Connaître son épreuve
tridécouverte · 10 min
a. Combien de temps dure la préparation ? Le compte rendu ? L’entretien ? Quel est le coefficient ?
b. Le dictionnaire est-il autorisé ?
c. Vrai ou faux : « pendant le compte rendu, l’examinateur peut m’interrompre pour me poser une question ».
d. Un candidat fait un compte rendu de trois minutes. Pourquoi est-ce un mauvais calcul ?
e. Quelles sont les quatre fautes les plus coûteuses de l’épreuve ?
Voir le corrigé détaillé
a. Les durées.
· Préparation : 20 minutes.
· Compte rendu : 10 minutes au maximum.
· Entretien : 10 minutes au maximum.
· Coefficient 3.
Pour situer : l’anglais pèse autant que les mathématiques (coefficient 3) et moins que la culture générale (coefficient 4) ou la culture économique, juridique et managériale (coefficient 6). Ce n’est pas une épreuve secondaire.
b. Le dictionnaire.
Non, il n’est pas autorisé.
C’est précisément pourquoi le chapitre 2 est consacré à deviner le sens d’un mot sans dictionnaire. Ce n’est pas une astuce de dépannage : c’est une compétence évaluée.
c. Faux.
Le compte rendu se fait sans être interrompu. C’est écrit dans la définition de l’épreuve, et c’est une chance.
Pourquoi c’est une chance : pendant ces minutes, vous êtes le seul à parler et vous avez préparé ce que vous dites. Aucune surprise n’est possible. C’est le moment le plus sûr de toute l’épreuve.
d. Le compte rendu de trois minutes.
Deux raisons, et la seconde est la plus grave.
· On n’a pas montré grand-chose. En trois minutes, on dit le sujet et deux phrases. L’examinateur ne peut pas évaluer la compréhension du texte, faute de matière.
· On offre sept minutes d’entretien supplémentaires. Or l’entretien est la partie où l’on ne maîtrise rien : c’est l’examinateur qui pose les questions, sur ce qu’il veut.
Autrement dit : chaque minute de compte rendu qu’on ne fait pas est une minute d’entretien qu’on subit. Le calcul est défavorable dans tous les cas.
e. Les quatre fautes.
· Traduire le texte au lieu d’en rendre compte.
· Lire ses notes au lieu de parler.
· Ne pas répondre à la question dans l’entretien.
· Se taire.
Les deux premières viennent de la même peur : ne pas avoir assez à dire. Et elles produisent exactement l’effet inverse de celui qu’on cherche : elles montrent qu’on n’a pas compris assez pour reformuler.