Partie A — Organiser l’espace des essais
A1. Pendant les essais, des mises sous tension et
des mouvements de machines (convoyeurs, palettiseur)
ont lieu : le danger n’est plus seulement électrique, il est aussi
mécanique (démarrage d’un convoyeur, montée de l’axe de
levage du palettiseur). L’analyse de risque de U6-01 (situation E4,
essais de l’armoire) prévoit : essais faits par du personnel habilité,
armoire refermée, zone balisée, personnes non
concernées tenues à distance. Un accès unique permet de
savoir qui est dans le périmètre et de l’annoncer avant
chaque mise en mouvement. Les jours de câblage, l’installation était
hors tension et l’équipe circulait librement dans sa zone ; pendant les
essais, chaque entrée est contrôlée.
A2. Éléments à mettre en place :
- chaînette ou barrières continues autour du
périmètre, un seul accès ;
- à l’accès, panneaux : avertissement « danger
électrique » et « démarrage automatique de machines » (triangle jaune) ;
obligation (casque, protections auditives) ;
interdiction d’accès aux personnes non autorisées, avec
le nom du responsable des essais ;
- zone d’attente repérée pour les personnes non
concernées ;
- poste de commande des essais près de ARM-L3,
dégagé, avec le protocole d’essai et les folios à jour ;
- arrêt d’urgence des machines repéré et
accessible.
Entrent dans le périmètre : les personnes désignées par
Fabrice pour les essais (personnel habilité de Calvérac, Hugo
Vasseur pour les mesures), Liam Fairbrook accompagné et
après son accueil sécurité, Thierry Bouvet ou son représentant. Les
autres restent en zone d’attente.
A3. P = 60 W + 90 W + 1 100 W = 1 250 W ; I = 1 250 W ÷ 230 V ≈
5,43 A, soit environ 34 % du calibre de 16 A. QC1
suffit largement.
Partie B — Rendre la zone
B1. Ordre logique (d’autres ordres sont acceptables s’ils respectent
la sécurité) :
- Recherche des outils manquants, armoires encore
ouvertes et éclairées, avant toute fermeture.
- Fermeture et étiquetage de ARM-L3 et TD-L3 (fermés
à clé, clés remises à Ternevault selon le procès-verbal).
- Nettoyage de la zone (colliers, chutes de gaine,
poussière) et vidage des bacs de tri dans les contenants.
- Enlèvement des déchets par le collecteur à 15 h 30
(benne bois, fût de déchets dangereux), bon d’enlèvement vérifié
(U6-06).
- Dépose de CC2 : Mickaël Tessier
(électricien habilité de Ternevault) ouvre le départ
Q38, puis Fabrice (habilité) débranche
la fiche de P38 et retire le coffret et le câble WC2. Ni Bilal ni
personne d’autre ne décâble un appareil électrique de sa propre
initiative.
- Retrait du balisage et des panneaux en dernier,
quand plus aucun danger ne subsiste.
- État des lieux avec Thierry Bouvet, zone rendue
propre, réserves éventuelles notées.
B2. Inventaire : 44 ÷ 46 ≈ 95,7 %. Grille : 17 ÷ 20
= 85 %. Les deux outils manquants sont des
outils isolés : avant de refermer définitivement ARM-L3
et TD-L3, on recherche les outils dans les armoires,
les goulottes et sous les borniers. Un outil métallique oublié dans une
armoire peut provoquer un court-circuit à une prochaine
manœuvre ou gêner une intervention ; les armoires ne sont refermées
qu’une fois l’outillage retrouvé ou son absence dans les armoires
confirmée par un contrôle visuel complet.
B3. Corrections :
- chaînette autour du stockage vide : la retirer, le
danger a disparu ;
- panneaux « danger électrique » sur l’emplacement de CC2
déposé : les retirer (un panneau est enlevé quand la situation
qui le justifiait disparaît, arrêté du 4/11/1993, annexe II) ;
- colliers et chutes de gaine au pied de ARM-L3 :
ramasser et trier (plastiques), puis repasser la grille.
Partie C — Questions de la commission (éléments de
réponse)
C1. « Parce que les prises de la ligne 2 appartiennent à
l’installation de Ternevault et ne font pas partie des moyens prévus
pour nous au plan de prévention. Le chantier ne s’alimente que sur notre
coffret CC2, dont toutes les prises sont protégées par un différentiel
de 30 mA et essayées chaque semaine. Et l’ordinateur de Liam consomme 60
W : QC1 avait la place. »
C2. « Le Code du travail impose de signaler et de
matérialiser une zone de danger, même pour une intervention
ponctuelle, pour empêcher les personnes non autorisées d’y entrer (art.
R. 4224-20). La signalisation suit l’arrêté du 4 novembre 1993. Et
quelques minutes de balisage coûtent peu à côté d’un accident ou d’un
arrêt de chantier. »
C3. « Un outil isolé 1000 V est une protection
supplémentaire contre un contact accidentel ou un
court-circuit au voisinage. Il ne remplace ni la
consignation ni une habilitation au travail sous
tension. Chez Calvérac, on ne travaille pas sous
tension : le raccordement de W7 s’est fait le 15 mai, Q7
consigné, sous la conduite du chargé de travaux. »
C4. Exemple de réponse :
“I’m sorry, but only authorised Calvérac staff may open ARM-L3.
You can plug your laptop into the site box CC2. If you need data from
the PLC, please ask Fabrice: our team will give it to you.”
(Je suis désolé, mais seul le personnel habilité de Calvérac peut
ouvrir ARM-L3. Vous pouvez brancher votre ordinateur sur le coffret de
chantier CC2. Si vous avez besoin de données de l’automate, demandez-les
à Fabrice : notre équipe vous les donnera.)
Astuce
Devant la commission, appuie chaque réponse sur un
fait de ton chantier (une date, un repère, un chiffre) et sur
une règle (article, consigne, schéma). « On a toujours
fait comme ça » n’est pas une justification.