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U4 · chapitre 1 Chapitre offert

Les bases de l'électricité

Ce que tu sauras faire : Nommer et mesurer sur le papier les grandeurs électriques (courant, tension, résistance, puissance, énergie), appliquer la loi d'Ohm et les lois de Kirchhoff à un circuit en courant continu, calculer une association de résistances et présenter un résultat de mesure avec son incertitude.

2 h 30 de cours 10 exercices corrigés 10 questions de quiz
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Cherche d’abord au brouillon, puis ouvre le corrigé. Les exercices vont du plus simple au plus exigeant : les points indiquent leur difficulté. Compare ta démarche, pas seulement ton résultat.

Dans tous les exercices, les mesures sont réalisées par des personnes habilitées par Calvérac, avec des appareils adaptés ; tu analyses des données et des relevés fournis. Donne chaque résultat avec son unité. Sauf indication contraire, la résistivité du cuivre vaut ρ = 0,0172 Ω·mm²/m à 20 °C, et le prix de l’électricité, fictif, vaut 0,16 € HT par kWh.

Exercice 1

Grandeurs, symboles et unités

Application
  1. Recopie et complète le tableau.
Les grandeurs électriques
Grandeur Symbole de la grandeur Unité (nom) Symbole de l’unité
Intensité du courant … … …
Tension … … …
Résistance … … …
Puissance … … …
Énergie (unité du SI) … … …
Charge électrique … … …
  1. Convertis dans l’unité demandée.
  1. 50 mA en A

  2. 4,7 kΩ en Ω

  3. 2,5 kWh en J

  4. 0,48 A en mA

  5. 20 kV en V

  6. 1 408 A en kA

  1. Classe ces courants du plus faible au plus fort : 23,5 kA ; 50 mA ; 1,5 A ; 232 A ; 30 mA.
Voir le corrigé détaillé

1. Le tableau complété.

Les grandeurs électriques
Grandeur Symbole de la grandeur Unité (nom) Symbole de l’unité
Intensité du courant I ampère A
Tension U volt V
Résistance R ohm Ω
Puissance P watt W
Énergie (unité du SI) E (ou W) joule J
Charge électrique Q coulomb C

2. Les conversions. Méthode : remplace le préfixe par sa puissance de dix (m = 10−3, k = 103).

  1. 50 mA = 50 × 10−3 A = 0,050 A.

  2. 4,7 kΩ = 4,7 × 103 Ω = 4 700 Ω.

  3. 1 kWh = 3,6 × 106 J, donc 2,5 kWh = 2,5 × 3,6 × 106 J = 9 000 000 J = 9 MJ.

  4. 0,48 A = 0,48 × 1 000 mA = 480 mA.

  5. 20 kV = 20 × 103 V = 20 000 V.

  6. 1 408 A = 1 408 / 1 000 kA = 1,408 kA.

3. Le classement. On convertit tout en ampères : 23,5 kA = 23 500 A ; 50 mA = 0,050 A ; 30 mA = 0,030 A. Du plus faible au plus fort : 30 mA < 50 mA < 1,5 A < 232 A < 23,5 kA. Ce sont, dans l’ordre, un détecteur, une bobine de relais, un automate, un moteur de 132 kW et un court-circuit au secondaire du transformateur de Ternevault.

Piège

Le préfixe k ou m

Une erreur de préfixe fausse le résultat d’un facteur 1 000. Écris toujours la puissance de dix avant de calculer.

Exercice 2

Appliquer la loi d’Ohm

Calcul

Pour chaque cas, écris la formule utilisée, pose le calcul avec les unités, puis donne le résultat.

  1. Une bobine de relais de 480 Ω est alimentée sous 24 V. Quel courant la traverse ?

  2. Une résistance de 1,2 kΩ est soumise à une tension de 12 V. Quel courant la traverse (en mA) ?

  3. Un récepteur alimenté sous 24 V absorbe 0,6 A. Quelle est sa résistance, s’il se comporte comme un conducteur ohmique ?

  4. Un câble de résistance de boucle 0,8 Ω transporte 2,5 A. Quelle chute de tension provoque-t-il ?

Voir le corrigé détaillé

Démarche. Loi d’Ohm en convention récepteur : U = R × I, d’où I = U / R et R = U / I. On convertit d’abord en V, A et Ω.

  1. Données : U = 24 V ; R = 480 Ω. Formule : I = U / R. Calcul : I = 24 V / 480 Ω = 0,05 A. Résultat : I = 0,050 A = 50 mA.

  2. Données : U = 12 V ; R = 1,2 kΩ = 1 200 Ω. Calcul : I = 12 V / 1 200 Ω = 0,01 A. Résultat : I = 10 mA.

  3. Données : U = 24 V ; I = 0,6 A. Formule : R = U / I. Calcul : R = 24 V / 0,6 A. Résultat : R = 40 Ω.

  4. Données : R = 0,8 Ω ; I = 2,5 A. Formule : U = R × I. Calcul : U = 0,8 Ω × 2,5 A. Résultat : U = 2 V. Sur une alimentation de 24 V, cela représente 2 / 24 ≈ 8 % de la tension : ce n’est pas négligeable.

Piège

Les kilo-ohms

Au b), diviser 12 par 1,2 donne 10 : sans conversion, on trouverait « 10 A », mille fois trop. Un courant de 10 A dans une petite résistance sous 12 V serait d’ailleurs invraisemblable.

Exercice 3

Puissance, énergie et coût

Calcul

L’armoire ARM-L3 de la ligne 3 comporte deux colonnes lumineuses de signalisation alimentées en 24 V continu ; chacune absorbe 0,1 A. Elles restent allumées 24 h sur 24, 365 jours par an.

  1. Calcule la puissance d’une colonne.

  2. Calcule l’énergie consommée par une colonne en un an, en kWh, puis le coût annuel des deux colonnes.

  3. L’armoire contient aussi une résistance chauffante anti-condensation de 50 W sous 24 V. Calcule le courant qu’elle absorbe et sa résistance.

  4. Cette résistance fonctionne 8 heures pendant une nuit froide. Quelle énergie consomme-t-elle, en Wh ?

  5. Vérifie, à partir du cours, que l’économie annuelle du relamping de l’atelier de Ternevault (140 luminaires de 400 W remplacés par des LED de 150 W, 5 200 h/an) vaut bien 182 000 kWh et 29 120 € HT. Compare ce montant au coût des colonnes lumineuses : qu’en conclus-tu sur les priorités d’économie d’énergie ?

Voir le corrigé détaillé

1. Puissance d’une colonne. P = U × I = 24 V × 0,1 A = 2,4 W.

2. Énergie et coût.

  1. Durée de fonctionnement : t = 24 h × 365 = 8 760 h.
  2. Énergie d’une colonne : E = P × t = 2,4 W × 8 760 h = 21 024 Wh = 21,024 kWh, soit environ 21 kWh.
  3. Énergie des deux colonnes : 2 × 21,024 = 42,048 kWh.
  4. Coût des deux colonnes : 42,048 kWh × 0,16 €/kWh ≈ 6,73 € HT par an.

3. La résistance chauffante.

  • Courant : I = P / U = 50 W / 24 V ≈ 2,08 A.
  • Résistance : R = U² / P = 24² / 50 = 576 / 50 = 11,52 Ω. Contrôle : R = U / I = 24 / 2,0833 ≈ 11,52 Ω.

4. Énergie d’une nuit. E = P × t = 50 W × 8 h = 400 Wh = 0,4 kWh.

5. Le relamping et les priorités.

  1. Puissance économisée : 140 × (400 W − 150 W) = 140 × 250 W = 35 000 W = 35 kW.
  2. Énergie économisée : 35 kW × 5 200 h = 182 000 kWh.
  3. Économie : 182 000 × 0,16 = 29 120 € HT par an.

Le relamping économise environ 29 120 / 6,73 ≈ 4 300 fois plus que le coût total des colonnes. Conclusion : les économies d’énergie se cherchent d’abord sur les gros consommateurs (éclairage d’atelier, moteurs, air comprimé), pas sur les petits circuits de commande. Le diagnostic énergétique est traité au chapitre U5-05.

Exercice 4

Un réseau de résistances

Calcul

Le schéma ci-dessous représente le réseau de résistances d’un banc d’essai de l’atelier de Calvérac. La tension entre A et B vaut UAB = 24 V.

Réseau de résistances du banc d'essai
Exercice 4 : un réseau de trois résistances A B R1 = 10 Ω R2 = 30 Ω R3 = 60 Ω I I2 I3 UAB = 24 V
R1 = 10 Ω est en série avec l'association en parallèle de R2 = 30 Ω et R3 = 60 Ω. La tension entre A et B vaut 24 V.
  1. Calcule la résistance équivalente de R2 et R3 en parallèle.

  2. Calcule la résistance équivalente du réseau entre A et B.

  3. Calcule le courant I, puis la tension aux bornes de R1 et la tension aux bornes de l’ensemble R2-R3.

  4. Calcule I2 et I3. Vérifie la loi des nœuds.

  5. Calcule la puissance dissipée dans chaque résistance et vérifie que leur somme est égale à UAB × I.

Voir le corrigé détaillé

Démarche. On simplifie le réseau de l’intérieur vers l’extérieur : d’abord le groupe parallèle, puis la série.

1. R2 et R3 en parallèle. R23 = (R2 × R3) / (R2 + R3) = (30 × 60) / (30 + 60) = 1 800 / 90 = 20 Ω. Contrôle : 20 Ω est bien plus petit que 30 Ω, la plus petite des deux.

2. Résistance équivalente entre A et B. R1 est en série avec R23 : Réq = 10 + 20 = 30 Ω.

3. Courant et tensions.

  • I = UAB / Réq = 24 V / 30 Ω = 0,8 A.
  • U1 = R1 × I = 10 Ω × 0,8 A = 8 V.
  • U23 = R23 × I = 20 Ω × 0,8 A = 16 V.
  • Contrôle par la loi des mailles : 8 V + 16 V = 24 V.

4. Courants des branches. R2 et R3 ont la même tension U23 = 16 V.

  • I2 = 16 V / 30 Ω ≈ 0,533 A.
  • I3 = 16 V / 60 Ω ≈ 0,267 A.
  • Loi des nœuds : I2 + I3 = 0,533 + 0,267 = 0,800 A = I.

La plus petite résistance est traversée par le plus grand courant : R2 deux fois plus petite que R3 reçoit un courant deux fois plus grand.

5. Puissances.

Bilan des puissances du réseau
Résistance Formule Puissance
R1 R1 × I² = 10 × 0,8² 6,40 W
R2 U23² / R2 = 16² / 30 ≈ 8,53 W
R3 U23² / R3 = 16² / 60 ≈ 4,27 W
Total 19,20 W

UAB × I = 24 V × 0,8 A = 19,2 W : la somme des puissances reçues est égale à la puissance fournie au réseau.

Exercice 5

Choisir la section d’un câble

Calcul et analyse

Au pôle tertiaire Quervany, à Le Mans, Calvérac installe dans le hall d’accueil des rubans LED alimentés en 24 V continu. Ils absorbent au total 60 W. L’alimentation 24 V, réglée à 24,0 V, est dans le local technique, à 18 m des rubans. La notice (fictive) des rubans indique qu’ils éclairent correctement tant qu’ils reçoivent au moins 23,0 V.

  1. Calcule le courant absorbé par les rubans, en considérant qu’ils reçoivent 24 V (première approximation).

  2. Pour un câble à deux conducteurs en cuivre de 1,5 mm², calcule la résistance d’un conducteur, la résistance de la boucle aller-retour, la chute de tension et la tension aux bornes des rubans. Conclus.

  3. Refais le calcul avec une section de 2,5 mm². Conclus.

  4. Quelle longueur maximale de câble en 1,5 mm² permettrait de respecter les 23,0 V ?

  5. Calcule la puissance perdue dans le câble pour chacune des deux sections. Quelle hypothèse a été faite à la question 1 ? Explique pourquoi elle est acceptable ici.

Voir le corrigé détaillé

1. Courant. I = P / U = 60 W / 24 V = 2,5 A.

2. Câble de 1,5 mm².

  1. Un conducteur : R = ρ × L / S = 0,0172 × 18 / 1,5 = 0,2064 Ω.
  2. Boucle aller-retour : 2 × 0,2064 = 0,4128 Ω.
  3. Chute de tension : ΔU = 0,4128 Ω × 2,5 A = 1,032 V (soit 4,3 % de 24 V).
  4. Tension aux rubans : 24,0 − 1,032 = 22,97 V.

Conclusion : 22,97 V < 23,0 V. L’exigence de la notice n’est pas respectée, de très peu.

3. Câble de 2,5 mm².

  1. Un conducteur : 0,0172 × 18 / 2,5 ≈ 0,1238 Ω ; boucle : 0,2477 Ω.
  2. Chute de tension : 0,2477 × 2,5 ≈ 0,619 V (2,6 %).
  3. Tension aux rubans : 24,0 − 0,619 ≈ 23,38 V.

Conclusion : 23,38 V ≥ 23,0 V, l’exigence est respectée avec une marge d’environ 0,38 V. On retient le 2,5 mm².

4. Longueur maximale en 1,5 mm². La chute admise est 24,0 − 23,0 = 1,0 V, donc la résistance de boucle maximale vaut 1,0 V / 2,5 A = 0,40 Ω. Comme la boucle vaut 2 × ρ × L / S : Lmax = 0,40 × 1,5 / (2 × 0,0172) ≈ 17,4 m. Les 18 m dépassent cette limite, ce qui confirme la question 2.

5. Pertes et hypothèse. Pertes dans le câble : en 1,5 mm², 0,4128 × 2,5² ≈ 2,58 W ; en 2,5 mm², 0,2477 × 2,5² ≈ 1,55 W.

L’hypothèse de la question 1 est que les rubans reçoivent 24 V. En réalité, ils reçoivent un peu moins, donc le courant réel est légèrement différent (il dépend de l’électronique des rubans). L’écart de tension est de quelques pour cent : l’erreur sur le courant est du même ordre, ce qui ne change pas la conclusion. C’est un bon réflexe de dire l’hypothèse dans la note de calcul.

Piège

Une seule longueur

Si tu oublies le conducteur de retour, tu trouves une chute de 0,516 V en 1,5 mm² et tu conclus à tort que la section convient.

Exercice 6

Les lois de Kirchhoff sur une distribution

Analyse

Lors des essais de l’armoire ARM-L3 en atelier, Fabrice Delorme, habilité pour cette opération, a relevé les valeurs portées sur le schéma : courant fourni par l’alimentation 2,38 A (mesure à la pince ampèremétrique), courant de l’automate 1,50 A, courant des capteurs 0,48 A. L’alimentation délivre 24,0 V. Les chutes de tension relevées dans le câble aller et dans le câble retour valent chacune 0,15 V. Les colonnes lumineuses n’étaient pas encore raccordées.

Distribution 24 V de l'armoire (relevés fournis)
Exercice 6 : distribution 24 V (relevés fournis) ~ G1 24,0 V + − F1 câble aller chute 0,15 V câble retour chute 0,15 V N E1 automate I₁ = 1,50 A E2 capteurs I₂ = 0,48 A E3 relais I₃ = ? I = 2,38 A U aux bornes de E1 ?
G1 alimente le nœud N à travers F1 et le câble aller ; trois départs E1, E2 et E3 sont en parallèle ; le retour se fait par le câble retour.
  1. Écris la loi des nœuds au nœud N et calcule le courant I3 absorbé par les relais.

  2. Chaque bobine de relais absorbe 50 mA. Combien de relais sont alimentés ?

  3. Écris la loi des mailles sur la maille formée par G1, le câble aller, E1 et le câble retour. Calcule la tension aux bornes de l’automate E1.

  4. Pourquoi les départs E2 et E3 ont-ils la même tension que E1 ?

  5. Calcule la résistance du câble aller, puis la puissance absorbée par l’automate.

Voir le corrigé détaillé

1. Loi des nœuds au nœud N. Le courant qui arrive est égal à la somme des courants qui repartent : I = I1 + I2 + I3. Donc I3 = I − I1 − I2 = 2,38 − 1,50 − 0,48 = 0,40 A.

2. Nombre de relais. n = 0,40 A / 0,050 A = 8 relais. Le résultat entier confirme la cohérence des relevés.

3. Loi des mailles. En parcourant la maille dans le sens du courant (G1, câble aller, E1, câble retour) : UG − Ualler − UE1 − Uretour = 0. Donc UE1 = 24,0 − 0,15 − 0,15 = 23,70 V.

4. Même tension. E1, E2 et E3 sont branchés entre les deux mêmes nœuds (la ligne +24 V après le câble aller et la ligne 0 V avant le câble retour) : ils sont en parallèle et ont donc la même tension, 23,70 V, si l’on néglige les fils très courts entre les départs.

5. Résistance du câble aller et puissance de l’automate.

  • Le câble aller est traversé par le courant total de 2,38 A : R = U / I = 0,15 V / 2,38 A ≈ 0,063 Ω.
  • Puissance de l’automate : P = UE1 × I1 = 23,70 V × 1,50 A ≈ 35,6 W.
Piège

Le courant du câble

Le câble aller transporte le courant total (2,38 A), pas celui de l’automate seul. Diviser 0,15 V par 1,50 A donnerait une résistance fausse de 0,1 Ω.

Exercice 7

Corriger un protocole de mesure

Analyse

Inès doit préparer, pour la mise en service de la ligne 3, un protocole de vérification de la boîte de jonction BJ-PAL du palettiseur. Voici son premier brouillon, qu’Antoine Rivaud lui demande de relire avant de le transmettre à l’équipe de mise en service.

Brouillon de protocole — boîte BJ-PAL

Étape 1 : Inès mesure elle-même la tension d’alimentation 24 V aux bornes X1:1 et X1:2 de la boîte.

Étape 2 : pour mesurer le courant absorbé par la boîte, brancher le multimètre en position ampèremètre entre le +24 V et le 0 V de la boîte.

Étape 3 : pendant que la boîte fonctionne, mesurer la résistance d’une bobine de relais à l’ohmmètre.

Étape 4 : utiliser le multimètre de l’atelier, marqué « CAT II 300 V », pour toutes les mesures, y compris dans l’armoire raccordée au réseau 400 V.

Étape 5 : noter les valeurs.

  1. Pour chaque étape de 1 à 4, explique l’erreur ou l’oubli, en t’appuyant sur le cours (principe des appareils, sécurité).

  2. Réécris le protocole corrigé, en cinq ou six étapes, en précisant qui réalise chaque opération et avec quoi, sans détailler les règles de consignation (elles relèvent des chapitres U6-01 et U6-02).

  3. Pourquoi l’étape 5 est-elle insuffisante pour exploiter les mesures ? Complète-la.

Voir le corrigé détaillé

1. Les erreurs du brouillon.

Analyse du brouillon de protocole
Étape Erreur ou oubli Pourquoi c’est un problème
1 Inès réalise elle-même la mesure Une mesure sur une installation est une opération réservée à une personne habilitée par son employeur pour cette opération. Inès, stagiaire au bureau d’études, n’intervient pas sur les installations.
2 L’ampèremètre est branché entre le +24 V et le 0 V Un ampèremètre se place en série. Branché en parallèle sur la source, il crée un court-circuit : risque d’arc, de brûlure, de destruction de l’appareil. Sur une installation, on utilise de préférence une pince ampèremétrique, qui n’oblige pas à ouvrir le circuit.
3 La résistance est mesurée pendant que la boîte fonctionne Un ohmmètre envoie son propre courant : la mesure de résistance se fait hors tension, sur un circuit mis hors tension selon la procédure de l’entreprise. Sous tension, la mesure est fausse et l’appareil peut être endommagé.
4 Un multimètre « CAT II 300 V » pour toutes les mesures, y compris dans une armoire raccordée au 400 V La catégorie de mesure et la tension assignée doivent être adaptées à l’endroit : une armoire de distribution raccordée au réseau relève au moins de la CAT III, et la tension assignée doit couvrir la tension du réseau. Le choix précis est vu au chapitre U5-02.

2. Un protocole corrigé (exemple de rédaction).

  1. Préparation (Inès) : rassembler le schéma de la boîte, les valeurs attendues (24 V, 2,50 A) et la plage admise (20,4 V à 28,8 V) ; préparer la fiche de relevés.
  2. Désignation (chargé de travaux) : Fabrice Delorme désigne une personne habilitée par Calvérac pour ces mesures et vérifie que l’appareil (multimètre et pince) a une catégorie de mesure et une tension assignée adaptées à l’armoire, et qu’il est en bon état.
  3. Tension (personne habilitée) : mesure de la tension en dérivation aux bornes X1:1 et X1:2 de la boîte, boîte en fonctionnement normal.
  4. Courant (personne habilitée) : mesure du courant absorbé par la boîte avec la pince ampèremétrique sur le conducteur +24 V du câble W1.
  5. Résistance d’une bobine (personne habilitée) : uniquement après mise hors tension du circuit selon la procédure de l’entreprise (chapitres U6-01 et U6-02), mesure à l’ohmmètre.
  6. Relevés (personne habilitée, puis Inès) : noter les valeurs, puis Inès les exploite et les compare aux valeurs attendues.
Rappel : le principe de branchement
Principe : voltmètre en dérivation, ampèremètre en série + − G1 F1 A R V I ampèremètre voltmètre Schéma de principe : les mesures sont réalisées par une personne habilitée, avec un appareil de catégorie de mesure adaptée (voir U6-01, U6-02 et U5-02).
Le voltmètre se place en dérivation, l'ampèremètre en série (ou la pince autour d'un conducteur). Les mesures sont réalisées par une personne habilitée.

3. Une fiche de relevés exploitable. « Noter les valeurs » ne suffit pas pour exploiter et valider une mesure. Il faut aussi noter : la date et le nom de la personne habilitée ; le point de mesure exact (repères X1:1, X1:2) ; l’appareil utilisé (référence, calibre, précision de la notice) pour calculer l’incertitude ; les conditions (boîte en marche, nombre de distributeurs actifs) ; la valeur attendue et l’écart constaté.

Exercice 8

Modéliser une batterie réelle

Calcul et analyse

Un technicien de maintenance habilité a testé le bloc de batteries de l’ASI (deux batteries de 12 V en série) sur un banc de décharge de l’atelier. Il a relevé la tension aux bornes du bloc pour plusieurs courants de décharge.

Relevés du test du bloc de batteries (batteries chargées)
Courant I (A) 0 2 4 6 8
Tension U (V) 25,60 25,50 25,41 25,30 25,21
  1. Trace (à main levée ou sur calculatrice) la caractéristique U = f(I). Quelle forme a-t-elle ? Quel modèle proposes-tu ?

  2. Détermine la force électromotrice E et la résistance interne r du bloc, en utilisant une régression linéaire à la calculatrice ou les deux points extrêmes. Compare les deux méthodes.

  3. Déduis-en la résistance interne d’une seule batterie, en supposant les deux batteries identiques.

  4. Prévois la tension aux bornes du bloc pour un courant de 9 A.

  5. Pour I = 8 A, calcule la puissance fournie à la charge, la puissance perdue dans la résistance interne et la puissance totale E × I. Vérifie le bilan.

  6. Dans quelles conditions ce modèle risque-t-il de ne plus être valable ? Cite deux situations.

Voir le corrigé détaillé

1. Forme de la caractéristique. Les points sont alignés sur une droite décroissante : la tension baisse régulièrement quand le courant augmente. On propose le modèle du générateur réel : U = E − r × I.

Le modèle retenu
Le modèle du générateur réel batterie réelle + E r P N charge I U I U E U = E − r × I la pente vaut − r
Une source de tension E en série avec une résistance interne r : U = E − r × I.

2. Détermination de E et r.

  • Régression linéaire (calculatrice, modèle y = a x + b, avec x = I et y = U) : a ≈ −0,0490 V/A et b ≈ 25,60 V. Donc E ≈ 25,60 V et r ≈ 0,049 Ω (r est l’opposé de la pente). Les écarts entre les mesures et la droite ne dépassent pas 0,006 V.
  • Deux points extrêmes : E = U(0) = 25,60 V ; r = (25,60 − 25,21) / (8 − 0) = 0,39 / 8 ≈ 0,0488 Ω.

Les deux méthodes donnent presque le même résultat. La régression utilise tous les points, elle est moins sensible à une erreur sur un seul relevé : c’est la méthode à préférer.

3. Une batterie. En série, les résistances internes s’ajoutent : rbloc = 2 × rbatterie, donc rbatterie ≈ 0,049 / 2 ≈ 0,0245 Ω (environ 25 mΩ). De même, chaque batterie a une force électromotrice d’environ 25,60 / 2 = 12,80 V.

4. Prévision à 9 A. U = 25,60 − 0,049 × 9 = 25,60 − 0,441 ≈ 25,16 V. C’est une extrapolation : 9 A est juste au-delà des relevés, le résultat reste vraisemblable.

5. Bilan à 8 A (avec le modèle).

  • Tension du modèle : U = 25,60 − 0,049 × 8 = 25,208 V.
  • Puissance fournie à la charge : U × I = 25,208 × 8 ≈ 201,66 W.
  • Puissance perdue dans r : r × I² = 0,049 × 8² = 0,049 × 64 ≈ 3,14 W.
  • Puissance totale : E × I = 25,60 × 8 = 204,8 W.
  • Bilan : 201,66 + 3,14 = 204,80 W. Avec la tension mesurée (25,21 V), on trouve 201,68 W : l’écart vient des arrondis.

6. Limites du modèle. Le modèle n’est plus valable, par exemple :

  • quand la batterie se décharge : E diminue et r augmente avec le temps de décharge ;
  • pour des courants très supérieurs aux relevés (le modèle ne permet pas d’extrapoler loin, encore moins jusqu’au court-circuit) ;
  • quand la température change (r augmente au froid) ou quand la batterie vieillit.
Exercice 9

Exprimer un résultat de mesure

Calcul et analyse

Pour vérifier une bobine de relais de l’armoire, un technicien habilité a mesuré sa résistance hors tension, six fois, avec un ohmmètre : 478 Ω ; 482 Ω ; 480 Ω ; 479 Ω ; 483 Ω ; 481 Ω. La notice du relais indique 480 Ω ± 10 %.

  1. Calcule la moyenne, l’écart-type expérimental et l’incertitude-type de la moyenne (type A). Écris le résultat.

  2. La valeur moyenne est-elle compatible avec la valeur nominale de 480 Ω ? Calcule l’écart normalisé. Est-elle dans la tolérance de la notice ?

  3. Sous tension, le technicien relève 23,62 V aux bornes de la bobine, avec un multimètre de précision « ± (0,5 % de la lecture + 2 unités) », une unité valant 0,01 V. Calcule l’incertitude-type sur cette tension (type B) et écris le résultat.

  4. Calcule le courant dans la bobine avec la loi d’Ohm, en mA.

  5. Pour un quotient I = U / R, l’incertitude-type relative s’obtient par u(I) / I = √[(u(U) / U)² + (u(R) / R)²]. Calcule u(I) et écris le résultat. Quelle mesure contribue le plus à l’incertitude ?

Voir le corrigé détaillé

1. Évaluation de type A.

  1. Moyenne : (478 + 482 + 480 + 479 + 483 + 481) / 6 = 2 883 / 6 = 480,5 Ω.
  2. Écart-type expérimental (fonction de la calculatrice, N − 1 au dénominateur) : s ≈ 1,87 Ω.
  3. Incertitude-type de la moyenne : u(R) = s / √6 = 1,87 / 2,449 ≈ 0,76 Ω.
  4. Résultat : R = (480,5 ± 0,8) Ω.

2. Compatibilité. Écart normalisé : z = |480,5 − 480| / 0,764 ≈ 0,65. z est inférieur à 1 : la mesure est compatible avec la valeur nominale. Tolérance de la notice : 480 Ω ± 10 %, soit de 432 Ω à 528 Ω ; 480,5 Ω est largement dans cette plage. La bobine est conforme.

3. Évaluation de type B.

  1. Demi-largeur : a = 0,005 × 23,62 + 2 × 0,01 = 0,1181 + 0,02 = 0,1381 V.
  2. Incertitude-type : u(U) = a / √3 = 0,1381 / 1,732 ≈ 0,080 V.
  3. Résultat : U = (23,62 ± 0,08) V.

4. Courant. I = U / R = 23,62 V / 480,5 Ω ≈ 0,049 16 A ≈ 49,16 mA.

5. Incertitude sur le courant.

  1. Incertitudes relatives : u(U) / U = 0,0797 / 23,62 ≈ 0,0034 (0,34 %) ; u(R) / R = 0,764 / 480,5 ≈ 0,0016 (0,16 %).
  2. u(I) / I = √(0,0034² + 0,0016²) ≈ 0,0037 (0,37 %).
  3. u(I) = 0,0037 × 49,16 mA ≈ 0,18 mA.
  4. Résultat : I = (49,16 ± 0,18) mA.

C’est la mesure de tension qui contribue le plus (0,34 % contre 0,16 %). Pour améliorer le résultat, il faudrait un voltmètre plus précis, pas davantage de mesures de résistance.

Piège

Additionner les incertitudes relatives

Additionner simplement 0,34 % et 0,16 % donnerait 0,50 %, une incertitude surestimée. Pour des grandeurs indépendantes, on combine les incertitudes relatives par la racine de la somme des carrés.

Exercice 10

Entraînement E4 : l’alimentation 24 V de la ligne 3

Entraînement E4

Contexte. Les Papeteries Ternevault confient à Calvérac Électricité l’équipement électrique de la ligne 3 (convoyage et palettisation) de leur usine de Sablé-sur-Sarthe. Au bureau d’études, Antoine Rivaud demande à Inès Morand l’avant-projet de la distribution 24 V continu de l’armoire ARM-L3. Cette distribution alimente la chaîne d’information de la ligne (automate, capteurs, relais, signalisation) et la boîte de jonction BJ-PAL du palettiseur, située à 35 m de l’armoire. Durée conseillée : 1 h.

Annexe 1 — Extrait du CCTP (cahier des clauses techniques particulières), lot « automatisme ligne 3 » (fictif)

L’alimentation 24 V continu de l’armoire ARM-L3 sera dimensionnée avec une réserve d’au moins 25 % sur le courant total calculé. La tension aux bornes de tout équipement alimenté en 24 V devra rester comprise dans la plage admise par sa notice. Les conducteurs seront en cuivre, de section 1,5 mm² au minimum. Le titulaire fournira une note de calcul justifiant ces choix.

Annexe 2 — Consommateurs 24 V continu

Liste des consommateurs alimentés par G1
Repère Consommateur Données
E1 automate et modules d’entrées et sorties 1,50 A
E2 16 détecteurs de position 30 mA chacun
E3 8 relais d’interface bobine de 480 Ω chacun
E4 2 colonnes lumineuses 2,4 W chacune
BJ-PAL boîte de jonction du palettiseur (capteurs, distributeurs pneumatiques, pupitre) 2,50 A, à 35 m de l’armoire

Annexe 3 — Extrait de la notice de l’alimentation retenue (document en anglais, fictif)

Input: 100–240 V AC. Output voltage: 24 V DC, adjustable from 24 to 28 V. Rated output current: 10 A. Efficiency: 92 % typical at full load (230 V AC input).

Traduction : entrée de 100 à 240 V alternatif ; tension de sortie 24 V continu, réglable de 24 à 28 V ; courant de sortie assigné 10 A ; rendement typique de 92 % à pleine charge (entrée 230 V alternatif). Le vocabulaire technique en anglais est travaillé au chapitre ANG-22.

Annexe 4 — Gamme d’alimentations du catalogue de Sorbelin Distribution Électrique (fictive) : 24 V continu, courants assignés 5 A, 10 A ou 20 A. Les modules de la boîte BJ-PAL acceptent de 20,4 V à 28,8 V (notice fictive). L’alimentation est réglée à 24,0 V. L’armoire est sous tension en permanence (8 760 h par an).

Annexe 5 — Schéma de principe de la distribution 24 V

Distribution 24 V de l'armoire ARM-L3
Exercice 10 : alimentation 24 V de l'armoire ARM-L3 armoire ARM-L3 ~ G1 230 V ~ / 24 V = 10 A + − F1 E1 E2 E3 E4 départs internes E1 à E4 (annexe 2) X1:1 X1:2 W1 : 2 conducteurs cuivre, 35 m BJ-PAL 2,50 A 20,4 à 28,8 V U ?
G1 alimente, par le fusible F1, les départs internes E1 à E4 et, par le bornier X1 et le câble W1 de 35 m, la boîte BJ-PAL qui consomme 2,50 A.

Travail à faire

  1. S’approprier. Indique en deux phrases pourquoi la distribution 24 V fait partie de la chaîne de puissance de la ligne tout en alimentant sa chaîne d’information. Relève, dans les annexes, les trois exigences que ta note de calcul doit vérifier.

  2. Courants. Calcule le courant de chaque consommateur, puis le courant total fourni par G1, en citant la loi utilisée.

  3. Choix de l’alimentation. Calcule le courant minimal exigé par le CCTP et choisis l’alimentation dans la gamme de l’annexe 4. Calcule son taux de charge.

  4. Câble W1. En 1,5 mm², calcule la résistance de la boucle aller-retour, la chute de tension et la tension aux bornes de BJ-PAL. L’exigence de l’annexe 4 est-elle respectée ? Avec quelle marge ?

  5. Validité. En service, les conducteurs de W1 peuvent atteindre 40 °C. La résistance du cuivre augmente d’environ 0,393 % par °C au-dessus de 20 °C. Refais le calcul de la question 4 et conclus.

  6. Améliorer la marge. Calcule la tension aux bornes de BJ-PAL avec une section de 2,5 mm². Propose une autre solution possible à partir de l’annexe 3 et indique la précaution qu’elle impose pour les équipements de l’armoire.

  7. Puissances et énergie. Avec le câble de 1,5 mm², calcule la puissance fournie par G1 (sous 24,0 V), les pertes dans W1, la puissance absorbée par G1 sur le réseau (en supposant le rendement de 92 % valable à cette charge) et l’énergie annuelle absorbée, puis son coût. Commente l’hypothèse sur le rendement.

  8. Communiquer. Rédige en cinq lignes la conclusion de la note de calcul pour Antoine, et indique qui vérifiera la tension réelle à la mise en service, et avec quel type d’appareil.

Voir le corrigé détaillé

1. S’approprier. La distribution 24 V transporte de l’énergie de l’alimentation G1 vers les équipements : elle fait partie de la chaîne de puissance, au même titre qu’un départ moteur, avec sa source, sa protection F1 et ses câbles. Mais les équipements qu’elle alimente (automate, détecteurs, relais, signalisation) acquièrent, traitent et transmettent des informations : ils forment la chaîne d’information de la ligne, qui ne fonctionne pas sans cette énergie.

Les trois exigences à vérifier sont :

  • une réserve d’au moins 25 % sur le courant de l’alimentation (annexe 1) ;
  • une tension aux bornes de chaque équipement dans la plage de sa notice, ici de 20,4 V à 28,8 V pour BJ-PAL (annexes 1 et 4) ;
  • des conducteurs en cuivre d’une section d’au moins 1,5 mm² (annexe 1).

2. Courants (loi des nœuds).

Courants des consommateurs 24 V
Repère Calcul Courant
E1 donné 1,50 A
E2 16 × 30 mA = 16 × 0,030 A 0,48 A
E3 8 × (24 V / 480 Ω) = 8 × 0,050 A 0,40 A
E4 2 × (2,4 W / 24 V) = 2 × 0,10 A 0,20 A
BJ-PAL donné 2,50 A
Total loi des nœuds : somme des courants des départs 5,08 A

3. Choix de l’alimentation.

  1. Courant minimal exigé : 5,08 A × 1,25 = 6,35 A.
  2. L’alimentation de 5 A est insuffisante (elle serait même dépassée sans réserve). On retient l’alimentation 24 V, 10 A, la plus petite de la gamme qui dépasse 6,35 A.
  3. Taux de charge : 5,08 A / 10 A = 50,8 %.

4. Câble W1 en 1,5 mm².

  1. Un conducteur : R = 0,0172 × 35 / 1,5 ≈ 0,4013 Ω.
  2. Boucle aller-retour : 2 × 0,4013 ≈ 0,8027 Ω.
  3. Chute de tension : ΔU = 0,8027 Ω × 2,50 A ≈ 2,007 V (environ 8,4 % de 24 V).
  4. Tension aux bornes de BJ-PAL (loi des mailles) : U = 24,0 − 2,007 ≈ 21,99 V.

21,99 V est compris entre 20,4 V et 28,8 V : l’exigence est respectée, avec une marge de 21,99 − 20,4 ≈ 1,59 V.

5. Validité à 40 °C.

  1. Coefficient multiplicateur : 1 + 0,00393 × (40 − 20) = 1 + 0,0786 = 1,0786.
  2. Résistance de boucle : 0,8027 × 1,0786 ≈ 0,866 Ω.
  3. Chute de tension : 0,866 × 2,50 ≈ 2,16 V.
  4. Tension aux bornes de BJ-PAL : 24,0 − 2,16 ≈ 21,84 V, marge ≈ 1,44 V.

L’exigence reste respectée. Mais la marge est modeste : une baisse de tension de l’alimentation ou une augmentation de la consommation de la boîte (ajout d’un distributeur) la réduirait encore. Le modèle « ρ à 20 °C » était légèrement optimiste.

6. Améliorer la marge.

  • Section de 2,5 mm² : boucle 2 × 0,0172 × 35 / 2,5 = 0,4816 Ω ; chute 0,4816 × 2,50 ≈ 1,20 V ; tension aux bornes de BJ-PAL ≈ 22,80 V (marge d’environ 2,4 V à 20 °C).
  • Autre solution : l’annexe 3 indique une tension de sortie réglable de 24 à 28 V. On peut relever légèrement la tension de sortie (par exemple à 25 V). Précaution : tous les équipements de l’armoire, qui sont près de G1 et ne subissent presque pas de chute de tension, recevraient cette tension plus élevée. Il faut vérifier qu’elle reste dans leur plage (notices de l’automate, des relais, des colonnes) et que le pont diviseur de surveillance du 24 V, s’il existe, reste compatible avec son entrée. Le réglage est fait à la mise en service par une personne habilitée.

La solution la plus robuste est la section de 2,5 mm², qui réduit aussi les pertes.

7. Puissances et énergie (câble de 1,5 mm²).

  1. Puissance fournie par G1 : Pu = 24,0 V × 5,08 A = 121,92 W.
  2. Pertes dans W1 : 0,8027 Ω × (2,50 A)² ≈ 5,02 W (elles font partie des 121,92 W fournis).
  3. Puissance absorbée sur le réseau : Pa = 121,92 / 0,92 ≈ 132,5 W ; pertes de G1 ≈ 10,6 W.
  4. Énergie annuelle : 132,52 W × 8 760 h ≈ 1 160 900 Wh ≈ 1 161 kWh.
  5. Coût (prix fictif) : 1 161 kWh × 0,16 €/kWh ≈ 186 € HT par an.

Commentaire : le rendement de 92 % est donné à pleine charge. Or G1 n’est chargée qu’à environ 51 %. Le rendement réel à cette charge peut être différent, souvent un peu plus faible : la puissance absorbée et le coût calculés sont probablement un peu sous-estimés. Il faudrait la courbe de rendement de la notice pour affiner.

8. Conclusion de la note de calcul (exemple).

Le courant total des consommateurs 24 V de l’armoire ARM-L3 est de 5,08 A ; avec la réserve de 25 % du CCTP, il faut 6,35 A : nous retenons une alimentation 24 V de 10 A, chargée à environ 51 %. En 1,5 mm², la boîte BJ-PAL recevrait 21,99 V à 20 °C et 21,84 V à 40 °C, dans la plage admise (20,4 V à 28,8 V) mais avec une marge réduite. Nous proposons un câble W1 de 2,5 mm² (22,80 V à 20 °C). Consommation estimée : environ 1 160 kWh par an, soit environ 186 € HT au prix retenu.

À la mise en service, la tension réelle aux bornes de BJ-PAL sera mesurée par une personne habilitée par Calvérac pour cette opération, avec un multimètre de catégorie de mesure adaptée à l’armoire (chapitres U5-02, U6-01 et U6-02). Inès comparera la mesure, avec son incertitude, à la valeur calculée.

Piège

Les pièges de ce sujet

Oublier le conducteur de retour ; appliquer la réserve de 25 % à la seule boîte BJ-PAL ; multiplier par le rendement au lieu de diviser ; conclure sans comparer à la plage de la notice ; relever la tension de l’alimentation sans vérifier les autres équipements.

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