Support et mise à disposition de services informatiques
Une fiche par chapitre : l’essentiel, les définitions, les méthodes et les pièges. La fiche du chapitre offert est en accès libre.
Comprendre le système informatique
L’essentiel
- SI : personnes, procédures, informations et outils qui collectent, mémorisent, traitent et diffusent l’information. Le système informatique n’en est que la partie technique ; on décrit toujours une ressource avec son usage.
- Ressources numériques : équipements utilisateur, serveurs, équipements réseau, logiciels, données et services, identités et accès (comptes, certificats, noms de domaine).
- Processeur : architecture (x86-64 ou ARM), cœurs, threads (un cœur peut traiter deux threads), fréquence (comparable seulement à génération égale), cache.
- Mémoire vive : rapide mais volatile ; ECC toujours sur un serveur ; pleine, elle déborde en mémoire virtuelle et la machine ralentit fortement.
- Stockage : disque dur (économique, lent) ou SSD (rapide, sans pièce mobile), en SATA ou NVMe. Le maillon le plus lent fixe la durée d’une copie.
- Carte mère : UEFI (successeur du BIOS, démarrage sécurisé) et puce TPM ; Windows 11 exige les deux (TPM 2.0).
- Serveur : conçu pour tout le monde, en permanence : ECC, disques en RAID, deux alimentations, gestion à distance, composants remplaçables à chaud, format en baie.
- Système d’exploitation : six fonctions (processus,
mémoire, fichiers, périphériques, utilisateurs et droits, réseau) +
interface graphique ou ligne de commande. Windows : propriétaire, NTFS,
PowerShell ; Linux : noyau libre, distributions (Debian 13), ext4, Bash,
apt. - Logiciels : système, application, serveur ; installés, en ligne (SaaS) ou sur mesure ; toujours noter version et licence.
- Virtualisation : hyperviseur de type 1 sur le matériel (Proxmox VE, Hyper-V : production) ou de type 2 sur un système (VirtualBox : tests). Atouts : consolidation, isolation, souplesse, instantanés, continuité. Une VM dépend de son hôte.
Les définitions clés
- Ressource numérique : tout élément du système informatique que l’organisation utilise et doit gérer.
- Processus / service (démon) : programme en cours d’exécution / processus en arrière-plan, sans fenêtre.
- Système de fichiers : organisation des données sur un support (noms, dossiers, dates, droits) : NTFS, ext4, exFAT (sans droits).
- Machine virtuelle : ordinateur simulé par l’hyperviseur (vCPU, mémoire, disques virtuels, carte réseau virtuelle).
- Surallocation : plus de vCPU que de threads physiques ; acceptable pour le processeur, à éviter pour la mémoire.
Formules et méthodes
Unités : 1 Go = 109 octets, 1 Gio = 230 = 1 073 741 824 octets ; 512 Go = 476,84 Gio ; 1 To = 931,32 Gio.
Débit utile = débit de la liaison × rendement du codage ÷ 8 (SATA : 6 × 8/10 ÷ 8 = 0,6 Go/s). Durée = volume ÷ débit du maillon le plus lent : 40 000 Mo ÷ 125 Mo/s = 320 s.
Identifier une ressource : identifiant unique
(KV-ROY-REC01, numéro de série) → nature et
caractéristiques → lieu et utilisateur → usage et dépendances →
criticité → date et source du relevé.
Fiche d’identification d’une machine :
- Système :
cat /etc/os-release,uname -srm;Win32_OperatingSystem. - Processeur et mémoire :
lscpu,free -h;Win32_Processor,Win32_ComputerSystem. - Stockage :
lsblk -d -o NAME,SIZE,ROTA,TYPE,df -h -T /;Get-PhysicalDisk. - Physique ou virtuelle : ligne « Hypervisor » de
lscpu, propriétéHypervisorPresent. - Usage ; dater la fiche et noter les commandes.
Un seul hôte peut-il tout porter ? Mémoire des VM + 8 Go réservés, avec au moins 20 % de mémoire libre ; stockage ≤ 80 % ; vCPU comparés aux threads. Calcul fait pour l’hôte restant après une panne : (44 + 8) ÷ 128 = 40,625 %.
Les 3 pièges à éviter
- Confondre mémoire vive et stockage, ou croire qu’un disque de 512 Go « a perdu » de la capacité.
- Prendre la configuration minimale comme cible : c’est un plancher.
- Considérer un instantané comme une sauvegarde : il reste sur l’hôte et disparaît avec lui.