Réalisation, mise en service d'un projet
Une fiche par chapitre : l’essentiel, les définitions, les méthodes et les pièges. La fiche du chapitre offert est en accès libre.
Organiser l'espace de travail
L’essentiel
- Organiser l’espace (tâche T6.1, épreuve E8) : préparer la zone, baliser et signaler, approvisionner, préparer l’outillage, préserver son corps, ranger et trier.
- Zone : plan d’implantation fait en marchant dans la zone ; circulations, issues et extincteurs dégagés ; éclairage minimal du Code du travail : 40 lx (circulations), 120 lx (locaux de travail), 200 lx (locaux aveugles).
- Énergie de chantier : on se branche uniquement sur le coffret de chantier : coupure générale cadenassable, prises protégées par DDR 30 mA, mise en place et essai par une personne habilitée désignée. TBTS pour les fosses : seul le 24 V descend dans la fosse.
- Rallonges : courtes, de bonne section, déroulées, jamais en travers d’une allée. Chute de tension : ΔU = R × I, avec R = ρ × 2L ÷ S (ρ = 0,0172 Ω·mm²/m). Enrouleur de 40 m en 3G1,5 sous 10,0 A : 9,17 V perdus (4,0 %) et 91,7 W de chaleur.
- Balisage : continu, contrôlé, retiré à la fin du danger. En zone électrique, il vient après la consignation : consignation, vérification d’absence de tension, délimitation et balisage, puis travail.
- Approvisionnement : réception avec réserves écrites, tourets calés sur sol plat, kit préparé d’après le folio.
- Corps : éviter la manutention, puis aides mécaniques ; armoire sur table élévatrice ; le touret de W7 (133 kg) ne se porte jamais à la main.
- Rangement : 5S, folio à l’indice en cours, un bac par flux au poste.
Les définitions clés
- Espace de travail : l’ensemble des lieux qu’une équipe utilise pour réaliser un ouvrage : zone d’intervention, stockage, circulation, coffret d’alimentation, tri des déchets.
- Poste de travail : l’endroit précis où une personne exécute une tâche.
- Coffret de chantier : un petit tableau électrique mobile, fermé, qui distribue l’énergie aux outils et à l’éclairage d’un chantier.
- TBTS (très basse tension de sécurité) : une alimentation à très basse tension (ici 24 V), isolée du réseau et non reliée à la terre.
- Réserve : une mention écrite sur le bon de livraison, au moment de la livraison, qui signale un écart.
- Outil isolé : un outil métallique recouvert d’isolant, sauf sa partie active.
Méthodes
Mettre en place un coffret de chantier : repérer l’emplacement → tracer le câble le long d’un mur ou en hauteur → contrôler visuellement → raccordement, mise sous tension et essai des différentiels par une personne habilitée → fermer → afficher qui contacter et comment couper en urgence.
Réceptionner une livraison : comparer au bon de commande → compter les colis → ouvrir et contrôler → écrire les réserves, puis signer → signaler l’écart le jour même → ranger.
Contrôler un outil avant usage : état général → marquage → date de vérification (appareils de mesure, VAT) → accessoires → batterie → outil défectueux étiqueté « hors service ».
Les textes à connaître
- C. trav., art. R. 4224-20 : une zone de danger est signalée et matérialisée ; un panneau seul ne suffit pas.
- Arrêté du 4 novembre 1993 : rouge interdiction, jaune avertissement, bleu obligation, vert sauvetage ; la signalisation vient après les protections collectives.
- C. trav., art. R. 4541-3 à R. 4541-9 : port habituel limité à 55 kg sans aptitude, jamais plus de 105 kg ; 25 kg pour les femmes.
- NF EN IEC 60900 : outillage isolé (double triangle, 1000 V).
Les 3 pièges à éviter
- Se brancher sur une prise de l’usine : on se branche uniquement sur le coffret prévu.
- Baliser sans consignation : une zone bien balisée autour d’un circuit qui n’a pas été consigné reste une zone mortelle.
- Croire qu’un outil « 1000 V » autorise le travail sous tension : c’est une protection supplémentaire au voisinage ; chez Calvérac, on ne travaille pas sous tension.