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B1 · chapitre 1 Chapitre offert

Découvrir l'univers de la communication

Ce que tu sauras faire : Caractériser un annonceur et l'organisation de sa fonction communication, situer chaque acteur du secteur (agences, agences médias, régies, médias, prestataires) et son périmètre, choisir un mode de consultation adapté, reconnaître les métiers et classer une action selon son type de communication et ses enjeux.

1 h 30 de cours 10 exercices corrigés 10 questions de quiz
FUTUR BTS

Cherche d’abord au brouillon, puis ouvre le corrigé. Les exercices vont du plus simple au plus exigeant : les points indiquent leur difficulté. Compare ta démarche, pas seulement ton résultat.

Sauf indication contraire, les exercices se situent chez Orvenne Communication (agence conseil de 24 salariés à Rouen, avec sa régie Orvenne Médias) en octobre 2026. Orvenne, ses clients et les personnes citées sont fictifs ; les textes juridiques sont réels et à jour au 21/10/2026 ; les chiffres du marché publicitaire sont ceux du baromètre de France Pub, de l’IREP et de Kantar Media publié en mars 2026.

Exercice 1

Qui est qui ?

Application

Pour chaque situation, indique le type d’acteur souligné (annonceur, agence conseil généraliste, agence spécialisée, agence médias, régie publicitaire, support, prestataire, institut d’études) et justifie en une phrase.

  1. La Biscuiterie Ombrevaux valide le budget de sa campagne de printemps 2027 et la paie.

  2. Orvenne Communication propose à Dalbrecq une stratégie, des pistes créatives et un plan d’actions mêlant journal interne, vidéos et événement.

  3. Orvenne Médias vend à une concession automobile un « Pack Semaine » de spots de 10 secondes sur ses 64 écrans.

  4. Un imprimeur de Bolbec imprime les 8 000 programmes du festival Ciné-Marées à partir du fichier fourni par Orvenne.

  5. Une agence parisienne qui ne fait que des relations presse est consultée par un grand groupe pour le lancement d’un produit.

  6. Une radio régionale diffuse les spots d’Ombrevaux entre deux émissions.

  7. Orvenne Communication, en vertu d’un mandat écrit, réserve pour Ombrevaux 38 000 € HT d’espace sur cette radio.

  8. La société qui a réalisé le baromètre social de Dalbrecq en juin 2026.

Voir le corrigé détaillé
Situation Type d’acteur Justification
a) Ombrevaux valide et paie annonceur elle décide, finance et répond de la campagne
b) Orvenne propose stratégie, création et plan agence conseil généraliste elle conseille et crée sur plusieurs métiers (interne, vidéo, événement)
c) Orvenne Médias vend un « Pack Semaine » régie publicitaire elle commercialise l’espace de ses propres écrans
d) L’imprimeur de Bolbec prestataire il exécute une fabrication technique à partir d’un fichier fourni
e) L’agence de relations presse agence spécialisée elle ne maîtrise qu’un domaine, les relations presse
f) La radio régionale support (du média radio) elle diffuse les messages auprès de son public
g) Orvenne réserve l’espace sous mandat agence médias (rôle de mandataire) elle achète l’espace au nom et pour le compte d’Ombrevaux
h) La société du baromètre social institut d’études elle mesure les attitudes des salariés
Piège

Orvenne apparaît trois fois (b, c, g) avec trois rôles : agence conseil, régie, agence médias. On qualifie un rôle dans une opération, pas une entreprise.

Exercice 2

Vrai ou faux ?

Application

Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis corrige celles qui sont fausses.

  1. Une association qui organise un festival et paie des affiches pour le faire connaître est un annonceur.

  2. Une régie publicitaire achète de l’espace pour le compte des annonceurs.

  3. La presse est un support ; un quotidien régional est un média.

  4. Une agence peut acheter de l’espace publicitaire à son nom puis le revendre à son client avec une marge, sans contrat écrit.

  5. Une remise accordée par une radio sur un achat d’espace doit figurer sur la facture adressée à l’annonceur.

  6. Une commune peut confier une campagne de 45 000 € HT à une agence sans publicité ni mise en concurrence, à condition de choisir une offre pertinente et de ne pas s’adresser systématiquement au même prestataire.

  7. La loi oblige l’annonceur à indemniser les agences non retenues d’une compétition.

  8. La communication institutionnelle porte sur l’organisation elle-même et non sur ses produits.

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  1. Vrai. L’association décide, finance et répond de sa communication : elle est annonceur, même sans but lucratif.

  2. Faux. La régie vend l’espace des supports ; c’est l’agence médias qui l’achète pour le compte des annonceurs.

  3. Faux. C’est l’inverse : la presse est un média (famille de supports) ; un quotidien régional est un support.

  4. Faux. Un intermédiaire ne peut acheter de l’espace que pour le compte d’un annonceur, en vertu d’un contrat écrit de mandat (art. 20 de la loi n° 93-122) : il ne peut pas le revendre avec une marge cachée.

  5. Vrai. Tout rabais accordé par le vendeur figure sur la facture adressée à l’annonceur ; l’intermédiaire ne peut le garder que si le mandat le prévoit expressément (art. 20).

  6. Vrai. Sous 60 000 € HT pour des services, l’acheteur public peut passer un marché sans publicité ni mise en concurrence, avec ces deux précautions (art. R2122-8 C. commande publique).

  7. Faux. L’indemnisation est une recommandation professionnelle (par exemple 5 % du budget annoncé selon le collectif « l’agence des agences » en 2022), pas une obligation légale. Si l’annonceur l’a promise dans le brief, il doit tenir sa promesse.

  8. Vrai. La communication institutionnelle (corporate) parle de l’organisation : identité, valeurs, engagements, résultats.

Exercice 3

Classer des actions de communication

Analyse

Jade prépare pour Hugo un tableau des actions prévues en 2027 chez trois clients et chez une collectivité. Pour chaque action, indique le type de communication (commerciale, institutionnelle, interne, marque employeur ou recrutement, publique, associative, sociétale, financière, de crise), sa cible principale et son enjeu.

  1. Ombrevaux diffuse un spot radio pour sa nouvelle gamme de goûters à emporter du 15 mars au 30 avril 2027.

  2. Ombrevaux publie sur son site une page expliquant son passage aux emballages en carton recyclable.

  3. Dalbrecq lance une application d’information sur mobile destinée à ses conducteurs.

  4. Dalbrecq diffuse sur des sites d’emploi et sur les écrans d’Orvenne une campagne « Prenez la route avec nous ».

  5. Ciné-Marées publie son programme et ouvre la billetterie de sa 10e édition.

  6. Une communauté de communes lance une campagne pour inciter les habitants à prendre son nouveau réseau de bus.

  7. Après un rappel de produit lié à un défaut d’étiquetage, Ombrevaux publie un communiqué et répond aux questions des consommateurs.

  8. Un groupe coté en Bourse présente ses résultats annuels aux analystes et aux actionnaires.

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Action Type Cible principale Enjeu
a) Spot radio de la nouvelle gamme commerciale acheteurs en grandes surfaces ventes, lancement du produit
b) Page sur les emballages recyclables sociétale (RSE), à dimension institutionnelle consommateurs, distributeurs, grand public crédibilité des engagements, image
c) Application pour les conducteurs interne salariés mobiles information, appartenance
d) Campagne « Prenez la route avec nous » recrutement, marque employeur candidats conducteurs pourvoir 34 postes
e) Programme et billetterie du festival associative (à visée commerciale pour la billetterie) public du festival fréquentation, réussite de la 10e édition
f) Campagne pour le réseau de bus publique habitants changement de comportement d’intérêt général, utilité du service
g) Communiqué après le rappel de produit de crise consommateurs, médias, distributeurs confiance, réputation, sécurité
h) Résultats annuels aux analystes financière actionnaires, investisseurs, analystes confiance des financeurs
Piège

Pour b) et e), deux types sont défendables. Ce qui est noté, c’est la justification : émetteur, objet du message, cible et objectif.

Exercice 4

Associer métiers et missions

Application

Partie A. Associe chaque mission au métier qui l’exerce le plus souvent (un métier par mission).

Métiers : directeur de la communication ; chargé de communication interne ; chargé des relations presse ; responsable des réseaux sociaux ; responsable marque employeur ; directeur de clientèle (agence) ; concepteur-rédacteur (agence) ; responsable de production (agence) ; chef de publicité régie.

  1. Répondre aux commentaires publiés sous une vidéo de l’entreprise et modérer les messages injurieux.
  2. Négocier avec la direction générale le budget annuel de communication et choisir les agences.
  3. Rédiger l’accroche et le texte d’une annonce presse.
  4. Organiser une conférence de presse et relancer les journalistes.
  5. Préparer le journal interne et animer l’intranet.
  6. Comparer trois devis d’imprimeurs et suivre le bon à tirer (BAT : la dernière épreuve que le client valide avant l’impression).
  7. Construire avec l’école de conduite routière partenaire une action pour attirer de futurs conducteurs.
  8. Vendre une offre d’espace sur un réseau d’écrans à une concession automobile.
  9. Garantir la rentabilité du budget d’un client et présenter la recommandation de l’agence.

Partie B. Bérénice Lhuillier est seule au service marketing et communication d’Ombrevaux. Cite trois des métiers ci-dessus dont elle exerce une partie des missions et explique pourquoi c’est fréquent dans une PME.

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Partie A.

Mission Métier
1. Répondre aux commentaires et modérer responsable des réseaux sociaux
2. Négocier le budget, choisir les agences directeur de la communication
3. Rédiger l’accroche et le texte concepteur-rédacteur (agence)
4. Conférence de presse, relances chargé des relations presse
5. Journal interne, intranet chargé de communication interne
6. Devis d’imprimeurs, bon à tirer responsable de production (agence)
7. Action pour attirer de futurs conducteurs responsable marque employeur
8. Vendre une offre d’écrans chef de publicité régie
9. Rentabilité du budget, présentation de la recommandation directeur de clientèle (agence)

Partie B. Bérénice exerce par exemple une partie des missions du directeur de la communication (budget, choix et pilotage de l’agence), du chargé des relations presse (relations avec la presse régionale) et du responsable des réseaux sociaux (publications de la marque), sans compter le marketing. Dans une PME de 85 salariés, le budget ne permet pas une équipe spécialisée : une seule personne, polyvalente et rattachée au dirigeant, définit les besoins et s’appuie sur une agence pour l’expertise et la production.

Exercice 5

Organiser la fonction communication

Analyse

Annexe — Organisation de la communication chez trois annonceurs (octobre 2026)

  • Ombrevaux (85 salariés) : Bérénice Lhuillier, responsable marketing et communication, seule au service, rattachée directement au président Arnaud Ombrevaux. Orvenne assure la création, la production et l’achat d’espace.
  • Dalbrecq (420 salariés, 6 sites) : pas de direction de la communication. Élodie Varin, chargée de communication interne, dépend du directeur des ressources humaines ; la direction commerciale fait ses plaquettes et ses salons ; le président s’adresse lui-même à la presse régionale et aux élus. Baromètre social de juin 2026 : 41 % des répondants se disent informés de la vie de l’entreprise.
  • Hôtel Belle-Rive (fictif, 12 salariés, Étretat) : la directrice gère elle-même le site, les réseaux sociaux et les relations avec les guides, sans service ni agence attitrée.

Travail à faire :

  1. Pour chaque annonceur, précise le rattachement de la communication et le degré d’externalisation (intégrée, mixte, externalisée).

  2. Relève, pour Dalbrecq, deux risques liés à l’organisation actuelle.

  3. Sébastien Goarnisson, directeur des ressources humaines de Dalbrecq, envisage de créer en 2027 un poste de responsable de la communication rattaché au président. Présente deux arguments en faveur de ce projet et une limite.

  4. Que conseillerais-tu à la directrice de l’Hôtel Belle-Rive pour une action ponctuelle (refonte de sa brochure) : recruter, passer par une agence généraliste ou s’adresser directement à un prestataire ? Justifie.

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a) Rattachement et externalisation.

Annonceur Rattachement Organisation
Ombrevaux au président (direction générale) mixte très externalisée : pilotage par Bérénice, création, production et achat d’espace par Orvenne
Dalbrecq dispersé : ressources humaines ou RH (interne), direction commerciale (plaquettes, salons), président (presse, élus) mixte : Orvenne pour les actions de 2027, le reste en interne
Hôtel Belle-Rive à la directrice elle-même intégrée de fait, sans spécialiste ni agence

b) Deux risques chez Dalbrecq.

  • Incohérence des messages : trois directions parlent au nom du groupe sans coordination (l’image donnée aux clients, aux candidats et aux élus peut diverger).
  • Information interne défaillante : la communication interne n’a qu’une personne, pour 420 salariés dispersés sur 6 sites ; le baromètre le confirme (41 % seulement se disent informés).

D’autres réponses sont acceptées : site internet mis à jour irrégulièrement, président sans appui face à la presse en cas de crise.

c) Un responsable de la communication rattaché au président.

  • Pour : une seule personne garantit la cohérence de toute la communication (interne, recrutement, clients, institutionnelle) ; le rattachement au président lui donne de l’autorité et l’accès aux décisions, utile aussi en cas de crise.
  • Limite : c’est un coût fixe supplémentaire, et il faut organiser le lien avec la RH (communication interne, recrutement) pour ne pas créer un conflit de périmètre.

d) Hôtel Belle-Rive. Pour une action ponctuelle et technique (une brochure), recruter n’est pas justifié et une agence généraliste serait surdimensionnée. Le plus adapté est de s’adresser directement à un prestataire (graphiste indépendant puis imprimeur), de gré à gré, après avoir comparé deux ou trois devis. Si l’hôtel voulait revoir toute son image, une agence se justifierait.

Exercice 6

Lire les chiffres du marché

Calcul et analyse

Annexe — Investissements de communication des annonceurs en France en 2025 (France Pub, communiqué France Pub, IREP et Kantar Media de mars 2026), en millions d’euros

Ensemble 2025 Évolution 2025/2024
Cinq médias historiques 7 894 − 5,9 %
Digital 11 291 + 8,2 %
Autres médias (hors-média) 16 027 − 5,0 %
dont promotion et PLV 6 202 + 0,8 %
dont événementiel 4 989 − 9,3 %
dont marketing direct 4 436 − 7,5 %
dont annuaires 400 − 4,5 %
Total 35 212 − 1,3 %

Le même communiqué recense 84 753 annonceurs, dont 70 251 présents en digital.

  1. Vérifie que le total est cohérent avec ses trois composantes, puis calcule la part de chaque ensemble dans le total 2025, en pourcentage arrondi au dixième (par exemple 22,4 %).

  2. Estime le montant 2024 du digital et de l’ensemble des dépenses, puis la variation en millions d’euros du digital entre 2024 et 2025 (arrondis au million). Explique pourquoi ces montants 2024 ne sont que des estimations.

  3. Calcule la part des annonceurs présents en digital.

  4. Thibault Quéméner affirme en réunion : « Le hors-média est mort, tout passe par le digital. » Nuance cette affirmation en deux arguments chiffrés, puis indique ce que ces chiffres signifient pour une agence comme Orvenne.

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a) Cohérence et parts.

On additionne les trois ensembles : 7 894 + 11 291 + 16 027 = 35 212 M€ ; on retrouve le total, il est cohérent. On fait de même pour le détail du hors-média : 6 202 + 4 989 + 4 436 + 400 = 16 027 M€.

Méthode pour une part : montant de l’ensemble ÷ total × 100. Exemple : 7 894 ÷ 35 212 = 0,2242 ; 0,2242 × 100 = 22,42 %, arrondi au dixième : 22,4 %.

Ensemble Calcul Part
Cinq médias 7 894 ÷ 35 212 × 100 22,4 %
Digital 11 291 ÷ 35 212 × 100 32,1 %
Hors-média 16 027 ÷ 35 212 × 100 45,5 %

b) Estimation de 2024.

Raisonnement : une hausse de 8,2 % signifie que montant 2025 = montant 2024 × (1 + 0,082) = montant 2024 × 1,082. Pour remonter à 2024, on fait l’opération inverse : on divise par 1,082. D’où la formule : montant 2024 = montant 2025 ÷ (1 + taux d’évolution).

  • Digital : 11 291 ÷ 1,082 = 10 435,3, soit ≈ 10 435 M€ ; variation ≈ 11 291 − 10 435 = + 856 M€.
  • Total : la baisse de 1,3 % donne un coefficient de 1 − 0,013 = 0,987 ; 35 212 ÷ 0,987 = 35 675,8, soit ≈ 35 676 M€.

Erreur à éviter : retirer 8,2 % de 11 291 (11 291 × 0,918 = 10 365 M€) est faux, car les 8,2 % se calculent sur le montant 2024, pas sur celui de 2025.

Ce sont des estimations car les taux publiés sont arrondis au dixième de point ; de plus, le baromètre peut réviser les chiffres de l’année précédente. Seuls les chiffres 2024 publiés par la source font foi.

c) Annonceurs en digital. Part = annonceurs en digital ÷ total des annonceurs × 100 = 70 251 ÷ 84 753 × 100 = 82,89 %, soit ≈ 82,9 % : plus de quatre annonceurs sur cinq sont présents en digital.

d) Nuancer « le hors-média est mort ».

  • Le hors-média reste le premier poste : 45,5 % des dépenses, 16 027 M€, contre 32,1 % pour le digital.
  • Sa baisse (− 5,0 %) n’est pas uniforme : la promotion et la PLV progressent (+ 0,8 %, 6 202 M€, premier poste du hors-média) ; c’est surtout l’événementiel (− 9,3 %) et le marketing direct (− 7,5 %) qui reculent.

Pour Orvenne, le digital est un relais de croissance à renforcer (32,1 % du marché, + 8,2 %), mais ses activités de production (impression, événementiel, PLV) restent demandées : une agence 360 doit combiner les deux, et suivre de près la baisse de l’événementiel, qui touche une partie de sa production refacturée.

Exercice 7

Acheter de l’espace pour un client

Droit

Pour la campagne de printemps 2027 d’Ombrevaux, Orvenne réserve 38 000 € HT d’espace sur une radio régionale. Le mandat écrit signé avec Ombrevaux le 7 octobre 2026 fixe la rémunération d’Orvenne pour le conseil média et l’achat, et ne dit rien des remises. En novembre, la régie de la radio propose trois choses à Orvenne :

  • une remise de 5 % « pour l’agence », que la radio ne ferait pas figurer sur la facture d’Ombrevaux ;
  • l’envoi de la facture d’espace à Orvenne seulement, « pour simplifier » ;
  • une « prime de fin d’année » versée à Orvenne si elle place au moins 100 000 € HT d’espace sur la station en 2027, tous clients confondus.
  1. Rappelle le principe posé par la loi n° 93-122 pour l’achat d’espace par un intermédiaire. Quelle est la qualité juridique d’Orvenne dans cette opération ?

  2. Calcule le montant de la remise proposée. À qui doit-elle profiter ? Que faudrait-il pour qu’Orvenne puisse la conserver ?

  3. Que penses-tu de l’envoi de la facture à Orvenne seulement ?

  4. La « prime de fin d’année » est-elle acceptable ? Justifie.

  5. Rédige en cinq lignes la réponse de Hugo Delaunay à la régie.

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a) Principe. Un intermédiaire ne peut acheter de l’espace publicitaire que pour le compte d’un annonceur et dans le cadre d’un contrat écrit de mandat (art. 20 de la loi n° 93-122). Orvenne est donc mandataire d’Ombrevaux : elle agit au nom de son client, dans son intérêt, et n’est payée que par lui.

b) La remise. 38 000 × 5 % = 38 000 × 0,05 = 1 900 € HT. Tout rabais accordé par le vendeur doit figurer sur la facture adressée à l’annonceur et lui profite. Orvenne ne pourrait la conserver que si le contrat de mandat le prévoyait expressément ; ici, le mandat ne dit rien : la remise revient à Ombrevaux et ne peut pas être cachée.

c) La facture. Même si l’annonceur ne paie pas directement le vendeur, la facture lui est communiquée directement par ce dernier (art. 20). L’envoi à Orvenne seulement n’est pas acceptable : la radio doit adresser la facture à Ombrevaux (Orvenne peut en recevoir une copie pour son suivi).

d) La prime de fin d’année. Le mandataire ne peut recevoir aucune rémunération ni aucun avantage de la part du vendeur (art. 21). Une prime versée par la radio à Orvenne en fonction du volume placé est donc interdite ; elle créerait en plus un conflit d’intérêts (Orvenne serait tentée de privilégier cette station au détriment de ses clients).

e) Réponse de Hugo (exemple).

Bonjour, Merci pour votre proposition. Orvenne achète l’espace d’Ombrevaux en qualité de mandataire : la remise de 5 % doit figurer sur la facture, adressée directement à Ombrevaux, et lui revient. Nous ne pouvons accepter aucune prime de volume de votre part. Nous vous remercions de nous transmettre un ordre de publicité (bon de commande de l’espace) et une facture établis en ce sens. Hugo Delaunay

Piège

Le problème ne vient pas du montant de la remise mais de sa transparence. Une remise annoncée, facturée à l’annonceur et conservée par l’agence en vertu d’une clause expresse du mandat serait régulière.

Exercice 8

Analyser une compétition d’agences

Calcul et analyse

En novembre 2025, le Groupe Dalbrecq a consulté quatre agences pour sa communication interne et sa marque employeur (budget annuel annoncé : environ 90 000 € HT). Le brief, remis le 3 novembre 2025, annonçait les critères, leur poids et une indemnité de 1 500 € HT pour chaque agence non retenue. Les soutenances ont eu lieu le 8 décembre 2025.

Annexe — Notes sur 20 attribuées par le comité de sélection

Critère (poids) Agence A Agence B Agence C Orvenne
Compréhension du brief (30 %) 14 12 10 17
Créativité (25 %) 17 13 15 14
Connaissance des publics mobiles (15 %) 9 13 11 15
Honoraires (20 %) 12 16 18 13
Organisation et engagements RSE (10 %) 11 14 8 16
  1. Calcule la note pondérée de chaque agence (au centième) et classe-les.

  2. Le directeur financier aurait voulu la pondération suivante : compréhension 20 %, créativité 15 %, publics mobiles 15 %, honoraires 40 %, organisation et RSE 10 %. Recalcule les notes. Le choix change-t-il ? Que montre cette simulation ?

  3. Calcule le coût total des indemnités et rapporte-le au budget annoncé. Compare avec la recommandation de dédommagement formulée en 2022 par le collectif « l’agence des agences ».

  4. L’agence A, la plus créative, n’a pas été retenue. Sébastien Goarnisson propose de transmettre son idée de campagne à Orvenne pour qu’elle la réalise. Que lui réponds-tu ?

  5. Cite deux bonnes pratiques de cette compétition et une amélioration possible.

Voir le corrigé détaillé

a) Notes pondérées. Formule : Σ (poids × note) ÷ 100. On multiplie chaque note par le poids de son critère, on additionne les cinq produits, puis on divise par 100 (les poids totalisent 100 %).

Agence Calcul Note
A (30 × 14 + 25 × 17 + 15 × 9 + 20 × 12 + 10 × 11) ÷ 100 = (420 + 425 + 135 + 240 + 110) ÷ 100 13,30
B (30 × 12 + 25 × 13 + 15 × 13 + 20 × 16 + 10 × 14) ÷ 100 = (360 + 325 + 195 + 320 + 140) ÷ 100 = 1 340 ÷ 100 13,40
C (30 × 10 + 25 × 15 + 15 × 11 + 20 × 18 + 10 × 8) ÷ 100 = (300 + 375 + 165 + 360 + 80) ÷ 100 = 1 280 ÷ 100 12,80
Orvenne (30 × 17 + 25 × 14 + 15 × 15 + 20 × 13 + 10 × 16) ÷ 100 = (510 + 350 + 225 + 260 + 160) ÷ 100 = 1 505 ÷ 100 15,05

Classement : Orvenne (15,05), B (13,40), A (13,30), C (12,80).

b) Pondération du directeur financier.

Agence Calcul Note
A (20 × 14 + 15 × 17 + 15 × 9 + 40 × 12 + 10 × 11) ÷ 100 = (280 + 255 + 135 + 480 + 110) ÷ 100 12,60
B (20 × 12 + 15 × 13 + 15 × 13 + 40 × 16 + 10 × 14) ÷ 100 = (240 + 195 + 195 + 640 + 140) ÷ 100 14,10
C (20 × 10 + 15 × 15 + 15 × 11 + 40 × 18 + 10 × 8) ÷ 100 = (200 + 225 + 165 + 720 + 80) ÷ 100 13,90
Orvenne (20 × 17 + 15 × 14 + 15 × 15 + 40 × 13 + 10 × 16) ÷ 100 = (340 + 210 + 225 + 520 + 160) ÷ 100 14,55

Orvenne reste première, mais l’écart avec B passe de 1,65 point (15,05 − 13,40) à 0,45 point (14,55 − 14,10), et C passe de la dernière à la troisième place. La simulation montre que le choix des poids pèse sur le résultat : c’est pourquoi on fixe les critères et les poids avant de recevoir les propositions, et on les annonce dans le brief. Changer les poids après les soutenances serait déloyal envers les agences.

c) Indemnités. 3 × 1 500 = 4 500 € HT, soit 4 500 ÷ 90 000 × 100 = 5 % du budget annoncé. C’est exactement le niveau de dédommagement recommandé en 2022 par le collectif « l’agence des agences » (5 % du budget annoncé), une recommandation professionnelle et non une obligation légale.

d) L’idée de l’agence A. Il faut refuser. L’idée créative présentée par l’agence A lui appartient tant qu’elle ne l’a pas cédée ; l’indemnité de compétition rémunère une partie du travail, elle ne vaut pas cession des droits. La faire réaliser par Orvenne exposerait Dalbrecq (et Orvenne) à une action de l’agence A (droit d’auteur, B2-11) et nuirait à sa réputation auprès des agences. Si Dalbrecq tient à cette idée, elle doit négocier par écrit avec l’agence A.

e) Bonnes pratiques et amélioration.

  • Bonnes pratiques : nombre limité d’agences (quatre) ; critères, poids et indemnité annoncés dans le brief ; indemnisation des agences perdantes ; décision appuyée sur une grille.
  • Amélioration possible : le délai entre le brief (3/11) et les soutenances (8/12) est d’environ cinq semaines, ce qui est correct ; on pourrait en revanche faire assister le président au brief et aux soutenances, ou annoncer un budget plus précis qu’« environ 90 000 € HT ».
Exercice 9

Choisir le mode de consultation

Droit

Pour chaque situation, indique le mode de consultation adapté (gré à gré, compétition d’agences, appel d’offres privé, ou procédure de la commande publique en précisant laquelle) et justifie avec les règles du cours.

  1. Ciné-Marées doit faire réimprimer en urgence 500 affiches, trois jours avant l’ouverture du festival, chez l’imprimeur qui a les fichiers.

  2. La Biscuiterie Ombrevaux, insatisfaite de son agence en 2031 (situation fictive), veut choisir une nouvelle agence pour toute sa communication sur trois ans.

  3. Une communauté de communes du pays de Caux (fictive) achète la création et l’impression de la signalétique d’un nouvel équipement sportif : valeur estimée 45 000 € HT.

  4. La même communauté de communes veut une campagne d’un an pour son réseau de bus : 75 000 € HT.

  5. Une région (fictive) veut confier à une agence sa communication touristique pendant quatre ans, pour 62 000 € HT par an.

  6. Un ministère achète une campagne de prévention de 150 000 € HT.

  7. La région de la situation e) est concernée par des élections régionales que l’on suppose fixées en mars 2028 (hypothèse de l’exercice). Son agence lui propose une campagne d’affichage présentant « les réalisations de la région pour le tourisme », à partir d’octobre 2027. Qu’en penses-tu ?

Voir le corrigé détaillé

a) Réimpression urgente. Gré à gré chez l’imprimeur qui a les fichiers : petite mission, urgence, prestataire déjà en place. Même si Ciné-Marées devait appliquer la commande publique (association financée par des subventions publiques : cela dépend de son financement et de son contrôle, L1211-1), le montant est très inférieur à 60 000 € HT.

b) Ombrevaux change d’agence. Compétition d’agences : entreprise privée, libre de son mode de choix ; l’enjeu (toute la communication sur trois ans) justifie de comparer stratégies, idées et équipes. Bonnes pratiques : trois ou quatre agences, brief précis avec budget et critères, indemnité.

c) Signalétique, 45 000 € HT. Acheteur public, valeur estimée inférieure à 60 000 € HT : marché possible sans publicité ni mise en concurrence (R2122-8), en choisissant une offre pertinente et sans s’adresser toujours au même prestataire. Demander deux ou trois devis reste une bonne pratique.

d) Campagne bus, 75 000 € HT. Au-dessus de 60 000 € HT mais sous le seuil européen de 216 000 € HT (collectivité) : procédure adaptée (L2123-1, R2123-1), dont l’acheteur fixe les modalités dans le respect des principes de la commande publique ; au moins un critère environnemental (L2152-7).

e) Région, 4 ans × 62 000 € HT. La valeur estimée se calcule sur la durée totale du marché (R2121-1) : 4 × 62 000 = 248 000 € HT, au-dessus de 216 000 € HT. La région doit passer par une procédure formalisée (L2124-1), par exemple un appel d’offres (choix sans négociation sur des critères objectifs annoncés, L2124-2), avec un critère environnemental.

Piège

Regarder seulement le montant annuel (62 000 €) ferait croire à une procédure adaptée. Découper artificiellement un besoin pour passer sous un seuil est interdit : on raisonne sur le montant total, reconductions et lots compris.

f) Ministère, 150 000 € HT. Pour l’État, le seuil européen est de 140 000 € HT : 150 000 € HT le dépasse, donc procédure formalisée (appel d’offres par exemple).

g) Élection en mars 2028. Le compte se fait en mois : la période d’interdiction commence le premier jour du sixième mois précédant le mois du scrutin, soit le 1er septembre 2027 (septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, février). Une campagne qui démarre en octobre 2027 pour présenter « les réalisations de la région » serait une campagne de promotion publicitaire des réalisations, interdite sur le territoire concerné (art. L52-1 C. élect.). L’agence doit retirer de sa proposition tout ce qui valorise l’action ou la gestion de la région pendant cette période et s’en tenir à une information pratique et neutre ; en cas de doute sur un message, elle le fait valider par le service juridique de la région.

Exercice 10

Dalbrecq structure sa communication

Entraînement E5

Entraînement au format de l’épreuve E5 « Contribution à l’élaboration et au pilotage de la stratégie de communication » (extrait d’étude de cas : l’épreuve dure 4 h et porte sur un dossier documentaire plus complet). Durée conseillée : 1 h 15. Réponds de façon structurée, en t’appuyant sur les annexes et sur les notions du cours.

Situation. Tu es en alternance chez Orvenne Communication, aux côtés de Hugo Delaunay, directeur de clientèle du Groupe Dalbrecq. Le 20 octobre 2026, Sébastien Goarnisson, directeur des ressources humaines de Dalbrecq, demande à Orvenne une note de préparation pour le comité de direction du 12 novembre 2026, qui doit décider de l’organisation de la communication du groupe en 2027.

Annexe 1 — Le Groupe Dalbrecq en bref (octobre 2026)

  • SAS de transport routier de marchandises et de logistique ; siège à Grand-Couronne (Seine-Maritime) ; 6 sites (4 en Normandie, 2 en Île-de-France).
  • 420 salariés, dont 260 conducteurs, souvent hors des locaux et sans poste informatique fixe.
  • Clients : industriels et distributeurs qui confient leurs marchandises (B2B).
  • 34 postes de conducteurs non pourvus au 30/09/2026.
  • Client d’Orvenne depuis janvier 2026, après une compétition de quatre agences.

Annexe 2 — Organisation actuelle de la communication

  • Pas de direction de la communication.
  • Élodie Varin, chargée de communication interne, rattachée au directeur des ressources humaines (DRH) : journal interne, affichage dans les sites, préparation de la « Journée Dalbrecq ».
  • Direction commerciale : plaquettes, présence sur deux salons professionnels de la logistique, site internet (mis à jour irrégulièrement).
  • Président : relations avec la presse régionale et les élus locaux, sans appui particulier.

Annexe 3 — Extraits du baromètre social de juin 2026 (institut d’études mandaté par Dalbrecq)

  • Taux de participation : 58 %.
  • « Je suis informé de la vie de l’entreprise » : 41 % d’accord.
  • « Fierté d’appartenance » : 6,1 sur 10.
  • Verbatim : « On apprend les nouvelles par les clients avant la direction. » ; « Le site ne donne pas envie de postuler. »

Annexe 4 — Budget 2027 confié à Orvenne (95 000 € HT)

Action Montant (€ HT)
Application d’information interne sur mobile (licence et déploiement) 28 000
Journal interne trimestriel 14 000
Vidéos portraits de conducteurs 18 000
Campagne de recrutement (sites d’emploi, réseaux sociaux, écrans Orvenne) 22 000
« Journée Dalbrecq » sur les 6 sites (10/06/2027) 13 000

Annexe 5 — Le marché de la communication en 2025 (France Pub, IREP, Kantar Media, mars 2026) : dépenses de communication des annonceurs 35,2 Md€ (− 1,3 %) ; digital 32,1 % des dépenses (+ 8,2 %) ; cinq médias historiques 22,4 % (− 5,9 %) ; hors-média 45,5 % (− 5,0 %), dont événementiel 4 989 M€ (− 9,3 %).

Annexe 6 — Courriel de Sébastien Goarnisson à Hugo Delaunay (20/10/2026)

Bonjour Hugo, Pour le comité du 12 novembre, j’aimerais votre avis sur trois points. 1) Faut-il créer un poste de responsable de la communication, et à qui le rattacher ? 2) Pour la campagne de recrutement, une radio régionale nous propose de traiter directement avec elle ; mais notre directeur commercial préférerait que vous achetiez l’espace et que vous nous refacturiez « avec votre marge », comme le fait son ancien loueur de stands de salon. Est-ce possible ? 3) Pouvez-vous nous dire en quelques lignes ce qui se fait dans le secteur, pour que le comité comprenne nos choix ? Sébastien

Travail à faire

  1. (Diagnostic) Caractérise l’annonceur Dalbrecq (statut, taille, clients, zone) et présente les enjeux de sa communication. Relève deux forces et trois faiblesses de l’organisation actuelle de sa communication, en t’appuyant sur les annexes.
  2. (Types de communication) Classe les actions de l’annexe 4 par type de communication et calcule la part de la communication interne et celle de la marque employeur et du recrutement dans le budget. Ces choix répondent-ils au baromètre social ?
  3. (Préconisation d’organisation) Réponds à la question 1 de Sébastien Goarnisson : faut-il créer un poste ? Quelles missions lui confier ? À qui le rattacher ? Que garder en interne et que confier à Orvenne et à des prestataires ?
  4. (Question juridique) Réponds à la question 2 en appliquant les règles de l’achat d’espace par un intermédiaire.
  5. (Tendances) Rédige les quelques lignes demandées en question 3 (huit à dix lignes), en utilisant au moins deux chiffres de l’annexe 5 et en les reliant à la situation de Dalbrecq.
Voir le corrigé détaillé

Corrigé indicatif : d’autres formulations sont acceptées si elles s’appuient sur les annexes et sont justifiées.

1. Diagnostic.

Caractérisation. Dalbrecq est une entreprise privée (SAS) du transport routier et de la logistique, de taille intermédiaire (ETI : 250 salariés ou plus, mais moins de 5 000 ; ici 420 salariés, 6 sites), qui vend à des professionnels (B2B), sur une zone régionale élargie (Normandie et Île-de-France). Particularité : 260 conducteurs, soit plus de la moitié des effectifs (260 ÷ 420 × 100 = 61,9 %), travaillent hors des locaux.

Enjeux. Humain d’abord : informer et impliquer des salariés dispersés, renforcer l’appartenance (6,1 sur 10) ; recrutement : 34 postes de conducteurs non pourvus ; commercial : rassurer les clients chargeurs (les entreprises qui confient leurs marchandises) sur la fiabilité du service ; institutionnel : relations avec les élus et la presse régionale.

Forces. Un budget dédié de 95 000 € HT pour 2027 et une agence choisie après une compétition rigoureuse ; une chargée de communication interne déjà en place ; une mesure existante, le baromètre social, qui permet de fixer des objectifs et de suivre les progrès.

Faiblesses. Communication dispersée entre trois directions, sans pilote ; information interne insuffisante (41 % d’informés ; « on apprend les nouvelles par les clients ») ; site peu attractif pour les candidats ; président sans appui pour la presse et les élus, ce qui expose le groupe en cas de crise (accident, conflit social).

2. Types de communication et budget.

Action Type Montant (€ HT)
Application interne interne 28 000
Journal interne interne 14 000
Journée Dalbrecq interne 13 000
Vidéos portraits marque employeur (interne et externe) 18 000
Campagne de recrutement recrutement, marque employeur 22 000
  • Communication interne : 28 000 + 14 000 + 13 000 = 55 000 € HT, soit 55 000 ÷ 95 000 × 100 = 57,9 %.
  • Marque employeur et recrutement : 18 000 + 22 000 = 40 000 € HT, soit 40 000 ÷ 95 000 × 100 = 42,1 %.
  • Contrôle : 55 000 + 40 000 = 95 000 € HT, et 57,9 % + 42,1 % = 100 %.

Ces choix répondent au baromètre : l’application mobile vise directement le manque d’information des conducteurs sans poste fixe ; la Journée et les vidéos portraits travaillent la fierté d’appartenance ; la campagne de recrutement répond aux postes vacants. En revanche, le budget ne prévoit rien pour le site internet, cité par les salariés comme frein au recrutement, ni pour la communication commerciale et institutionnelle : c’est une limite à signaler.

3. Préconisation d’organisation.

  • Créer un poste de responsable de la communication : la dispersion actuelle et la multiplication des actions 2027 (application, vidéos, recrutement, événement sur 6 sites) justifient un pilote unique.
  • Rattachement : au président (direction générale), pour coordonner interne, recrutement, communication commerciale et institutionnelle, et appuyer le président face à la presse et aux élus. Un lien fonctionnel étroit avec la direction des ressources humaines (RH), c’est-à-dire un travail en commun régulier sans lien de hiérarchie, reste indispensable pour l’interne et le recrutement.
  • Missions : élaborer et piloter le plan de communication global ; gérer le budget et la relation avec Orvenne ; coordonner Élodie Varin (interne), la direction commerciale (supports clients) et la RH (recrutement) ; préparer la communication de crise ; suivre les indicateurs (baromètre, candidatures).
  • Interne / externe : garder en interne la stratégie, le pilotage et l’animation quotidienne (journal, application, relais dans les sites) ; confier à Orvenne la création, la marque employeur, la campagne de recrutement et l’achat d’espace ; confier aux prestataires la licence de l’application, le tournage des vidéos et la logistique de la Journée.
  • Alternative acceptable si le budget ne permet pas un recrutement : nommer Élodie Varin responsable de toute la communication, rattachée au président, avec un appui renforcé d’Orvenne.

4. Question juridique.

Faits. Pour sa campagne de recrutement, Dalbrecq peut traiter directement avec une radio ; son directeur commercial voudrait qu’Orvenne achète l’espace et le refacture « avec sa marge ».

Problème. Une agence peut-elle acheter de l’espace et le revendre avec une marge à son client ?

Règle. Un intermédiaire ne peut acheter de l’espace publicitaire que pour le compte d’un annonceur, dans le cadre d’un contrat écrit de mandat qui fixe sa rémunération ; les remises du vendeur figurent sur la facture adressée à l’annonceur et ne restent à l’intermédiaire que si le mandat le prévoit expressément ; la facture est communiquée directement à l’annonceur ; l’intermédiaire ne peut recevoir aucune rémunération ni avantage du vendeur (art. 20 et 21 de la loi n° 93-122).

Application. Deux solutions sont possibles : Dalbrecq achète elle-même l’espace à la radio (aucun intermédiaire, la loi Sapin ne s’applique pas à cet achat direct) ; ou Orvenne achète en mandataire, avec un mandat écrit qui fixe sa rémunération de façon transparente (honoraires), la facture de la radio étant adressée à Dalbrecq. La revente avec une marge cachée, pratiquée par d’autres types de fournisseurs, est exclue pour l’espace publicitaire.

Conclusion. Orvenne peut acheter l’espace pour Dalbrecq, mais seulement en mandataire, payée par des honoraires transparents ; il faut signer un contrat de mandat avant l’achat.

5. Ce qui se fait dans le secteur (exemple de rédaction).

En 2025, les annonceurs français ont consacré 35,2 milliards d’euros à leur communication (− 1,3 %), selon le baromètre de France Pub, de l’IREP et de Kantar Media publié en mars 2026. Le digital en représente désormais 32,1 % et progresse de 8,2 %, alors que les cinq médias historiques reculent (22,4 %, − 5,9 %). Ce mouvement confirme nos choix : l’application mobile et la diffusion des vidéos sur les réseaux sociaux touchent des conducteurs et des candidats qui vivent sur leur téléphone. Le hors-média reste pourtant le premier poste (45,5 %) : l’événementiel recule (− 9,3 %), mais un événement interne comme la Journée Dalbrecq garde tout son sens pour des salariés dispersés, à condition d’en mesurer l’effet sur le prochain baromètre. Pour tirer parti de ces outils variés, un pilote unique de notre communication est nécessaire.

Piège

À l’E5, chaque chiffre de marché est sourcé et daté, puis relié à l’annonceur. Recopier les chiffres sans en tirer de conséquence pour Dalbrecq ne rapporte presque rien.

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10 questions pour vérifier que tout est acquis.

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