1. Un logiciel de calcul d'installation affiche une chute de tension de 0,26 % sur le câble le plus long de l'étude, sans aucune alerte. Quelle est la bonne réaction ?
A Valider : le logiciel ne se trompe pas en calcul
B Augmenter la section par précaution
C Vérifier les données saisies (longueur notamment) et refaire un calcul de contrôle
D Supprimer l'alerte de chute de tension dans les paramètres
Le logiciel calcule juste avec les données qu'on lui donne. Un résultat « trop beau » sur le circuit le plus long doit faire vérifier les données : ici, 9,5 m saisis au lieu de 95 m divisent la chute par dix.
2. Quelle condition protège un câble contre les surcharges lorsqu'il est protégé par un disjoncteur ?
A Iz ≤ In ≤ IB
B In ≤ IB ≤ Iz
C IB ≤ In ≤ Iz
D IB ≤ Iz ≤ In
Le courant d'emploi IB doit être inférieur au calibre (ou réglage) du disjoncteur, lui-même inférieur au courant admissible Iz du câble. Pour un disjoncteur, cette condition suffit.
3. Pourquoi le courant admissible Iz affiché par le logiciel est-il plus faible que la valeur de référence du tableau ?
A Parce que le logiciel applique une marge de sécurité arbitraire
B Parce que la chute de tension réduit le courant
C Parce que le câble vieillit
D Parce qu'il multiplie la valeur de référence par des facteurs de correction (température, groupement…)
La chaleur ambiante et les câbles voisins réduisent le courant qu'un câble peut porter. Pour W7 : 100 A × 0,96 × 0,82 ≈ 78,7 A.
4. Une installation est alimentée par un poste de transformation privé HTA/BT. Quelle chute de tension maximale applique-t-on couramment pour un circuit de moteurs, depuis l'origine de l'installation ?
A 3 %
B 5 %
C 6 %
D 8 %
Valeurs couramment appliquées : 3 % (éclairage) et 5 % (autres usages) pour une alimentation par le réseau public BT ; 6 % et 8 % pour un poste privé.
5. En triphasé, la chute de tension d'un câble s'écrit ΔU ≈ √3 × I × (R cos φ + X sin φ). Pour W7 (53,1 A, R = 0,1336 Ω, X = 0,0076 Ω, cos φ = 0,806), on trouve environ :
A 10,3 V, soit 2,58 %
B 2,6 V, soit 0,65 %
C 17,9 V, soit 4,5 %
D 10,3 V, soit 4,5 %
R cos φ + X sin φ ≈ 0,1077 + 0,0045 = 0,1122 Ω ; ΔU = 1,732 × 53,1 × 0,1122 ≈ 10,3 V ; rapporté à 400 V : 2,58 %.
6. À quoi sert le courant de court-circuit MAXIMAL calculé au début d'un circuit ?
A À vérifier le pouvoir de coupure des appareils et la tenue thermique du câble
B À vérifier que la protection détecte un défaut au bout du câble
C À calculer la chute de tension
D À régler le long retard du disjoncteur
Le maximum dimensionne la robustesse : pouvoir de coupure (PdC ≥ Icc max) et contrainte thermique (I²t ≤ k²S²). Le minimum, au bout du circuit, sert à vérifier que la protection détecte les défauts.
7. Au TGBT de Ternevault, le courant de court-circuit maximal vaut 22,7 kA (23,5 kA avec un réseau supposé infini). Le disjoncteur général Q0 a un pouvoir de coupure de 25 kA. Que conclure ?
A Q0 est insuffisant
B Q0 est surdimensionné et peut être remplacé par un 10 kA
C Q0 convient, mais avec une faible marge à surveiller si la source change
D Le pouvoir de coupure ne dépend pas du courant de court-circuit
25 kA ≥ 23,5 kA : Q0 convient. La marge est faible : un transformateur à ucc plus faible (5 %) porterait le courant à environ 27 kA et Q0 ne conviendrait plus.
8. En schéma TN-S, la méthode conventionnelle donne Id ≈ 674 A au bout de W7. Le court retard de Q7 est réglé à 640 A (tolérance 20 % retenue : Ia = 1,2 × 640 A). Que dit le logiciel ?
A Rien : 674 A > 640 A
B Alerte : 674 A < 768 A, le déclenchement rapide n'est pas garanti
C Alerte : la chute de tension est trop forte
D Alerte : le pouvoir de coupure est insuffisant
Il faut comparer Id à Ia = 1,2 × Isd = 768 A, pas à 640 A. 674 A < 768 A : la protection des personnes n'est pas assurée ; en longueur, Lmax ≈ 83,3 m < 95 m.
9. Q7 est temporisé à 0,1 s et Q16, en aval, coupe en 10 ms. Le courant de défaut maximal en aval de Q16 (2,09 kA) reste sous l'instantané de Q7 (2 160 A au minimum). Quel type de sélectivité obtient-on ?
A Ampèremétrique partielle
B Énergétique partielle
C Aucune sélectivité
D Chronométrique totale
L'amont attend (chronométrique) et aucun défaut en aval ne peut atteindre son instantané : seul Q16 s'ouvre, quel que soit le courant de défaut possible. La sélectivité est totale.
10. La note de calcul prévoit de régler Q7 à Ir = 64 A, Isd = 384 A, tsd = 0,1 s. Qui applique ces réglages sur l'appareil, et quand ?
A L'étudiante du bureau d'études, dès que la note est validée
B Personne : le logiciel les transmet au disjoncteur
C Une personne habilitée, sur Q7 consigné, lors de la mise en service ; les valeurs sont contrôlées et enregistrées
D L'exploitant, quand il en a le temps
Un réglage n'existe que s'il est appliqué. Il est fait par une personne habilitée, appareil consigné, puis contrôlé et noté dans le dossier (fiche de réglage, procès-verbal de mise en service).
Une question à la fois : choisis, vérifie, avance.
Vérifier
Question suivante
Voir mon score