au siège de Kervanet, les deux serveurs physiques KV-HV1 et KV-HV2 sont identiques : chacun a un processeur 64 bits de 16 cœurs (32 threads), 128 Go de mémoire ECC et 3,84 To de stockage SSD utile. Ils ne rendent pas eux-mêmes de service aux utilisateurs : ils hébergent des machines virtuelles, qui sont les vrais serveurs de l’annuaire, des fichiers, de la téléphonie et de KerMaint (partie 6).

DChoisir l’équipement adapté au besoin

Choisir un équipement, c’est partir de l’usage, pas du catalogue.

Méthode

Choisir un équipement

  1. Décrire l’usage : qui, où, quelles applications, combien de temps par jour, mobilité ou non.
  2. Choisir la famille (poste fixe, portable, tablette, serveur) d’après l’usage.
  3. Fixer les caractéristiques minimales : exigences des logiciels, plus une marge pour la durée de vie prévue.
  4. Vérifier la compatibilité avec l’existant : système d’exploitation, annuaire, périphériques, outil de gestion de parc.
  5. Penser à toute la durée de vie : garantie, pièces, consommation électrique, recyclage en fin de vie (cycle de vie du matériel : chapitre B1-03).

4. Le système d’exploitation

Sans système d’exploitation, un ordinateur n’est qu’un assemblage de composants. Le système fait le lien entre le matériel et les logiciels, partage les ressources entre les programmes et les utilisateurs, et offre une interface pour l’administrer.

ALe rôle du système d’exploitation

Définition

Système d'exploitation (SE)

Le système d’exploitation (OS, operating system) est le logiciel de base qui gère le matériel et le met à disposition des applications et des utilisateurs. Son cœur, le noyau, commande le matériel grâce à des pilotes (petits programmes propres à chaque composant).

Un logiciel de traitement de texte ne sait pas écrire sur un SSD NVMe ni dessiner sur un écran : il demande au système d’enregistrer un fichier ou d’afficher une fenêtre, et le système s’en charge. Ces demandes s’appellent des appels système. Ainsi, une même application fonctionne sur des milliers de matériels différents.

Le système d'exploitation entre les applications et le matériel
Utilisateurs : interface graphique ou ligne de commande Applications navigateur, KerMaint, bureautique, serveur web, SGBD demandes (appels système) Système d'exploitation (Windows, Linux, Android…) Processus partage du processeur Mémoire RAM et mémoire virtuelle Fichiers NTFS, ext4… Périphériques pilotes Utilisateurs comptes et droits Réseau pile TCP/IP noyau et pilotes Matériel processeur, mémoire, stockage, carte réseau, écran, clavier
Les applications adressent leurs demandes au système d'exploitation, qui gère six grandes fonctions et commande le matériel par son noyau et ses pilotes.

BLes fonctionnalités d’un système d’exploitation

Le référentiel demande de connaître les fonctionnalités des systèmes des postes et des serveurs. Elles sont six.

Les fonctionnalités d’un système d’exploitation
Fonction Ce que fait le système Ce que tu en vois
Gestion des processus lance les programmes, partage le temps de processeur entre eux, les arrête Gestionnaire des tâches (Windows), commande ps (Linux)
Gestion de la mémoire attribue la mémoire vive à chaque processus, la protège, utilise la mémoire virtuelle quand elle manque taux d’occupation de la mémoire, fichier d’échange ou swap
Gestion des fichiers organise le stockage en dossiers et fichiers selon un système de fichiers NTFS (Windows), ext4 (Linux), FAT32 ou exFAT (clés USB)
Gestion des périphériques commande le matériel par les pilotes Gestionnaire de périphériques, pilote manquant
Gestion des utilisateurs et des droits identifie qui se connecte, contrôle ce que chacun peut faire comptes, groupes, droits sur les fichiers (chapitre B1-04)
Gestion du réseau fournit la pile de protocoles pour communiquer adresse IP, connexion Wi-Fi (chapitre B1-02)

À ces six fonctions s’ajoute l’interface : graphique (fenêtres, souris) ou ligne de commande (des commandes tapées au clavier). Sur un serveur, on travaille surtout en ligne de commande : c’est plus rapide, plus précis et automatisable par des scripts (chapitre B1-07).

Définition

Processus et service

  • Un processus est un programme en cours d’exécution, avec sa mémoire et ses ressources. Ouvrir deux fois le navigateur crée plusieurs processus.
  • Un service (Windows) ou démon (Linux) est un processus qui tourne en arrière-plan, sans fenêtre, souvent dès le démarrage : serveur web, serveur de base de données, client de mise à jour.
Définition

Mémoire virtuelle

La mémoire virtuelle permet au système de donner à chaque processus plus de mémoire qu’il n’en existe physiquement, en plaçant temporairement sur le stockage (fichier d’échange de Windows, espace swap de Linux) les parties de la mémoire les moins utilisées. Elle évite les plantages quand la mémoire manque, mais le stockage étant bien plus lent que la mémoire vive, la machine ralentit fortement.

Définition

Système de fichiers

Un système de fichiers est la façon dont le système organise les données sur un support : noms, dossiers, taille, dates, droits d’accès. Windows utilise NTFS, qui gère des droits fins par utilisateur ; Linux utilise surtout ext4 ; les clés USB utilisent souvent exFAT, lisible partout mais sans droits d’accès.

CLe démarrage d’un ordinateur

Comprendre les étapes du démarrage aide à localiser une panne : un poste qui n’affiche rien n’a pas le même problème qu’un poste qui affiche le logo de Windows puis redémarre.

Les étapes du démarrage
1. Mise sous tension 2. UEFI tests matériels 3. Chargeur de démarrage 4. Noyau et pilotes 5. Services en arrière-plan 6. Session de l'utilisateur Problème ici ? matériel, réglages UEFI, disque non trouvé Problème ici ? pilote, service en échec, profil ou compte : journaux du système Savoir à quelle étape le démarrage s'arrête oriente tout le diagnostic.
Le microprogramme UEFI teste le matériel puis lance le chargeur de démarrage (GRUB sous Linux, Windows Boot Manager sous Windows), qui charge le noyau et ses pilotes ; les services démarrent, puis l'utilisateur ouvre sa session.
Exemple

Deux pannes, deux étapes

Le poste KV-ROY-REC01 reste sur un écran noir avec le message « aucun périphérique de démarrage » : le problème se situe avant le système (étape 2), au niveau du SSD ou des réglages UEFI. Un autre poste affiche l’écran de connexion mais refuse la session d’une réceptionniste : le système a démarré (étape 5) ; le problème touche son compte ou son profil. Le diagnostic méthodique est traité au chapitre B1-06.

DWindows et Linux

Le référentiel demande de connaître au moins deux familles de systèmes, et l’environnement de l’épreuve E5 impose deux serveurs de systèmes différents, dont un libre. Chez Vellacor comme chez Kervanet, ce sont Windows et Linux.

Définition

Logiciel libre et distribution Linux

  • Un logiciel libre peut être utilisé, étudié, modifié et redistribué par tous, selon sa licence ; son code source est public. Il n’est pas forcément gratuit, mais il l’est souvent (régime juridique des licences : chapitre CEJMA-02).
  • Linux désigne au sens strict le noyau ; une distribution (Debian, Ubuntu, Red Hat Enterprise Linux…) l’assemble avec des outils, un installateur et un système de paquets pour former un système complet.
Windows et Linux dans une organisation
Windows (Microsoft) Linux (distribution Debian, par exemple)
Licence propriétaire, payante (licence par poste, par serveur ou par cœur) libre, gratuite ; support professionnel payant possible
Versions postes Windows 11 Famille, Professionnel, Entreprise distributions de bureau (Debian, Ubuntu)
Versions serveurs Windows Server 2025 (Standard, Datacenter) Debian 13 et autres distributions serveur
Interface d’administration graphique (consoles) et PowerShell ligne de commande (Bash) surtout
Système de fichiers NTFS ext4 (et d’autres)
Installation des logiciels programmes d’installation, magasin, déploiement centralisé gestionnaire de paquets (apt sous Debian)
Usages serveurs typiques annuaire Active Directory, fichiers, applications Windows serveur web, base de données, supervision, pare-feu, hyperviseur
Chez Kervanet et Vellacor postes, contrôleurs de domaine, serveur de fichiers KerMaint, téléphonie, GLPI, Zabbix, GitLab, hyperviseurs Proxmox VE

Les terminaux mobiles ont leurs propres systèmes : Android (Google, fondé sur un noyau Linux) et iOS (Apple).

Un système a un cycle de vie : l’éditeur fournit des mises à jour de sécurité jusqu’à une date de fin de support, après laquelle le système devient dangereux à utiliser.

Repères de cycle de vie (vérifiés sur les sites des éditeurs le 20/10/2026)
Système Repère
Windows 10 (Famille et Professionnel) fin du support le 14/10/2025
Windows Server 2025 disponible depuis le 1/11/2024 ; support standard jusqu’en novembre 2029, support étendu jusqu’en novembre 2034
Debian 13 « Trixie » publiée le 9/08/2025 ; version 13.7 publiée le 12/09/2026
Proxmox VE 9 hyperviseur libre fondé sur Debian 13 ; version 9.2 publiée le 21/05/2026
Piège

Ne confonds pas version et mise à jour. Passer de Debian 12 à Debian 13, ou de Windows 10 à Windows 11, est un changement de version qui se prépare (compatibilité, sauvegarde, tests). Installer la version 13.7 à la place de la 13.6 est une mise à jour corrective, qui apporte surtout des correctifs de sécurité et doit être appliquée régulièrement (chapitre B3-04).

EIdentifier un système en ligne de commande

Pour identifier une ressource sans ouvrir le boîtier, on interroge le système. Sous Linux, les commandes suivantes appartiennent aux paquets de base de Debian 13 (util-linux, procps, coreutils).

Commandes d’identification sous Linux (Debian 13, Bash)
Commande Ce qu’elle affiche
cat /etc/os-release nom et version de la distribution
uname -srm nom du noyau, sa version, architecture du processeur
lscpu processeur : architecture, nombre de processeurs logiques, cœurs, threads par cœur, modèle, présence d’un hyperviseur
nproc nombre de processeurs logiques disponibles
free -h mémoire vive et swap : total, utilisé, disponible (unités binaires : Mi, Gi)
lsblk -d -o NAME,SIZE,ROTA,TYPE disques : nom, taille, rotatif (1) ou non (0), type
df -h -T / système de fichiers monté sur / : type, taille, espace utilisé et disponible
ps -e liste de tous les processus
dpkg -l liste des paquets (logiciels) installés
Exemple

Ce qu'affiche la machine du laboratoire

Lucas interroge LAB-UBU01, une machine virtuelle du laboratoire des alternants de Vellacor (Ubuntu 24.04, une distribution dérivée de Debian qui utilise les mêmes outils). Sorties obtenues le 20/10/2026 (extraits) :

$ uname -srm
Linux 6.18.44-fc-v139 x86_64
$ lscpu | grep -E 'Architecture|^CPU\(s\)|Thread|Core|Model name|Hypervisor|Virtualization'
Architecture:                            x86_64
CPU(s):                                  2
Model name:                              Intel(R) Xeon(R) Processor @ 2.80GHz
Thread(s) per core:                      1
Core(s) per socket:                      2
Hypervisor vendor:                       KVM
Virtualization type:                     full
$ free -h
               total        used        free      shared  buff/cache   available
Mem:           7.8Gi       1.0Gi       4.7Gi        14Mi       2.4Gi       6.9Gi
Swap:             0B          0B          0B
$ ps -e --no-headers | wc -l
72

Lecture : processeur x86-64 (64 bits), 2 processeurs logiques (2 cœurs, 1 thread par cœur) ; la ligne « Hypervisor vendor: KVM » révèle que la machine est virtuelle ; 7,8 Gio de mémoire vive (la machine a reçu 8 Gio, dont une petite part est réservée au noyau), dont 6,9 Gio disponibles, et pas de swap ; 72 processus en cours. Sur une machine sous Debian 13, les colonnes et les libellés sont les mêmes ; seule la ligne du noyau change, de la forme Linux 6.12.113+deb13-amd64 x86_64 (série 6.12 du noyau de Debian 13, version de sécurité d’octobre 2026).

Sous Windows, les mêmes informations s’obtiennent dans les Paramètres (Système > Informations système), avec l’outil Informations système (msinfo32) ou en PowerShell. Les commandes ci-dessous ont été vérifiées dans la documentation de Microsoft (Microsoft Learn, 20/10/2026) ; elles fonctionnent dans Windows PowerShell 5.1 (inclus dans Windows 11 et Windows Server 2025) et dans PowerShell 7.

Commandes d’identification sous Windows (PowerShell) :

# Propriétés du système d'exploitation (nom, version, architecture…)
Get-ComputerInfo -Property "Os*"

# Nom, version, numéro de build, architecture, date du dernier démarrage
Get-CimInstance -ClassName Win32_OperatingSystem |
    Select-Object Caption, Version, BuildNumber, OSArchitecture, LastBootUpTime

# Processeur : modèle, cœurs, processeurs logiques, fréquence maximale (MHz)
Get-CimInstance -ClassName Win32_Processor |
    Select-Object Name, NumberOfCores, NumberOfLogicalProcessors, MaxClockSpeed

# Fabricant, modèle, mémoire (en octets), présence d'un hyperviseur
Get-CimInstance -ClassName Win32_ComputerSystem |
    Select-Object Manufacturer, Model, TotalPhysicalMemory, HypervisorPresent

# Disques : nom, type (HDD, SSD), interface (SATA, NVMe), taille en octets, état
Get-PhysicalDisk |
    Select-Object FriendlyName, MediaType, BusType, Size, HealthStatus

Le symbole | (pipe) transmet le résultat d’une commande à la suivante ; Select-Object ne garde que les propriétés utiles. L’écriture des scripts PowerShell est traitée au chapitre B1-07.

Méthode

Établir la fiche d'identification d'une machine

  1. Système : nom et version exacte (cat /etc/os-release ou Win32_OperatingSystem), architecture.
  2. Processeur : modèle, cœurs, processeurs logiques.
  3. Mémoire : total, disponible ; convertir les octets en Gio si besoin (diviser par 1 073 741 824).
  4. Stockage : disques, type, taille ; espace libre de chaque système de fichiers.
  5. Nature : machine physique ou virtuelle (ligne « Hypervisor » de lscpu, propriété HypervisorPresent).
  6. Usage : services et logiciels principaux, utilisateurs.
  7. Dater la fiche et noter les commandes utilisées : une autre personne doit pouvoir refaire le relevé.
Astuce

Copie les sorties des commandes dans ta documentation plutôt que de les recopier à la main : tu évites les erreurs, et tu gardes une preuve de ton relevé, utile dans le portfolio de l’E5.

5. Les logiciels

Le système d’exploitation n’est qu’une partie des logiciels d’une machine. Au-dessus, des logiciels d’application et des services serveurs rendent le service attendu par les utilisateurs. Les recenser, c’est aussi connaître leur version, leur licence et leur mode d’accès.

ALogiciels système et logiciels d’application

Définition

Logiciel

Un logiciel est un ensemble de programmes et de données qui fait réaliser une tâche à un ordinateur. On distingue :

  • les logiciels système : le système d’exploitation, les pilotes, les outils d’administration ;
  • les logiciels d’application (applications) : ceux qu’utilisent les personnes pour leur travail (bureautique, navigateur, logiciel de gestion hôtelière, KerMaint) ;
  • les logiciels serveurs (ou intermédiaires) : ceux qui rendent un service à d’autres logiciels, comme un serveur web ou un système de gestion de base de données (SGBD).
Exemple

Les couches logicielles de KerMaint

Sur la machine virtuelle KV-KERMAINT : le système Debian 13 ; un serveur web qui reçoit les requêtes des tablettes ; l’interpréteur PHP qui exécute le code de l’application ; le SGBD MariaDB qui stocke les interventions ; enfin l’application KerMaint elle-même. Une panne de n’importe quelle couche rend l’application indisponible : savoir les nommer permet de chercher au bon endroit.

BLes modes d’accès à une application

Une application peut être utilisée de trois façons :

Les modes d’accès à une application
Mode Principe Exemple chez Kervanet
Installée localement le logiciel est installé sur le poste ou le serveur de l’organisation suite bureautique sur les postes
En ligne (SaaS, logiciel en tant que service) l’éditeur héberge le logiciel ; on y accède par le navigateur, sur abonnement logiciel de gestion hôtelière
Développée sur mesure l’organisation fait développer une application propre à son métier KerMaint et l’API KerResa (Vellacor)

Le mode d’accès change ce que tu recenses et ce que tu gères : pour un logiciel installé, la version présente sur chaque machine ; pour un logiciel en ligne, les comptes, l’abonnement et le navigateur ; pour une application sur mesure, la version déployée et le serveur qui l’héberge. Le nuage et ses modèles (IaaS, PaaS, SaaS) sont détaillés au chapitre SISR-06.

CVersions et licences

Pour chaque logiciel, deux informations sont indispensables :

  • la version exacte, qui conditionne la compatibilité et la sécurité : un logiciel dont la version n’est plus maintenue ne reçoit plus de correctifs ;
  • la licence, c’est-à-dire le contrat qui fixe les droits d’utilisation : nombre de postes ou d’utilisateurs, durée (licence perpétuelle ou abonnement), conditions de copie. Utiliser plus de copies que de licences achetées expose l’organisation à des sanctions (suivi des licences : chapitre B1-03 ; droit du logiciel : chapitre CEJMA-02).

Sous Debian, le gestionnaire de paquets connaît la version de chaque logiciel installé :

$ dpkg-query -W -f='${Package} ${Version}\n' coreutils util-linux procps
coreutils 9.4-3ubuntu6.3
procps 2:4.0.4-4ubuntu3.3
util-linux 2.39.3-9ubuntu6.6
$ dpkg -l | grep -c '^ii'
1069

Sur LAB-UBU01, 1 069 paquets sont installés (lignes commençant par ii). Sous Debian 13, la même commande afficherait par exemple coreutils 9.7-3, procps 2:4.0.4-9 et util-linux 2.41.5-0+deb13u1 (versions de Debian 13 relevées le 20/10/2026). Personne ne les recense à la main : c’est le rôle de l’agent de l’outil d’inventaire, qui remonte ces listes automatiquement (chapitre B1-03).

6. Le principe de la virtualisation

La plupart des serveurs d’aujourd’hui sont virtuels : plusieurs machines complètes partagent un même serveur physique. Ce chapitre en pose le principe et le vocabulaire ; la mise en œuvre est traitée en SISR-06.

AMachine virtuelle et hyperviseur

Définition

Virtualisation, hyperviseur, machine virtuelle

  • La virtualisation consiste à faire fonctionner plusieurs systèmes d’exploitation, isolés les uns des autres, sur une même machine physique.
  • L’hyperviseur est le logiciel qui partage les ressources de la machine physique (l’hôte) entre ces systèmes.
  • Une machine virtuelle (VM) est un ordinateur simulé par l’hyperviseur : elle dispose de processeurs virtuels (vCPU), de mémoire, d’un ou plusieurs disques virtuels (des fichiers sur le stockage de l’hôte) et d’une carte réseau virtuelle. Son système s’appelle le système invité.

Chaque machine virtuelle croit disposer de son propre matériel. Elle s’installe, démarre, tombe en panne et se sauvegarde comme un ordinateur réel, mais sans boîtier : la créer prend quelques minutes.

On distingue deux types d’hyperviseurs.

Hyperviseurs de type 1 et de type 2
Type 1 : sur le matériel serveurs, production VM 1 Windows Server KV-DC01 VM 2 Windows Server KV-FIC VM 3 Debian 13 KV-KERMAINT Hyperviseur Proxmox VE, Hyper-V Matériel du serveur KV-HV1 : 16 cœurs, 128 Go Type 2 : sur un système poste, tests, formation VM 1 Debian 13 maquette VM 2 Windows Server maquette … autres maquettes Hyperviseur de type 2 VirtualBox Système hôte Windows 11 Matériel du poste portable de Lucas Chaque VM croit disposer de son propre matériel : processeurs, mémoire, disque et carte réseau virtuels.
Un hyperviseur de type 1 s'installe directement sur le matériel du serveur ; un hyperviseur de type 2 est un logiciel qui s'exécute sur le système d'un poste.
Les deux types d’hyperviseurs
Type 1 (« sur le matériel ») Type 2 (« hébergé »)
Installation directement sur le serveur, à la place d’un système classique comme un logiciel, sur Windows, Linux ou macOS
Performances élevées plus faibles (une couche de plus)
Usage production : serveurs de l’organisation tests, maquettes, formation, poste du technicien
Exemples Proxmox VE (libre, fondé sur Debian et KVM), Microsoft Hyper-V, VMware ESXi Oracle VirtualBox, VMware Workstation
Chez Vellacor et Kervanet KV-HV1, KV-HV2 et les hyperviseurs de Vellacor (Proxmox VE) maquettes de Lucas et Sarah sur leurs portables
Piège

Une machine virtuelle n’est pas « moins réelle » pour l’utilisateur : le contrôleur de domaine KV-DC01 rend exactement le même service qu’un serveur physique. En revanche, elle dépend de son hôte : si KV-HV1 s’arrête sans solution de reprise, toutes ses VM s’arrêtent avec lui. Dans un inventaire, une VM se rattache toujours à son hyperviseur.

BPourquoi virtualiser

Les avantages de la virtualisation
Avantage Explication Exemple
Consolidation un serveur physique en remplace plusieurs, souvent peu chargés : moins d’achats, de place, d’électricité et de climatisation 5 serveurs de Kervanet sur 2 machines physiques
Isolation chaque service a son propre système : une panne ou une mise à jour n’affecte pas les autres mettre à jour KV-TEL sans toucher à KerMaint
Souplesse créer, cloner, agrandir une VM en quelques minutes VM de recette de KerMaint copiée de la VM de production
Instantanés photographier l’état d’une VM avant une opération risquée, puis revenir en arrière si besoin instantané avant une mise à jour de Debian
Continuité déplacer ou redémarrer une VM sur un autre hôte en cas de panne ou de maintenance réplication des VM de KV-HV1 vers KV-HV2
Indépendance du matériel une VM se déplace d’un serveur à un autre plus récent sans réinstallation renouvellement des hyperviseurs dans quelques années

Les limites existent : l’hôte devient un point unique de défaillance s’il n’est pas doublé, les VM se disputent les mêmes ressources, et les licences de certains logiciels se comptent par cœur physique de l’hôte. Un instantané n’est pas une sauvegarde : il est stocké sur le même hôte et disparaît avec lui (chapitre B1-05).

CLes ressources d’une machine virtuelle

L’hyperviseur attribue à chaque VM une part des ressources de l’hôte. Recenser une VM, c’est noter son système invité, ses vCPU, sa mémoire, ses disques, son réseau et son hôte.

Les machines virtuelles du siège de Kervanet (fil rouge, 20/10/2026)
VM Système invité Rôle vCPU Mémoire Disque Hôte habituel
KV-DC01 Windows Server 2025 contrôleur de domaine, DNS 2 8 Go 80 Go KV-HV1
KV-DC02 Windows Server 2025 contrôleur de domaine, DNS 2 8 Go 80 Go KV-HV2
KV-FIC Windows Server 2025 serveur de fichiers 4 16 Go 1 500 Go KV-HV1
KV-TEL Debian 13 téléphonie IP 2 4 Go 60 Go KV-HV2
KV-KERMAINT Debian 13 KerMaint et MariaDB 4 8 Go 120 Go KV-HV2
Total 14 44 Go 1 840 Go

Les VM sont répliquées d’un hôte à l’autre : si un hôte tombe en panne, l’autre doit pouvoir les faire toutes tourner. Vellacor applique trois règles : réserver 8 Go de mémoire au système de chaque hyperviseur ; garder au moins 20 % de mémoire libre sur l’hôte restant après une panne ; ne pas occuper plus de 80 % du stockage.

Exemple chiffré

Un seul hôte peut-il tout porter ?

Données : hôte de 16 cœurs (32 threads), 128 Go de mémoire, 3 840 Go de stockage ; VM : 14 vCPU, 44 Go, 1 840 Go ; réserve de l’hyperviseur : 8 Go.

Calculs :

  • mémoire : 44 + 8 = 52 Go, soit 52 ÷ 128 = 40,625 % ; il reste 59,375 % de mémoire libre (règle des 20 % respectée) ;
  • processeur : 14 vCPU pour 32 threads, soit 0,438 vCPU par thread (0,875 par cœur) : aucune surcharge ;
  • stockage : 1 840 ÷ 3 840 = 47,92 % (règle des 80 % respectée), soit 2 000 Go libres.

Interprétation : en cas de panne d’un hôte, l’autre peut faire tourner les cinq VM avec une large marge. Les hôtes peuvent accueillir de nouvelles VM, à condition de refaire ce calcul pour un seul hôte.

À retenir

On peut attribuer à l’ensemble des VM plus de vCPU qu’il n’y a de threads physiques, car les VM ne calculent pas toutes en même temps (on parle de surallocation) ; on évite en revanche de surallouer la mémoire, car une VM qui manque de mémoire ralentit fortement. Le dimensionnement fin est traité en SISR-06.

DConteneurs et nuage

Deux notions voisines complètent le panorama, sans être au programme de ce chapitre :

  • un conteneur isole une application et ses dépendances, mais partage le noyau du système hôte : il est plus léger et démarre plus vite qu’une VM, qui embarque un système complet (chapitre SISR-06) ;
  • l’hébergement dans le nuage (cloud) consiste à louer des VM, des plateformes ou des logiciels chez un fournisseur, payés à l’usage (IaaS, PaaS, SaaS : chapitre SISR-06 ; aspects contractuels : CEJMA-04).

7. Valoriser ce chapitre à l’épreuve E5

L’épreuve E5 évalue tes réalisations professionnelles à partir de ton portfolio. Ce chapitre ne fait pas à lui seul une réalisation, mais il te donne le vocabulaire et les méthodes pour décrire n’importe quel environnement technique, ce que le jury te demandera toujours.

AL’épreuve en bref

L’E5 (coefficient 4) est un oral de 40 minutes : 10 minutes de présentation de ton parcours de professionnalisation, puis 30 minutes d’entretien sur une ou plusieurs réalisations de ton portfolio. La commission (un enseignant de la spécialité et un professionnel du secteur, remplacé à défaut par un autre enseignant) s’appuie sur ton dossier numérique : le portfolio, qui décrit tes réalisations et les compétences mobilisées, le tableau de synthèse des réalisations et tes attestations de stage. Pour chaque réalisation, le tableau de synthèse (modèle tableur fourni par la circulaire de la session) indique notamment un intitulé court, la période, les productions et documents associés et les compétences du bloc mobilisées. La méthode du dossier est traitée au chapitre B1-12.

Toutes tes réalisations décrivent un environnement technique : matériels, systèmes, logiciels, machines virtuelles. C’est là que ce chapitre sert : un candidat qui écrit « un serveur » au lieu de « une VM Debian 13 de 4 vCPU et 8 Go hébergée sur Proxmox VE » donne l’impression de ne pas maîtriser ce qu’il a fait.

BRéalisations possibles

Réalisations professionnelles qui s’appuient sur ce chapitre
Réalisation Compétences du bloc 1 mobilisées Ce que le chapitre apporte
Recenser et documenter les ressources d’un site (fiches d’identification) 1.1 Gérer le patrimoine informatique familles de ressources, méthode d’identification, commandes
Préparer et installer une VM de recette pour une application 1.1, 1.5 Mettre à disposition un service VM, ressources, système invité, calcul de capacité
Choisir et préparer le remplacement de postes 1.1, 1.4 Travailler en mode projet, 1.5 lecture de fiches techniques, exigences du système
Monter une maquette virtualisée pour se former (annuaire, serveur web) 1.6 Organiser son développement professionnel hyperviseur de type 2, systèmes invités

CLes questions du jury

Méthode

Répondre à une question technique du jury

  1. Nommer précisément : système et version, type de machine (physique ou virtuelle), ressources attribuées.
  2. Justifier par le besoin : « 8 Go parce que la base et le serveur web en utilisent 5 en charge, avec une marge ».
  3. Prouver : capture d’écran, sortie de commande, fiche d’identification datée dans le portfolio.
  4. Distinguer ta contribution : ce que tu as fait toi-même, ce qui a été fait par l’équipe.
  5. Proposer une amélioration : ce que tu ferais autrement, ou ce qui reste à faire.
Exemple

Une question, deux réponses

Question du jury à Sarah : « Votre application de recette tourne sur quoi ? »

Réponse faible : « Sur un serveur Linux chez le client. »

Réponse attendue : « Sur une machine virtuelle Debian 13, KV-RECETTE, de 2 vCPU, 4 Go de mémoire et 60 Go de disque, hébergée par l’hyperviseur Proxmox VE KV-HV1 du siège de Kervanet. J’ai vérifié avant sa création qu’un seul hôte pourrait encore porter toutes les VM en cas de panne. »

Erreurs fréquentes et points de vigilance

Erreur Ce qu’il faut faire
Confondre système d’information et système informatique le SI inclut les personnes, les procédures et les informations ; le système informatique n’en est que la partie technique
Confondre mémoire vive et stockage (« mon PC a 512 Go de mémoire ») mémoire vive = travail en cours, volatile (8, 16 Go) ; stockage = conservation (512 Go)
Comparer deux processeurs par la seule fréquence regarder aussi les cœurs, les threads, la génération
Croire qu’un disque « a perdu » de la capacité 512 Go = 476,84 Gio : une différence d’unité, pas une perte
Prendre la configuration minimale comme cible c’est un plancher ; prévoir une marge pour la durée de vie
Écrire « un serveur » sans préciser physique ou virtuel, système et version, ressources, hôte
Recenser une VM sans son hyperviseur une VM dépend de son hôte : noter le lien
Considérer un instantané comme une sauvegarde l’instantané reste sur l’hôte ; la sauvegarde est ailleurs (B1-05)
Surallouer la mémoire des VM le processeur se suralloue raisonnablement, la mémoire non
Vérifier la capacité des hôtes à deux refaire le calcul pour un seul hôte, celui qui reste après une panne
Ne pas dater un relevé une fiche d’identification indique la date et la méthode du relevé

L’essentiel du chapitre

À retenir

À retenir

  • SI : personnes, procédures, informations et outils qui collectent, mémorisent, traitent et diffusent l’information. Système informatique : sa partie technique (matériels, logiciels, réseau, données enregistrées).
  • Ressource numérique : équipement, logiciel, service, données, compte, nom de domaine. L’identifier : identifiant, nature et caractéristiques, lieu et utilisateur, usage et dépendances, criticité, date du relevé.
  • Composants : processeur (architecture x86-64 ou ARM, cœurs, threads, fréquence), mémoire vive (rapide, volatile ; ECC sur les serveurs), stockage (SSD SATA ou NVMe, disque dur), carte mère, UEFI avec démarrage sécurisé, TPM 2.0, interface réseau, périphériques.
  • Unités : 1 Go = 109 octets, 1 Gio = 230 octets ; 512 Go = 476,84 Gio ; 1 To = 931,32 Gio. Débit utile SATA 600 Mo/s, Ethernet 1 Gbit/s 125 Mo/s : le maillon le plus lent fixe la durée.
  • Serveur : rend un service aux clients, en permanence ; redondance (ECC, disques, deux alimentations), gestion à distance, format en baie.
  • Système d’exploitation : noyau et pilotes entre les applications et le matériel ; gère processus, mémoire (virtuelle), fichiers (NTFS, ext4), périphériques, utilisateurs et droits, réseau ; interface graphique ou ligne de commande. Windows (propriétaire, PowerShell) et Linux (libre, distributions, Bash, apt).
  • Logiciels : système, application, serveur ; installés, en ligne (SaaS) ou sur mesure ; toujours noter version et licence.
  • Virtualisation : hyperviseur de type 1 (sur le matériel : Proxmox VE, Hyper-V) ou de type 2 (sur un système : VirtualBox) ; VM = vCPU, mémoire, disques virtuels, carte réseau virtuelle ; consolidation, isolation, instantanés, continuité ; capacité vérifiée pour un seul hôte.
  • E5 : décrire précisément l’environnement de chaque réalisation, justifier, prouver, distinguer sa contribution.

Sources et références

  • Arrêté du 29 avril 2019 portant définition et fixant les conditions de délivrance du BTS « Services informatiques aux organisations », modifié par les arrêtés du 8 juillet 2024 et du 22 novembre 2024 ; référentiel complet de la fiche RNCP40792 (annexe I.B, bloc 1 ; annexe II.E, environnement technologique), lus le 20/10/2026.
  • SIEC, BTS SIO session 2026, document « Épreuve orale E5 — déroulement de l’épreuve », lu le 20/10/2026 (dossier numérique, tableau de synthèse, déroulement).
  • Microsoft, « Spécifications et configuration système requise de Windows 11 » (microsoft.com), lu le 20/10/2026.
  • Microsoft Learn, cycle de vie de Windows 10 Famille et Professionnel et de Windows Server 2025, lus le 20/10/2026.
  • Microsoft Learn, documentation de Get-ComputerInfo, Get-PhysicalDisk et des classes Win32_OperatingSystem, Win32_Processor, Win32_ComputerSystem et MSFT_PhysicalDisk, lue le 20/10/2026.
  • Debian, page de la version « trixie » (debian.org/releases/trixie) et fiches des paquets de Debian 13 (packages.debian.org : linux-image-amd64, coreutils, procps, util-linux), lues le 20/10/2026 ; Proxmox, feuille de route de Proxmox VE (pve.proxmox.com), lue le 20/10/2026 ; Microsoft, cycle de vie de Windows Server 2025 (fin du support standard le 14/11/2029, étendu le 15/11/2034, heure du Pacifique), relu le 20/10/2026.
  • Commandes Linux : sorties relevées le 20/10/2026 sur LAB-UBU01 (Ubuntu 24.04.5 ; util-linux 2.39.3, procps-ng 4.0.4, coreutils 9.4).
  • FuturBTS : CEJM-16 (SI et management), ANG-21 (anglais de l’informaticien) ; SIO B1-02 (réseau), B1-03 (gestion de parc), B1-04 (comptes et droits), B1-05 (sauvegarde), B1-06 (assistance), B1-07 (scripts), B1-11 (déploiement), B1-12 (portfolio E5), B3-04 (sécurité des postes), SISR-06 (virtualisation), SISR-07 (disponibilité), CEJMA-02 (licences).

Contenu original FuturBTS. Vellacor Services Numériques, Kervanet Hôtels & Résidences et les personnes citées sont fictifs. Les produits nommés (Windows, Debian, Ubuntu, Proxmox VE, Hyper-V, VMware, VirtualBox) le sont à titre d’exemple. Aucun passage, exemple ou exercice n’est repris d’un manuel existant.

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