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ANG · chapitre 1 Chapitre offert

L’épreuve E2 : ce que l’examinateur attend

Ce que tu sauras faire : Connaître le déroulement de l’épreuve orale, les critères d’évaluation et l’emploi des vingt minutes de préparation

45 min de cours 5 exercices corrigés 5 questions de quiz

1. Le déroulement, minute par minute

Avant de travailler la langue, il faut savoir exactement ce qui va se passer. Un candidat qui découvre le format le jour de l’épreuve perd dix minutes à comprendre où il est.

ALes deux temps de l’épreuve

Épreuve ponctuelle orale, coefficient 3. Le support est un texte écrit en anglais, en lien avec le domaine professionnel et relevant de l’aire anglophone.

L’épreuve E2 d’anglais, en un tableau
Ce qui se passe Durée
Préparation Seul, avec le document. Aucun dictionnaire n’est autorisé. On lit, on comprend, on prépare des notes. 20 minutes
Compte rendu En anglais, sans être interrompu. Le candidat rend compte du document de façon structurée. 10 minutes au maximum
Entretien En anglais, en dialogue avec l’examinateur, à partir de la présentation. Il peut élargir au parcours du candidat. 10 minutes au maximum

Les deux « au maximum » méritent qu’on s’y arrête. Ils veulent dire qu’on peut finir avant — et que finir en trois minutes est une catastrophe. Un compte rendu de trois minutes laisse sept minutes d’entretien supplémentaires, c’est-à-dire sept minutes où c’est l’examinateur qui mène.

Le bon calibrage : six à huit minutes de compte rendu. Assez pour montrer qu’on a compris, pas assez pour se perdre.

Une chose n’apparaît pas dans le tableau et change tout : pendant le compte rendu, personne ne vous interrompt.

C’est le seul moment de tout l’examen où vous décidez de ce que vous dites. Vous avez préparé, vous connaissez vos phrases, vous maîtrisez votre vocabulaire. C’est le moment où l’on prend le plus de points, et c’est celui qu’on peut le plus préparer à l’avance.

L’entretien, lui, est imprévisible. Mais un bon compte rendu oriente les questions : l’examinateur repart de ce que vous avez dit. Vous choisissez donc en partie le terrain de l’entretien.

BLe document que vous recevrez

Définition

Le support de l’épreuve

Un texte écrit en anglais, en lien avec le domaine professionnel et relevant de l’aire anglophone. La définition de l’épreuve ne fixe pas de longueur : le support tient en général sur une page.

Concrètement : un article de presse économique, un extrait de rapport d’entreprise, une note professionnelle, un texte sur une évolution du métier.

« Relevant de l’aire anglophone » veut dire que le texte vient du monde anglophone — Royaume-Uni, États-Unis, Irlande, Canada, Australie — et non qu’il traite obligatoirement de ces pays. Un texte britannique sur une entreprise française est parfaitement possible.

Exemple

Document 1 — Extrait type — le genre de texte qu’on reçoit

Small firms face longer payment delays

Small and medium-sized businesses across the country are waiting longer than ever to be paid. According to a survey published last month, the average payment delay reached forty-two days in the last quarter, up from thirty-six days two years ago.

For a company with an annual turnover of two million pounds, six extra days of delay mean roughly thirty-three thousand pounds of cash tied up in unpaid invoices. “That is money we cannot use to buy stock or pay wages,” one business owner explained.

Accountants say the problem is not only financial. Chasing late payments takes time, damages customer relationships and distracts small teams from their core work. Some firms now offer early settlement discounts, but these reduce margins at a time when margins are already under pressure.

New rules requiring large companies to publish their payment practices have improved transparency, but campaigners argue that transparency alone changes little. They are calling for automatic interest on late payments, as already applies in several European countries.

Texte écrit pour ce manuel, sur le modèle d’un support d’examen.

Voici ce que vous recevrez : un texte court (celui-ci compte environ 170 mots), un sujet professionnel, des chiffres, et un désaccord. Ce texte a été écrit pour ce manuel — comme tous les documents anglais qu’il contient — mais il est construit comme un support d’épreuve.

Notez ce qu’il contient, parce que c’est presque toujours la même chose : un fait (les délais s’allongent), des chiffres (42 jours contre 36), une conséquence (33 000 livres immobilisées), des points de vue opposés (les règles suffisent / elles ne suffisent pas).

Ces quatre éléments sont exactement le plan de votre compte rendu, et c’est le sujet du chapitre 3.

À retenir

Ce que le document n’est jamais

· Ce n’est pas un texte littéraire. Pas de roman, pas de poésie, pas de vocabulaire rare.

· Ce n’est pas un texte technique de comptabilité. On ne vous demandera pas de comprendre une norme comptable en anglais.

· Ce n’est pas un piège. Le texte est choisi pour être compris par un étudiant de BTS — il contiendra des mots que vous ne connaissez pas, et ce n’est pas grave : c’est même prévu.

2. Ce qui est évalué, et ce qui ne l’est pas

Beaucoup de candidats travaillent la mauvaise chose. On n’évalue pas votre accent, et on n’évalue pas votre traduction.

ALes compétences évaluées

Ce que l’épreuve mesure
Compétence Où elle est évaluée Ce que cela veut dire
Compréhension de l’écrit Dans le compte rendu Avez-vous compris le texte : son sujet, sa structure, ses chiffres, son point de vue ?
Expression orale en continu Dans le compte rendu Parlez-vous de façon compréhensible et organisée, pendant plusieurs minutes, sans lire ?
Expression orale en interaction Dans l’entretien Répondez-vous à la question posée, et relancez-vous l’échange ?
Recevabilité linguistique Dans tout l’oral Grammaire, lexique, prononciation intelligible : 8 points sur 20 dans la grille

La traduction et l’accent ne sont pas notés en tant que tels. La correction de la langue l’est : elle pèse 8 points sur 20 dans la grille d’évaluation.

La grammaire et le vocabulaire comptent donc pour eux-mêmes, et aussi à travers votre capacité à vous faire comprendre. Une phrase simple et juste vaut toujours mieux qu’une phrase compliquée et fausse.

À retenir

Les quatre fautes qui coûtent le plus cher

· Traduire le texte phrase par phrase au lieu d’en rendre compte.

· Lire ses notes au lieu de parler.

· Ne pas répondre à la question posée dans l’entretien.

· Se taire. Un silence de dix secondes coûte plus qu’une phrase maladroite.

Les deux premières sont les plus fréquentes, et elles viennent de la même peur : celle de ne pas avoir assez à dire. Or traduire et lire donnent exactement l’impression inverse de celle qu’on cherche — elles montrent qu’on n’a pas compris assez pour reformuler.

Piège

Croire qu’il faut tout comprendre

Un texte d’épreuve contient toujours des mots inconnus. C’est normal, et c’est prévu.

Ce qu’on attend n’est pas une compréhension mot à mot, c’est une compréhension globale : de quoi parle le texte, que dit-il, qui parle, que faut-il en retenir.

Un candidat qui a compris 80 % du texte et qui le présente clairement obtient une bien meilleure note qu’un candidat qui a compris 95 % et qui bafouille.

BLes critères, traduits en conseils

Ce que l’examinateur note, et comment on y répond
Ce qu’il observe Ce qu’il faut faire
Le candidat a-t-il identifié le sujet ? Dire le sujet en une phrase, dès la première minute. Nature du document, source, thème.
A-t-il organisé son propos ? Annoncer un plan en deux parties, et le suivre en employant des connecteurs audibles.
A-t-il relevé les informations essentielles ? Citer deux ou trois chiffres et les commenter, pas seulement les lire.
A-t-il pris du recul ? Terminer par une phrase personnelle : ce que le texte apprend, ce qu’il laisse de côté.
Parle-t-il de façon audible et fluide ? Débit lent, phrases courtes, regard levé. Mieux vaut deux cents mots bien dits que quatre cents avalés.
Répond-il aux questions ? Reformuler la question avant d’y répondre, quand on a besoin d’une seconde.

La colonne de droite est votre programme de travail pour les quinze chapitres suivants. Chaque ligne y est traitée : le plan au chapitre 3, les chiffres au chapitre 6, l’entretien au chapitre 16.

3. Les vingt minutes de préparation

Vingt minutes, c’est court et c’est suffisant — à condition de savoir à l’avance comment on les emploie. Improviser cette répartition le jour de l’épreuve coûte cher.

ALa minuterie

Méthode

Vingt minutes, découpées

  1. Minutes 0 à 3 — Lire tout le texte sans s’arrêter. Sans souligner, sans chercher un mot. On cherche seulement le sujet général.

  2. Minutes 3 à 8 — Relire en soulignant. Le titre, la source, les chiffres, les mots de liaison, les noms propres.

  3. Minutes 8 à 12 — Dégager le plan du texte, en deux ou trois idées. Écrire ces idées en anglais, en quelques mots.

  4. Minutes 12 à 17 — Préparer l’introduction et la conclusion, en phrases complètes. Ce sont les deux seuls passages qu’on rédige entièrement.

  5. Minutes 17 à 20 — Relire ses notes à voix basse, et vérifier qu’on sait prononcer les chiffres et les noms.

L’étape 4 est celle qui rapporte le plus. On ne rédige que le début et la fin, et pour une raison précise : ce sont les deux moments où le trac est le plus fort, et les deux moments dont l’examinateur se souviendra le mieux.

Le milieu, lui, se parle à partir de mots-clés. Rédiger tout le compte rendu est une erreur : on finit par le lire, et lire coûte des points.

Piège

Chercher le sens de tous les mots inconnus

C’est le réflexe naturel, et il consomme les vingt minutes sans rien apporter.

La bonne méthode : on souligne les mots inconnus, on continue, et on y revient à la fin s’il reste du temps. Le chapitre 2 montre comment en deviner le sens.

Et l’essentiel : un mot inconnu ne bloque presque jamais la compréhension d’un paragraphe. Relisez la phrase sans lui — vous comprendrez souvent l’essentiel.

À retenir

Deux détails matériels qu’on oublie

· On peut écrire sur le sujet. Souligner, annoter, numéroter les paragraphes : le document n’est pas rendu intact.

· On garde le document et ses notes pendant l’oral. On peut donc y renvoyer — « as we can read in the second paragraph » — ce qui est un excellent réflexe et montre qu’on s’appuie sur le texte.

À retenir

Ce qu’on écrit sur son brouillon

· L’introduction, rédigée en entier — trois phrases.

· Deux ou trois titres de partie, en anglais, trois ou quatre mots chacun.

· Les chiffres, recopiés avec leur unité.

· La conclusion, rédigée en entier — deux phrases.

· Rien d’autre. Un brouillon trop rempli est un brouillon qu’on lit.

BLes phrases qu’on prépare avant le jour J

Une partie de votre compte rendu ne dépend pas du texte, et peut donc être apprise par cœur des mois à l’avance.

L’introduction, les phrases de transition, la conclusion : ce sont des structures, et vous n’aurez qu’à y glisser le sujet du jour.

C’est l’investissement le plus rentable de tout ce manuel. Une dizaine de phrases apprises solidement vous donnent deux minutes de parole assurée, et — ce qui compte davantage — vous donnent les deux premières minutes, celles où le trac est maximal.

Exemple

Document 2 — Les phrases à savoir par cœur

Introducing the document

This document is an article taken from …, published in … .

It deals with … / It focuses on … / It raises the issue of … .

Announcing the plan

I will first present …, and then I will look at … .

Moving on

Let me now turn to … / As far as … is concerned, … / This brings me to my second point.

Quoting a figure

According to the article, … / The text mentions a figure of … / This represents an increase of … per cent.

Concluding

To sum up, the document shows that … .

In my opinion, … / What the text does not say is … .

Formules d’usage, composées pour ce manuel.

Quatorze structures, et elles servent pour n’importe quel texte. Apprenez-les à voix haute, pas des yeux : ce sont des phrases à dire, pas à reconnaître.

Deux remarques de langue, développées au chapitre 3 :

· « It deals with » est suivi d’un nom ou d’un verbe en -ing, jamais d’une proposition. « It deals with the problem », « It deals with paying suppliers ».

· « According to » ne s’emploie jamais pour soi-même. « According to me » n’existe pas en anglais : on dit « in my opinion » ou « I think ».

À retenir

Les cinq phrases du chapitre

1. L’épreuve dure 20 minutes de préparation, puis 10 minutes de compte rendu sans interruption et 10 minutes d’entretien. Coefficient 3.

2. On évalue la compréhension de l’écrit, l’expression orale, en continu puis en interaction, et la correction de la langue (8 points sur 20). Ni la traduction, ni l’accent en tant que tels.

3. Le compte rendu est le moment où l’on prend le plus de points, parce que personne ne vous interrompt et que vous l’avez préparé. Six à huit minutes.

4. Les vingt minutes se découpent : lire, souligner, plan, rédiger introduction et conclusion, relire à voix basse.

5. Un mot inconnu ne bloque presque jamais la compréhension d’un paragraphe. On souligne, on continue.

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