Aller au contenu
FUTUR BTS FuturBTS
U5 · chapitre 1 Chapitre offert

Exploiter un dossier technique

Ce que tu sauras faire : Trouver dans un dossier technique (schémas, plans, notices, fiches techniques en français ou en anglais, rapports, historique de maintenance) les informations utiles à une tâche d'analyse ou de maintenance, vérifier qu'elles sont à jour, les organiser dans une fiche de synthèse et signaler les écarts entre le dossier et l'installation réelle.

3 h de cours 10 exercices corrigés 10 questions de quiz

1. Le dossier, mémoire de l’installation

Une installation électrique ne se comprend pas en la regardant : les câbles sont dans des goulottes, les protections derrière des portes, les réglages dans des appareils. Tout ce qu’il faut savoir est écrit dans le dossier technique. Ce chapitre t’apprend à t’y retrouver vite et sans erreur.

APourquoi ce chapitre compte

Lundi 9 novembre 2026, Élodie Fournel, responsable maintenance de Calvérac Électricité, appelle Bilal Ouazzani, apprenti en 2e année de BTS.

« Samedi, on fait la visite annuelle du coffret de la pompe à colle M6, chez Ternevault, sur la ligne 2. Tu prépares la fiche de la visite : repères des appareils, réglages, points à contrôler, historique. Tout est dans le dossier technique. Je veux la fiche pour jeudi. »

Bilal ouvre le dossier : quatre folios de schémas, une notice en anglais, une plaque de moteur, un extrait de la GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur, le logiciel qui enregistre toutes les interventions) et deux rapports de vérification. Par où commencer ? C’est l’objet de ce chapitre.

À retenir

Ce chapitre t’apprend à lire, extraire et organiser des informations. Il ne décrit aucune opération à faire toi-même sur une installation. Les relevés, les consignations, les mesures et les interventions cités sont faits par des personnes habilitées par leur employeur, pour ces opérations (revois U6-01 « Prévenir le risque électrique » et U6-02 « Comprendre l’habilitation électrique »).

BÀ quoi sert un dossier technique

À quoi ça sert ? À savoir comment l’installation est faite sans avoir à la démonter, et à intervenir en sécurité.

Définition

Dossier technique

Le dossier technique d’une installation électrique est l’ensemble des documents qui la décrivent telle qu’elle est réalisée : schémas, plans, notes de calcul, notices des matériels, rapports d’essais et de vérification. En maintenance, on y ajoute l’historique des interventions.

Le dossier sert à chaque étape du métier de technicien :

  • préparer une intervention : quels appareils, quels réglages, quelles pièces de rechange ;
  • mettre en sécurité : le chargé de consignation identifie toutes les sources sur le schéma avant de consigner (U6-02) ;
  • diagnostiquer une panne : comparer ce qui devrait se passer (le schéma) à ce qui se passe (les symptômes), dans U5-04 « Diagnostiquer un dysfonctionnement » ;
  • modifier l’installation : savoir où ajouter un départ, ce que le câble supporte ;
  • prouver : montrer au client, à l’organisme de vérification ou à l’inspection du travail que l’installation est conforme.
Exemple

En 2025, un technicien d’une autre entreprise devait remplacer un voyant sur un coffret de Ternevault. Sans schéma, il aurait dû ouvrir le coffret sous tension pour « voir où arrivent les fils ». Avec le schéma, il savait que le voyant était alimenté en 24 V par un transformateur protégé par un fusible, et quel appareil consigner. Le dossier remplace la recherche à tâtons, qui est à la fois lente et dangereuse.

CCe que contient le dossier

Un dossier technique complet rassemble six familles de documents.

Les six familles de documents d'un dossier
Dossier technique de l'installation Schémas unifilaire, puissance, commande, bornier Plans implantation, cheminement des câbles, locaux Notices, fiches plaques, notices de constructeurs (FR, EN) Notes de calcul bilan de puissance, sections, réglages Rapports vérifications, essais, mise en service Historique interventions (GMAO), comptes rendus À la réception : DOE remis au client (installation telle que réalisée). Pendant les travaux : DIUO, informations utiles à la sécurité des interventions futures.
Schémas, plans, notices et fiches, notes de calcul, rapports et historique alimentent le dossier de l'installation. Le DOE est remis au client à la fin du chantier ; le DIUO réunit les informations utiles aux interventions futures.
Les familles de documents et leur usage en maintenance
Famille Exemples Ce que tu y cherches
schémas unifilaire, schéma de puissance, schéma de commande, bornier les repères, les liaisons, les protections, les sources
plans implantation des appareils, cheminement des câbles où se trouve chaque appareil, par où passe chaque câble
notices et fiches techniques plaque du moteur, fiche du relais thermique, notice du variateur caractéristiques, réglages, codes de défaut, consignes de maintenance
notes de calcul bilan de puissance, sections, réglages des protections pourquoi tel câble, tel calibre, tel réglage
rapports vérification initiale ou périodique, procès-verbal d’essais anomalies relevées, valeurs mesurées à une date donnée
historique interventions enregistrées dans la GMAO, comptes rendus pannes passées, pièces changées, durées d’arrêt
Définition

DOE et DIUO

  • Le DOE (dossier des ouvrages exécutés) est remis par l’entreprise qui a réalisé les travaux au client, à la réception du chantier. Il décrit l’installation telle qu’elle a été construite, avec les modifications faites en cours de chantier. Son contenu est fixé par le contrat (marché de travaux, CCTP, cahier des clauses techniques particulières).
  • Le DIUO (dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage) rassemble les informations qui facilitent la prévention des risques lors des interventions futures sur un bâtiment : plans, notes techniques, accès. Le maître d’ouvrage le fait établir et compléter par le coordonnateur de sécurité, au fil de la conception et des travaux (C. trav., art. L. 4532-16). Pour un bâtiment destiné à recevoir des travailleurs, il comprend le dossier de maintenance des lieux de travail, donc le dossier technique électrique présenté ci-dessous (art. R. 4532-95).
Piège

Le DOE n’est pas un « classeur de fin de chantier » sans importance. Si le DOE reprend les schémas du projet sans les modifications du chantier, le technicien qui interviendra dans cinq ans travaillera sur un schéma faux. C’est pour cela que Calvérac met à jour ses schémas au fil du chantier (U7-06 « Constituer le dossier du projet »).

DCe que prévoit le Code du travail

À quoi sert la règle ? À garantir que l’employeur dispose toujours d’une description à jour des installations électriques de ses locaux.

Point juridique

Le dossier technique dans le Code du travail

  • Qui l’établit : le maître d’ouvrage (celui qui fait construire) établit un dossier technique qui décrit les installations électriques réalisées et leurs caractéristiques ; il le transmet à l’employeur (art. R. 4215-2). Ce dossier fait partie du dossier de maintenance des lieux de travail (art. R. 4211-3).
  • Ce qu’il contient : un arrêté du 20 avril 2012 (applicable aux marchés passés depuis le 1er juillet 2012) en fixe le contenu : les cahiers de prescriptions techniques qui ont servi à réaliser les installations, les notes de calcul des canalisations et du choix et du réglage des protections, les schémas unifilaires (avec si besoin un synoptique des tableaux), les plans d’exécution (sources, tableaux, principales canalisations), les plans des canalisations enterrées, des prises de terre et des conducteurs principaux de protection, les copies des attestations de conformité et, s’il y a des locaux à risque d’explosion, les documents de conformité et les notices des matériels qui y sont installés.
  • Qui le tient à jour : quand l’employeur fait réaliser une installation nouvelle ou modifie la structure d’une installation existante, il complète et met à jour ce dossier (art. R. 4226-6).

Principe expliqué d’après les articles R. 4211-3, R. 4215-2 et R. 4226-6 du Code du travail et les articles 1er à 3 de l’arrêté du 20 avril 2012 (Légifrance, versions en vigueur au 23/10/2026).

Ce que cela veut dire pour Ternevault : quand Calvérac ajoutera la ligne 3 en 2027, Ternevault devra disposer des nouveaux schémas. Ce sera dans le DOE de Calvérac, que Ternevault intégrera à son dossier technique.

EUn dossier vivant

Une installation change : on ajoute un départ, on remplace un moteur, on modifie un réglage. Si le dossier ne suit pas, il ment.

La vie des documents
Études bureau d'études schémas indice A notes de calcul Chantier modifications repérage plans à jour Réception DOE remis essais, PV vérification initiale Exploitation dossier tenu à jour par l'employeur Maintenance historique (GMAO) indices B, C… comptes rendus toute modification de l'installation revient dans le dossier (nouvel indice) Le schéma utile est le schéma à jour : vérifie toujours l'indice et la date du cartouche avant de préparer une intervention, une consignation (U6-02) ou un diagnostic (U5-04).
Les schémas naissent au bureau d'études (indice A), sont corrigés pendant le chantier, remis dans le DOE, puis tenus à jour pendant toute la vie de l'installation. Chaque modification donne un nouvel indice.
Définition

Indice de révision

L’indice (ou indice de révision) est une lettre ou un numéro qui identifie la version d’un document : A pour la première version, B pour la première modification, et ainsi de suite. Il figure dans le cartouche (le cadre d’identification en bas du folio) avec la date et la nature de la modification.

À retenir

Avant toute exploitation d’un document, vérifie trois choses : c’est le bon équipement (titre, repère), c’est la dernière version (indice, date), et elle correspond à ce qui est installé (aucun écart signalé). Un schéma périmé est plus dangereux qu’une absence de schéma, parce qu’on lui fait confiance.

2. Lire les symboles et les repères

Un schéma est écrit dans une langue commune à tous les électriciens : des symboles normalisés pour les appareils, des lettres pour les nommer, des chiffres pour les bornes. Une fois ces trois codes connus, n’importe quel schéma devient lisible.

ALes symboles normalisés

À quoi ça sert ? À ce qu’un schéma dessiné au Mans soit compris à Lyon, à Madrid ou à Montréal.

Les symboles graphiques des schémas électriques sont définis par la CEI 60617 (CEI : Commission électrotechnique internationale), reprise en Europe et en France sous la référence NF EN 60617. La CEI les publie aujourd’hui sous forme d’une base de données. Ce cours redessine les symboles les plus courants, sans reproduire la norme.

Seize symboles à connaître
fusible repère : F disjoncteur repère : Q sectionneur repère : Q contact à fermeture (repère de l'appareil) contact à ouverture (repère de l'appareil) contact principal repère : KM bobine repère : KM, KA relais thermique repère : F bouton de marche repère : S bouton d'arrêt repère : S interrupteur de position repère : S ou B voyant repère : H M 3~ moteur triphasé repère : M transformateur repère : T borne repère : X terre de protection repère : PE
Symboles redessinés d'après la base de données de la CEI 60617, avec la lettre repère usuelle. Bouton-poussoir : le crochet est tourné vers le contact ; interrupteur de position : un petit coin dessiné sur la lame. Les appareils sont toujours dessinés au repos : sans tension, sans action sur les boutons.
Définition

Contact à fermeture, contact à ouverture

  • Un contact à fermeture (en anglais NO, normally open) est ouvert au repos : il se ferme quand on actionne l’appareil (bouton appuyé, bobine alimentée).
  • Un contact à ouverture (NC, normally closed) est fermé au repos : il s’ouvre quand on actionne l’appareil.
À retenir

Sur un schéma, chaque appareil est représenté au repos : bobines non alimentées, boutons relâchés, relais thermique non déclenché, installation hors tension. Pour comprendre le fonctionnement, tu imagines ensuite ce qui change quand on agit sur l’appareil.

Piège

Ne confonds pas le disjoncteur (une croix sur le contact : il coupe automatiquement en cas de défaut), le sectionneur (un trait : il isole un circuit, mais n’est pas fait pour couper un courant, ni de charge ni de défaut) et le contact principal de contacteur (un demi-cercle : il commande la marche et l’arrêt). Les trois se ressemblent ; leur rôle est très différent.

BLes lettres repères des appareils

Chaque appareil reçoit un repère : une ou deux lettres qui disent sa famille, puis un numéro. Le repère est écrit sur le schéma, sur la nomenclature et sur une étiquette collée sur l’appareil.

Lettres repères usuelles dans les dossiers de Calvérac
Lettre Famille d’appareils Exemples dans le fil rouge
Q appareils de coupure de puissance : disjoncteur, sectionneur, interrupteur Q0 (général du TGBT), Q25, Q6
KM contacteur (commande d’un circuit de puissance) KM6 (pompe à colle)
KA relais auxiliaire (commande de circuits de commande) KA1 d’un automatisme
F protection : fusible, relais thermique F6, F61, F62
S appareil de commande manuelle ou de position : bouton, interrupteur de position S61 (arrêt), S62 (marche)
H signalisation : voyant, avertisseur H61, H62
M moteur M6, M11
T transformateur T1 (poste), T61 (commande)
X bornier, prise de raccordement X6
W câble, conducteur W25, W26
B capteur (pression, température, présence) un pressostat B6
U convertisseur, variateur de vitesse U3, U11
E chauffage, éclairage E6 (réchauffeur de la cuve)

Le TGBT (tableau général basse tension) est le tableau principal d’un site ; les tableaux qu’il alimente sont des tableaux divisionnaires, comme les tableaux d’atelier TD-AT1 et TD-AT2 de Ternevault.

Piège

Ces lettres sont un usage, pas une loi universelle. Certains dossiers récents utilisent des repères à deux lettres définis par la norme internationale de structuration des installations (NF EN IEC 81346-2), d’autres dossiers anciens des lettres différentes. Lis toujours la légende ou la nomenclature du dossier avant de conclure.

CLes repères des bornes

À quoi ça sert ? À raccorder et à contrôler chaque fil au bon endroit : les bornes des appareils portent des chiffres normalisés, imprimés sur l’appareil et reportés sur le schéma.

Les repères des bornes
Contacteur KM6 1 2 3 4 5 6 contacts principaux A1 A2 bobine 13 14 21 22 contacts auxiliaires Relais thermique F6 95 96 97 98 ouverture / fermeture Moteur M6 U1 V1 W1 M 3~ Comment lire un repère de borne • Puissance : 1-2, 3-4, 5-6 (impair côté réseau, pair côté récepteur). • Bobine : A1 et A2 ; elle commande tous les contacts de l'appareil. • Auxiliaire : 1er chiffre = numéro d'ordre ; 2e chiffre = fonction. 1-2 = ouverture (fermé au repos) ; 3-4 = fermeture (ouvert au repos). 13-14 = 1er contact, à fermeture ; 21-22 = 2e contact, à ouverture. • Relais thermique : 95-96 (ouverture) et 97-98 (fermeture). • Moteur : U1, V1, W1 ; U2, V2, W2 à l'autre extrémité des enroulements.
Contacteur : contacts principaux 1-2, 3-4, 5-6 ; bobine A1-A2 ; contacts auxiliaires 13-14 (à fermeture) et 21-22 (à ouverture). Relais thermique : 95-96 et 97-98. Moteur : U1, V1, W1.
Méthode

Lire le repère d'un contact auxiliaire

  1. Lis le premier chiffre : c’est le numéro d’ordre du contact sur l’appareil (1er, 2e, 3e…).
  2. Lis le second chiffre : 1-2 = contact à ouverture ; 3-4 = contact à fermeture.
  3. Exemples : 13-14 = premier contact, à fermeture ; 21-22 = deuxième contact, à ouverture ; 43-44 = quatrième contact, à fermeture.
  4. Cas particulier : sur un relais thermique, 95-96 est le contact à ouverture et 97-98 le contact à fermeture.

DLes conducteurs et les câbles

Chaque câble a un repère (W25, W26) et une désignation qui décrit sa constitution. Sur les schémas de Calvérac, on lit par exemple « W25 · 4G6 · 35 m » : câble W25, 4 conducteurs, dont un vert-et-jaune (la lettre G), de 6 mm² de section, longueur environ 35 m. Le choix de la section est étudié dans U4-12 « Dimensionner câbles et protections ».

À retenir

Les couleurs des conducteurs

  • Vert-et-jaune : réservé au conducteur de protection (PE), relié à la terre. Jamais pour autre chose.
  • Bleu clair : réservé au neutre quand il existe.
  • Phases : les autres couleurs. Dans les câbles courants à 4 conducteurs sans neutre, les phases sont marron, noir, gris.

Ces règles de la NF C 15-100 permettent de reconnaître un conducteur, mais ne remplacent jamais une vérification d’absence de tension faite par une personne habilitée : un fil peut avoir été mal raccordé.

3. Les différents schémas

Un même équipement est décrit par plusieurs schémas, du plus simple au plus détaillé. Chacun répond à une question différente. Savoir lequel ouvrir fait gagner un temps précieux.

ADu principe au câblage

Quel schéma pour quelle question ?
Document Ce qu’il montre Question à laquelle il répond
schéma de principe (synoptique) les fonctions et leurs liaisons « Comment ça marche, globalement ? »
schéma unifilaire la distribution, un trait par liaison « D’où vient l’alimentation, quelle protection en amont ? »
schéma de puissance (multifilaire) chaque conducteur de puissance « Par où passe le courant du moteur ? »
schéma de commande (développé) les circuits de commande, branche par branche « Pourquoi le moteur démarre-t-il, ou pas ? »
bornier (plan de raccordement) chaque borne, côté intérieur et extérieur « Quel fil arrive sur quelle borne ? »
plan d’implantation la place des appareils « Où est F6 dans le coffret ? »

Le schéma de principe est la porte d’entrée : il ne montre aucun fil, seulement ce que fait l’installation.

Le schéma de principe de la cuisine à colle
Énergie électrique TD-AT2 tableau d'atelier départ Q25 Coffret CP6 Q6, KM6, F6, T61 S61, S62, H61, H62 Moteur M6 11 kW, 400 V (pompe à colle) W25 W26 Colle (fluide) Cuve n° 2 colle chauffée par le réchauffeur E6 Pompe entraînée par M6 Encolleuse ligne 2 (carton ondulé) arbre Schéma de principe : il montre les fonctions et les liaisons, pas le câblage.
Énergie : TD-AT2, coffret CP6, moteur M6. Fluide : la pompe entraînée par M6 envoie vers l'encolleuse la colle de la cuve n° 2, chauffée par le réchauffeur E6.
Exemple

Bilal commence par ce schéma. Il comprend que la pompe M6 envoie la colle de la cuve n° 2 vers l’encolleuse (la machine qui dépose la colle sur le carton). Si M6 s’arrête, la ligne 2 s’arrête. Il note aussi que la colle est chauffée par le réchauffeur E6 : une information qui servira plus tard.

BLe schéma unifilaire

À quoi ça sert ? À voir toute la chaîne de distribution d’un coup d’œil : de la source jusqu’au récepteur.

Définition

Schéma unifilaire

Dans un schéma unifilaire, une liaison qui comporte plusieurs conducteurs est représentée par un seul trait. Le nombre de conducteurs est indiqué par de petits traits obliques (trois traits pour une liaison triphasée) ou par une mention écrite.

De T1 à la pompe à colle M6
T1 1 000 kVA, 20 kV / 410 V Q0 TGBT Q1 vers TD-AT1 Q7 réserve (future ligne 3) Q2 TD-AT2 Q34 TD-E2 (secours) Q25 32 A W25 · 4G6 · 35 m coffret CP6 Q6 KM6 F6 (21,7 A) W26 · 4G4 · 12 m M 3~ M6 — 11 kW
Unifilaire simplifié : T1, Q0, TGBT, Q2, TD-AT2, départ Q25 (32 A), câble W25, coffret CP6 (Q6, KM6, F6), câble W26, moteur M6. Les autres départs ne sont pas tous représentés.
Méthode

Remonter la chaîne d'alimentation sur un unifilaire

  1. Pars du récepteur (ici M6).
  2. Remonte trait par trait et note chaque appareil rencontré : F6, KM6, Q6, câble W25, Q25, jeu de barres de TD-AT2, Q2, TGBT, Q0, T1.
  3. Repère les tableaux traversés (CP6, TD-AT2, TGBT) : ce sont les lieux où se trouvent les appareils.
  4. Cherche s’il existe une autre source qui peut alimenter le même circuit (secours, inverseur, onduleur, photovoltaïque).
  5. Conclus : la liste ordonnée est la chaîne d’alimentation ; le premier appareil de séparation en amont de la zone est celui que le chargé de consignation utilisera.
Exemple

Pour la visite de samedi, Bilal note : « M6 est alimenté par Q6 dans CP6 ; CP6 est alimenté par Q25 de TD-AT2, câble W25. Pas d’autre source. » C’est l’information dont le chargé de consignation de Ternevault aura besoin. Bilal ne consigne rien : il prépare.

CLe schéma de puissance

À quoi ça sert ? À suivre le chemin du courant du moteur, conducteur par conducteur.

Définition

Schéma multifilaire et folio

  • Un schéma multifilaire représente chaque conducteur par un trait : trois traits pour les trois phases, un pour le PE.
  • Un folio est une page numérotée d’un dossier de schémas. Il est découpé en colonnes numérotées en haut, qui servent d’adresse.
Folio 1 : la puissance de la pompe à colle
1 2 3 4 5 6 7 8 Calvérac Électricité — Papeteries Ternevault, ligne 2 Pompe à colle M6 — coffret CP6 — puissance Folio 1/4 indice B du 23/09/2024 W25 (4G6) — de Q25, TD-AT2 L1 1 L2 2 L3 3 X6 PE PE1 Q6 25 A KM6 → 2.2 F6 réglé 21,7 A 4 5 6 X6 PE2 W26 (4G4) U1 V1 W1 M 3~ M6 — pompe à colle 11 kW ; 400 V Δ ; 21,7 A F61 2 × 1 A 400 V 24 V T61 63 VA F62 2 A 0 V → 2.1 24 V → 2.1 Appareils dessinés au repos (hors tension).
Le câble W25 arrive sur X6:1 à X6:3 et X6:PE1. Les phases traversent Q6, KM6 et F6, puis X6:4 à X6:6 et le câble W26 vers M6. T61, entre L2 et L3, fournit le 24 V de la commande (renvoi vers le folio 2, colonne 1).

On lit ce folio de haut en bas, comme le courant :

  • Q6 (disjoncteur, 25 A) protège contre les courts-circuits et permet d’isoler le départ ;
  • KM6 (contacteur) met le moteur en marche ou à l’arrêt ; le renvoi « → 2.2 » dit où se trouve sa bobine ;
  • F6 (relais thermique, réglé à 21,7 A) protège le moteur contre les surcharges (U4-06 « Le moteur asynchrone ») ;
  • X6 est le bornier : les câbles extérieurs y sont raccordés ;
  • T61, protégé par F61 (deux fusibles au primaire) et F62 (au secondaire), abaisse 400 V en 24 V pour la commande.
Exemple chiffré

Vérifier la cohérence de la plaque et du réglage

Données : M6, 11 kW utiles, rendement η = 0,917, cos φ = 0,80, tension entre phases U = 400 V ; réglage de F6 : 21,7 A.

  1. Puissance absorbée : Pa = Pu / η = 11 000 W / 0,917 ≈ 11 996 W.
  2. Courant de ligne : I = Pa / (√3 × U × cos φ) = 11 996 W / (1,732 × 400 V × 0,80) ≈ 21,6 A.
  3. Comparaison : la plaque indique 21,7 A ; F6 est réglé à 21,7 A.

Interprétation : le réglage de F6 correspond au courant assigné du moteur. Ordre de grandeur cohérent : environ 2 A par kW utile pour un moteur en 400 V (11 kW → environ 22 A).

DLe schéma de commande

À quoi ça sert ? À comprendre pourquoi un moteur démarre, s’arrête ou refuse de démarrer.

Définition

Schéma développé de commande

Le schéma développé dessine les circuits de commande en branches verticales entre deux lignes d’alimentation (ici 24 V en haut, 0 V en bas). Chaque branche se termine par un récepteur de commande (bobine, voyant). Les contacts d’un même appareil peuvent être dessinés dans des branches différentes : on les relie par leur repère.

Folio 2 : la commande de la pompe à colle
1 2 3 4 5 6 Calvérac Électricité — Papeteries Ternevault, ligne 2 Pompe à colle M6 — coffret CP6 — commande 24 V ~ Folio 2/4 indice B du 23/09/2024 24 V ~ (de 1.6, F62) 0 V (de 1.6) F6 (1.3) 95 96 S61 arrêt 11 12 S62 marche 13 14 KM6 (2.2) 13 14 KM6 A1 A2 1-2 1.3 3-4 1.3 5-6 1.3 13-14 2.3 23-24 2.4 table des contacts de KM6 : contact → folio.colonne KM6 (2.2) 23 24 H61 marche (vert) F6 (1.3) 97 98 H62 défaut (jaune)
Colonne 2 : F6 (95-96), S61, S62 et la bobine de KM6. Colonne 3 : contact d'auto-maintien KM6 13-14. Colonne 4 : KM6 23-24 et voyant de marche H61. Colonne 5 : F6 97-98 et voyant de défaut H62.

On lit la branche de la colonne 2 de haut en bas. Le courant atteint la bobine de KM6 seulement si tous les contacts en série sont fermés :

  1. F6 95-96 (fermé au repos) : il s’ouvre si le relais thermique déclenche ;
  2. S61 (bouton d’arrêt, fermé au repos) : il s’ouvre quand on appuie ;
  3. S62 (bouton de marche, ouvert au repos) ou le contact KM6 13-14 placé en parallèle.
Définition

Auto-maintien

L’auto-maintien est le montage d’un contact à fermeture du contacteur (ici KM6 13-14) en parallèle sur le bouton de marche. Quand KM6 est alimenté, ce contact se ferme et remplace le bouton : le contacteur reste alimenté après qu’on a relâché S62. Seule une ouverture du circuit (S61 ou F6) le fait retomber.

Le fonctionnement dans le temps
S62 appuyé S61 appuyé F6 déclenché KM6 (bobine) H61 (marche) H62 (défaut) t1 t2 t3 t4 t5 t1 marche ; t2 arrêt par S61 ; t3 marche ; t4 surcharge : F6 coupe KM6 ; t5 réarmement de F6 (par une personne habilitée).
t1 : un appui bref sur S62 met KM6 sous tension, et il le reste. t2 : S61 l'arrête. t3 : nouvelle marche. t4 : F6 déclenche, KM6 retombe, H61 s'éteint et H62 s'allume jusqu'au réarmement (t5).
Piège

Après un déclenchement de F6, le moteur ne repart pas tout seul quand le relais thermique est réarmé : il faut un nouvel appui sur S62, puisque l’auto-maintien est perdu. C’est une sécurité voulue. Et le réarmement n’est fait que par une personne habilitée et désignée, après avoir cherché la cause du déclenchement.

ESuivre un renvoi entre folios

Dans un dossier de plusieurs folios, un même appareil apparaît à plusieurs endroits : les contacts principaux de KM6 sur le folio de puissance, sa bobine et ses contacts auxiliaires sur le folio de commande. Les renvois permettent de passer de l’un à l’autre.

Lire un renvoi
Folio 1 — colonne 3 KM6 → 2.2 contacts principaux de KM6 « la bobine est au folio 2, colonne 2 » Folio 2 — colonne 2 KM6 1-2 1.3 3-4 1.3 5-6 1.3 13-14 2.3 23-24 2.4 table des contacts : où trouver chaque contact de KM6 Renvoi « f.c » : folio f, colonne c. On peut suivre un appareil d'un folio à l'autre dans les deux sens.
Sur le folio 1, « → 2.2 » près des contacts de KM6 désigne le folio 2, colonne 2 : la bobine. Sous la bobine, la table des contacts indique le folio et la colonne de chaque contact.
Méthode

Retrouver tous les contacts d'un appareil

  1. Trouve la bobine de l’appareil (par exemple KM6, folio 2, colonne 2).
  2. Lis la table des contacts dessinée sous la bobine : chaque ligne donne un contact (1-2, 13-14…) et son adresse « folio.colonne ».
  3. Va à chaque adresse et vérifie que le contact porte bien le repère de l’appareil.
  4. En sens inverse : près d’un contact, le renvoi donne l’adresse de la bobine.
Exemple

Bilal cherche ce qui allume le voyant H61. Folio 2, colonne 4 : le contact KM6 23-24. La table des contacts de KM6 confirme : « 23-24 → 2.4 ». Conclusion de Bilal : « H61 indique que la bobine de KM6 est alimentée, pas forcément que le moteur tourne. Si Q6 est ouvert, H61 peut être allumé alors que M6 est arrêté. » C’est exactement le genre de remarque qu’on attend d’un technicien supérieur.

FBornier et implantation

Les deux derniers folios du dossier répondent à des questions pratiques : quel fil sur quelle borne, et où se trouve chaque appareil.

Folio 3 : le bornier X6
Folio 3/4 — bornier X6 (indice B) intérieur extérieur Q6:1 1 marron L1 Q6:3 2 noir L2 Q6:5 3 gris L3 barre PE PE1 vert-jaune PE F6:2 4 marron U1 F6:4 5 noir V1 F6:6 6 gris W1 barre PE PE2 vert-jaune terre M6 W25 (4G6) — de Q25, TD-AT2 W26 (4G4) — vers M6 Chaque borne a deux côtés : le câblage intérieur du coffret et le câble extérieur.
Chaque borne a un côté intérieur (câblage du coffret) et un côté extérieur (câbles W25 et W26, couleurs des conducteurs). PE1 et PE2 sont reliées à la barre de terre du coffret.
Folio 4 : l'implantation du coffret CP6
Porte (vue de face) CP6 — pompe M6 S62 marche, vert S61 arrêt, rouge H61 marche, vert H62 défaut, jaune rouge = arrêt ; vert = marche Platine (porte ouverte) rail 1 Q6 KM6 F6 goulotte rail 2 F61 T61 F62 goulotte 1 2 3 PE1 4 5 6 PE2 X6 W25 W26
Porte : S62 marche (vert), S61 arrêt (rouge), H61 marche (vert), H62 défaut (jaune). Platine : rail 1 avec Q6, KM6 et F6 monté sous KM6 ; rail 2 avec F61, T61, F62 ; bornier X6 et presse-étoupes en bas.

Le dossier contient aussi un plan de la zone : il montre où sont le tableau, le coffret, le moteur et par où passent les câbles. Il sert à préparer l’accès, le balisage de la zone de travail et le temps de déplacement.

Le plan de la cuisine à colle
local électrique TD-AT2 chemin de câbles, mur nord — W25 (≈ 35 m) CP6 cuve n° 2 (E6) pompe M6 W26 (≈ 12 m) tuyauterie de colle vers encolleuse Plan sans échelle ; les longueurs viennent de la note de calcul du dossier.
Plan sans échelle : TD-AT2 dans le local électrique, W25 sur le chemin de câbles du mur nord (environ 35 m) jusqu'à CP6, W26 (environ 12 m) de CP6 à la pompe M6, près de la cuve n° 2.

GLe cartouche et l’indice

À quoi ça sert ? À identifier chaque folio et à savoir s’il est à jour.

Le cartouche du folio 1
Entreprise Calvérac Électricité SAS Client Papeteries Ternevault Installation ligne 2, coffret CP6 Titre Pompe à colle M6 Folio 1/4 — puissance Dessiné / vérifié A. Rivaud / S. Peltier N° de dossier TER-L2-CP6 Indice en vigueur B Date 23/09/2024 Indice en vigueur B Indice Date Modification A 12/03/2024 création, mise en service de M6 B 23/09/2024 ajout du voyant de défaut H62 (contact 97-98 de F6), folios 2 et 4
Entreprise, client, installation, titre, numéro de folio, auteur, numéro de dossier, indice et date. Le tableau des indices retrace l'histoire du document : A en mars 2024 (création), B en septembre 2024 (ajout du voyant de défaut H62).
Exemple

Bilal trouve dans la pochette de la porte de CP6 un folio 2 (commande) à l’indice A, alors que le dossier de Calvérac est à l’indice B. Ce folio 2 à l’indice A ne montre ni le voyant H62 ajouté en septembre 2024 ni le contact 97-98 de F6 qui l’allume. Il le signale à Élodie : la copie de la porte doit être remplacée par l’indice B. Ce n’est pas un détail : un dépanneur qui lirait le folio A chercherait un voyant de défaut qui « n’existe pas ».

HPlans du bâtiment et dessins mécaniques

À quoi ça sert ? Une installation électrique s’inscrit dans un bâtiment et entraîne des machines : le dossier contient aussi des documents d’architectes et de mécaniciens.

  • Le plan de situation place le bâtiment dans la commune (accès, voirie, réseaux publics) ; le plan de masse montre le bâtiment sur son terrain, avec les abords, les accès, l’emplacement du poste de livraison et des tranchées.
  • Les plans architecturaux (plans de niveaux, coupes, façades) donnent les murs, les cloisons, les hauteurs sous plafond et les ouvertures, souvent à l’échelle 1/100 ou 1/50. On les adapte en y reportant tableaux, cheminements, luminaires et prises : c’est le fond des plans d’implantation électriques (U7-06). Ils signalent aussi les contraintes : murs coupe-feu à ne pas percer sans précaution, faux plafonds, matériaux, isolation.
  • Un dessin d’ensemble de mécanique représente un sous-ensemble (un motoréducteur, un palier, un accouplement) avec une nomenclature : un repère par pièce, sa désignation, sa quantité. Une vue éclatée montre l’ordre de montage. On y lit comment le mouvement passe du moteur à la machine : arbre, clavette, accouplement, roulements, réducteur.
Astuce

Lire un dessin mécanique pour une intervention

Avant de remplacer un moteur, repère sur le dessin d’ensemble comment il est fixé et accouplé : bride ou pattes, diamètre et longueur de l’arbre, type d’accouplement. Une donnée de la plaque (hauteur d’axe, forme de fixation) permet de vérifier qu’un moteur de rechange se monte sans adaptation (U4-13).

4. Notices et documentations de constructeurs

Les schémas disent comment les appareils sont reliés ; les documents des constructeurs disent ce que chaque appareil sait faire, comment le régler et comment l’entretenir. Une partie de ces documents est en anglais.

ALa plaque signalétique

À quoi ça sert ? À connaître les caractéristiques assignées d’un appareil (celles pour lesquelles il est construit) sans document supplémentaire : elle est fixée sur l’appareil lui-même.

La plaque du moteur M6 et son usage
MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASÉ Type 4 pôles — n° 24-0617 P 11 kW S1 U 400 V Δ / 690 V Y I 21,7 A / 12,6 A f 50 Hz n 1 460 tr/min cos φ 0,80 η 91,7 % IE3 Isol. / IP F / IP55 Année 2024 courant sous 400 V → réglage du relais F6 (21,7 A) réseau 400 V → couplage triangle (U4-04) rendement IE3 → moteur de rechange au moins IE3 (U4-06) IP55 → même protection pour le rechange type et numéro → commande de pièces année → âge, garantie, historique Plaque fictive, redessinée pour ce cours (mêmes valeurs que U4-06).
Chaque indication de la plaque sert à une décision de maintenance : réglage de F6, couplage, choix d'un moteur de rechange (puissance, tension, rendement, indice de protection), commande de pièces.
Définition

Valeur assignée

Une valeur assignée (ou nominale) est la valeur fixée par le constructeur pour un fonctionnement normal : puissance utile, tension, courant, vitesse. Le moteur M6 a une puissance utile assignée de 11 kW et un courant assigné de 21,7 A sous 400 V.

Piège

Le courant à retenir dépend de la tension du réseau. La plaque de M6 indique « 21,7 A / 12,6 A » pour « 400 V Δ / 690 V Y ». Sur le réseau de Ternevault (400 V entre phases), le moteur est couplé en triangle et absorbe 21,7 A : c’est cette valeur qui règle F6, pas 12,6 A.

BLa fiche technique et la notice

La fiche technique (en anglais datasheet) résume les caractéristiques d’un matériel : calibres, plages de réglage, dimensions, conditions d’emploi. La notice (manual) explique l’installation, le réglage, la mise en service et la maintenance. Elles viennent du constructeur, souvent via le grossiste (pour Calvérac, Sorbelin Distribution Électrique).

Ce que Bilal extrait des documents des constructeurs (données fictives)
Appareil Information Valeur Usage pour la visite
KM6 calibre en catégorie AC-3 sous 400 V 25 A vérifier qu’il dépasse 21,7 A
KM6 tension de la bobine 24 V ~, 50 Hz cohérente avec T61
F6 plage de réglage 17 à 25 A 21,7 A est dans la plage
F6 contacts auxiliaires 95-96 et 97-98 identiques au folio 2
T61 puissance, tensions 63 VA, 400 V / 24 V courant secondaire maximal 63 / 24 ≈ 2,6 A
F62 calibre 2 A protège le secondaire de T61

La catégorie d’emploi AC-3 désigne l’usage d’un contacteur pour démarrer et arrêter des moteurs asynchrones à cage : c’est le calibre à comparer au courant du moteur.

Exemple chiffré

Le transformateur de commande T61

Données : T61, 63 VA, 400 V / 24 V.

  1. Courant secondaire assigné : I2 = S / U2 = 63 VA / 24 V ≈ 2,63 A.
  2. Courant primaire assigné : I1 = S / U1 = 63 VA / 400 V ≈ 0,158 A.

Interprétation : F62 (2 A) est inférieur à 2,63 A : il protège bien le secondaire contre une surcharge. F61 (1 A) protège le primaire et son câblage ; son calibre, plus élevé que 0,158 A, tient compte du fort courant d’appel à la mise sous tension d’un transformateur (choix du constructeur, à respecter tel quel).

CLes documents en anglais

Les matériels viennent de constructeurs du monde entier : beaucoup de fiches techniques et de notices sont en anglais. Tu dois savoir en extraire les informations techniques, même si ton anglais est hésitant. Pour le vocabulaire et pour l’oral d’anglais (E2), revois ANG-22 « L’anglais de l’électrotechnicien ».

La fiche du relais thermique F6 (en anglais)
THERMAL OVERLOAD RELAY — 3-pole — datasheet (extract) Setting range 17 – 25 A Trip class 10A Auxiliary contacts 1 NC (95-96) + 1 NO (97-98) Reset manual or automatic (selector, factory setting: manual) Test button simulates tripping, opens 95-96 and closes 97-98 Ambient temperature compensation −20 °C to +60 °C Mounting directly under the contactor (25 A range) Note set the dial to the motor rated current shown on the nameplate Document fictif (fiche du catalogue de Sorbelin Distribution Électrique).
Extrait fictif : plage de réglage 17 à 25 A, classe 10A, contacts 95-96 (ouverture) et 97-98 (fermeture), réarmement manuel ou automatique, bouton de test, compensation de température, montage sous le contacteur.
Traduction de la fiche de F6
Anglais Français Ce qu’il faut en retenir
setting range plage de réglage 17 à 25 A : on règle le cadran au courant de la plaque du moteur
trip class 10A classe de déclenchement 10A une des classes qui fixent la durée de déclenchement en surcharge ; adaptée aux démarrages courts
auxiliary contacts: 1 NC + 1 NO contacts auxiliaires : un à ouverture, un à fermeture 95-96 coupe KM6 ; 97-98 allume H62
reset: manual or automatic réarmement manuel ou automatique réglé en manuel : le relais ne se réarme pas seul
test button bouton de test simule un déclenchement, pour les essais faits par une personne habilitée
ambient temperature compensation compensation de la température ambiante le réglage reste juste de −20 à +60 °C
Méthode

Exploiter un document en anglais

  1. Repère le type de document : datasheet (caractéristiques), manual (notice), wiring diagram (schéma de câblage).
  2. Cherche d’abord les nombres et les unités : ils se lisent dans toutes les langues.
  3. Traduis les mots-clés autour des nombres (rated, range, class, max.).
  4. Fais attention aux faux amis et aux notations : la virgule décimale s’écrit avec un point en anglais (5.5 kW = 5,5 kW).
  5. Recopie l’information traduite dans ta fiche, avec la référence du document.
Piège

« Reset: automatic » ne veut pas dire « c’est mieux ». Un relais thermique en réarmement automatique peut relancer un circuit sans intervention humaine. Sur CP6, le réarmement est manuel, et l’auto-maintien empêche de toute façon un redémarrage seul. Si tu trouves un relais en position automatique alors que le dossier dit manuel, c’est un écart à signaler.

DLes fiches d’éclairage

À quoi ça sert ? Comparer des luminaires, ou vérifier un remplacement, demande de comprendre ce qu’une fiche technique dit de la lumière.

La lumière est une onde électromagnétique, comme les ondes radio ou les infrarouges, mais de longueur d’onde λ comprise entre environ 380 et 780 nm (le visible). Longueur d’onde et fréquence sont liées par λ = c / f, avec c ≈ 3 × 108 m/s : du côté des courtes longueurs d’onde se trouvent les ultraviolets, du côté des grandes les infrarouges, puis les micro-ondes et les ondes radio. La lumière transporte son énergie par paquets, les photons, d’énergie E = h × f (h ≈ 6,63 × 10−34 J·s) : un photon bleu (450 nm, 2,76 eV) porte plus d’énergie qu’un photon rouge (650 nm, 1,91 eV), et un photon ultraviolet encore plus.

Les grandeurs d’une fiche de luminaire
Grandeur Unité Sens Repère
Flux lumineux lumen (lm) quantité de lumière émise, pondérée par la sensibilité de l’œil (maximale vers 555 nm) 4 000 lm
Efficacité lumineuse lm/W flux par watt consommé LED 4 000 lm / 30 W ≈ 133 lm/W
Éclairement lux (lx) = lm/m² lumière reçue par une surface ; se mesure au luxmètre 300 à 500 lx sur un bureau
Température de couleur kelvin (K) teinte : 2 700 K chaude, 4 000 K neutre, 6 500 K froide 4 000 K en atelier
Indice de rendu des couleurs (IRC) 0 à 100 fidélité des couleurs éclairées ≥ 80 au poste de travail

Une lampe à incandescence ou le soleil ont un spectre continu : toutes les longueurs d’onde sont présentes. Une lampe à décharge (sodium, mercure) a un spectre de raies : quelques longueurs d’onde seulement, chacune correspondant à un photon d’énergie précise émis par les atomes du gaz. Une LED blanche associe une raie bleue et une large bande jaune. La température de couleur vient du rayonnement d’un corps chaud : plus il est chaud, plus son maximum d’émission se déplace vers le bleu (λmax × T ≈ 2,9 × 10−3 m·K : vers 500 nm pour le soleil à 5 800 K, vers 970 nm, dans l’infrarouge, pour un filament à 3 000 K, qui chauffe donc plus qu’il n’éclaire).

Piège

Le risque des rayonnements optiques

Les ultraviolets brûlent la peau et les yeux ; une lumière bleue intense fatigue la rétine ; les infrarouges chauffent. Les fiches classent les sources par groupe de risque photobiologique, et l’arc d’un court-circuit émet un rayonnement dangereux : ne regarde jamais une source intense de près et respecte les écrans et lunettes prévus (U6-01).

5. L’historique de maintenance

Les schémas décrivent l’installation telle qu’elle doit être ; l’historique raconte ce qui lui est arrivé. Pannes répétées, pièces changées, observations des intervenants : c’est souvent là que se cache la clé d’un diagnostic.

ACe que contient l’historique

À quoi ça sert ? À ne pas recommencer à zéro à chaque panne, et à repérer les défauts qui se répètent.

Définition

Ordre de travail et compte rendu

  • Un ordre de travail (OT) est la demande enregistrée d’une intervention : équipement, date, nature (préventive ou corrective), intervenants.
  • Le compte rendu d’intervention décrit ce qui a été constaté et fait : symptômes, mesures relevées, cause trouvée, pièces remplacées, durée, état final.

Dans une GMAO, chaque équipement a une fiche (repère, caractéristiques, documents associés) et un historique (la liste de ses OT). On distingue :

  • la maintenance préventive, faite avant la panne, souvent selon un planning (visites, contrôles, remplacements systématiques) ;
  • la maintenance corrective, faite après une défaillance.

Ces formes de maintenance, le plan de maintenance et les indicateurs (comme le temps moyen entre défaillances) sont traités dans U5-06 « Organiser la maintenance ». Ici, l’objectif est de lire un historique et d’en extraire ce qui est utile.

BLire un historique

Pour s’entraîner, Élodie confie à Bilal l’historique 2025 du compresseur d’air M3 de Ternevault, piloté par son variateur U3 (un variateur de vitesse alimente le moteur à fréquence réglable, U4-06).

Extrait de la GMAO — compresseur M3 et variateur U3, année 2025 (fictif)
Date Type Constat et action Durée de l’intervention Arrêt de production
samedi 18/01 préventive visite trimestrielle 90 min 0
mardi 11/02 corrective défaut OH du variateur ; filtre de ventilation de l’armoire encrassé, remplacé 45 min 30 min
samedi 19/04 préventive visite trimestrielle 90 min 0
mardi 24/06 corrective défaut OH ; filtre encrassé, remplacé 40 min 25 min
mardi 08/07 corrective défaut OH ; ventilateur de l’armoire hors service, remplacé 70 min 60 min
samedi 19/07 préventive visite trimestrielle 90 min 0
mardi 16/09 corrective fuite d’air sur un raccord 60 min 0
samedi 18/10 préventive visite trimestrielle 90 min 0
mardi 25/11 corrective capteur de pression défaillant, remplacé 50 min 40 min
L'historique 2025 de M3 sur une frise
janv. févr. mars avril mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. P 18/01 P 19/04 P 19/07 P 18/10 C 11/02 OH (filtre) C 24/06 OH (filtre) C 8/07 OH (ventilateur) C 16/09 fuite (air) C 25/11 capteur (pression) P : visite préventive (samedi, sans arrêt de production) C : intervention corrective (OH = défaut de surchauffe du variateur U3) Extrait de la GMAO de Calvérac, contrat Ternevault, année 2025 (données fictives).
Quatre visites préventives le samedi, cinq interventions correctives. Trois correctives sur cinq concernent le défaut OH (surchauffe du variateur), dont deux en été.
Exemple chiffré

Extraire des chiffres d'un historique

  1. Nombre d’interventions : 4 préventives + 5 correctives = 9.
  2. Durée des correctives : 45 + 40 + 70 + 60 + 50 = 265 min, soit 4 h 25 min.
  3. Arrêts de production : 30 + 25 + 60 + 0 + 40 = 155 min, soit 2 h 35 min.
  4. Part du défaut OH : 3 correctives sur 5, soit 60 % des correctives ; arrêts dus à OH : 30 + 25 + 60 = 115 min, soit 115 / 155 ≈ 74 % des arrêts.

Interprétation : un seul défaut, la surchauffe du variateur, explique les trois quarts des arrêts. Ce qu’on en tire n’est pas encore un diagnostic : c’est une piste à transmettre (ventilation de l’armoire de U3 à contrôler, filtres à remplacer plus souvent avant l’été).

Piège

Ne mélange pas durée d’intervention et durée d’arrêt de production. Une visite préventive du samedi dure 90 min mais n’arrête pas la production ; une fuite d’air réparée sans arrêter le compresseur non plus. C’est l’arrêt de production qui coûte au client.

CLes rapports de vérification

Le dossier contient aussi les rapports des organismes de vérification, comme Alvesque Contrôle chez Ternevault. Ils listent les anomalies constatées à une date donnée, avec leur localisation (tableau, départ, repère). Le contenu des vérifications et l’interprétation des mesures d’isolement, de continuité ou de terre sont étudiés dans U5-03 « Contrôler la sécurité d’une installation ».

Exemple

Dans le dernier rapport d’Alvesque Contrôle, Bilal cherche les lignes qui concernent TD-AT2 et CP6. Il en trouve une (fictive) : « TD-AT2, départ Q25 : étiquette de repérage absente ». Il l’ajoute à sa fiche : la visite de samedi est l’occasion de poser l’étiquette et de lever l’anomalie, ce qui sera noté dans le compte rendu.

6. Organiser l’information extraite

Extraire une information ne suffit pas : il faut la ranger pour qu’elle serve à quelqu’un, la croiser avec d’autres sources et signaler ce qui ne colle pas. C’est le travail attendu d’un technicien supérieur à l’E5.

AUne méthode en six étapes

Exploiter un dossier en six étapes
1 Formuler la question à résoudre 2 Repérer les documents utiles 3 Vérifier indice, date, état réel 4 Extraire repères, valeurs, renvois 5 Croiser et organiser (tableau) 6 Transmettre synthèse et écarts Un écart entre le dossier et le terrain n'est jamais corrigé « de mémoire » : il est signalé, vérifié par une personne habilitée, puis reporté dans un nouvel indice.
Formuler la question, repérer les documents utiles, vérifier leur version et leur état, extraire, croiser et organiser, transmettre une synthèse en signalant les écarts.
Méthode

Exploiter un dossier technique

  1. Formuler la question : « Que faut-il savoir pour préparer la visite de CP6 ? » ou « Pourquoi F6 déclenche-t-il ? ».
  2. Repérer les documents utiles : schémas, notices, historique, rapports. Ne lis pas tout : choisis.
  3. Vérifier la version : indice, date, cohérence avec les autres documents et avec ce qui est installé.
  4. Extraire : repères, valeurs, réglages, renvois, dates. Recopie avec l’unité et la source.
  5. Croiser et organiser : rassemble les informations dans un tableau ; cherche les incohérences (deux valeurs différentes pour un même réglage, un appareil absent d’un folio).
  6. Transmettre : une fiche claire, datée, avec les écarts et les points à vérifier par une personne habilitée.

BLa fiche de synthèse

Mardi 10 novembre 2026, Bilal remet sa fiche à Élodie. Elle tient sur une page.

Fiche de préparation — visite annuelle du coffret CP6, samedi 14/11/2026
Rubrique Contenu extrait Source
équipement pompe à colle M6, ligne 2, coffret CP6 dossier TER-L2-CP6, indice B
alimentation Q25 de TD-AT2 (32 A), câble W25 4G6, 35 m ; aucune autre source folio 1, unifilaire
appareil de séparation Q25 (TD-AT2), à consigner par le chargé de consignation désigné par Ternevault unifilaire
réglages F6 réglé à 21,7 A, réarmement manuel ; Q6 25 A folio 1, fiche de F6
moteur 11 kW, 400 V triangle, 21,7 A, IE3, IP55, 2024 plaque de M6
commande 24 V ~ par T61 (63 VA), F61 2 × 1 A, F62 2 A folio 1, folio 2
historique thermographie du 15/03/2025 : borne X6:5 à 48 °C, resserrée hors tension GMAO
anomalies connues étiquette de Q25 absente (rapport de vérification) ; copie du folio 2 de la porte à l’indice A rapport, constat
points de la visite serrage du bornier X6 (surtout X6:5), état de KM6, essai de F6 avec le bouton de test, voyants, étiquettes, remplacement du folio de la porte notices, historique
intervenants opérations faites par le technicien habilité désigné par Élodie ; Bilal en exécutant sous sa conduite titres d’habilitation (U6-02)
À retenir

Une bonne fiche de synthèse est courte, sourcée (chaque information dit d’où elle vient) et actionnable : celui qui la lit sait quoi faire, avec quoi, et sur quel appareil. Elle sépare clairement ce qui est sûr (lu dans un document à jour) de ce qui reste à vérifier.

CLes écarts entre dossier et terrain

Le terrain ne correspond pas toujours au dossier : une modification a été faite sans mise à jour, un fil a été déplacé, une étiquette est tombée. Ces écarts sont fréquents dans les installations anciennes.

Définition

Écart

Un écart est une différence entre ce que dit le dossier et ce qui est constaté sur l’installation : appareil absent ou en plus, repère différent, réglage différent, raccordement différent, version de document périmée.

Méthode

Traiter un écart

  1. Décris-le précisément : où, quoi, constaté par qui, quand.
  2. Ne conclus pas trop vite : qui a raison, le dossier ou le terrain ? Une modification volontaire a pu ne pas être reportée.
  3. Évalue l’effet possible sur la sécurité et sur le fonctionnement (par exemple, une source oubliée sur le schéma est un danger grave pour une consignation).
  4. Signale-le au responsable (chez Calvérac : Élodie Fournel ; chez le client : Thierry Bouvet), par écrit.
  5. Fais vérifier par une personne habilitée, puis mets à jour le dossier avec un nouvel indice.
Piège

Ne corrige jamais un schéma « de mémoire » ou d’après ce qu’on t’a dit au téléphone. Et ne corrige jamais l’installation pour la faire coller au schéma sans décision du responsable : le schéma est peut-être faux. Dans les deux cas, l’écart est signalé, vérifié, puis tracé.

DLe dossier à l’épreuve E5

À l’E5 Analyse, diagnostic, maintenance, la commission (un professeur de physique-chimie et un professeur de sciences et techniques industrielles) te confie une activité sur un support authentique : une installation réelle et son dossier. En forme ponctuelle, la première partie de l’épreuve (environ 1 h 30 recommandée) sert justement à prendre connaissance du support et à présenter les solutions retenues (voir U5-09 « Réussir l’épreuve E5 »).

À retenir

Ce que la commission observe

  • Tu trouves vite le bon document et tu vérifies sa version.
  • Tu lis correctement les symboles, les repères et les renvois.
  • Tu extrais des valeurs avec leur unité et tu vérifies leur cohérence (plaque, réglage, calcul).
  • Tu organises l’information dans un tableau ou une fiche.
  • Tu identifies ce qui doit être mesuré ou vérifié par une personne habilitée, et tu proposes un protocole (U5-02 « Mesurer les grandeurs électriques »).
  • Tu signales les écarts au lieu de les ignorer.

Erreurs fréquentes

Erreur Ce qu’il faut retenir
Travailler sur un schéma sans regarder l’indice vérifie toujours le cartouche : indice, date, nature de la dernière modification
Lire un schéma « en fonctionnement » les appareils sont dessinés au repos : bobines non alimentées, boutons relâchés
Confondre disjoncteur, sectionneur et contacteur croix = disjoncteur ; trait = sectionneur ; demi-cercle = contacteur
Croire que 13-14 est un contact à ouverture le second chiffre donne la fonction : 1-2 ouverture, 3-4 fermeture
Oublier les renvois un appareil a des contacts sur plusieurs folios : suis la table des contacts
Régler un relais thermique avec la mauvaise tension prends le courant de la plaque qui correspond à la tension du réseau
Confondre arrêt d’intervention et arrêt de production seul l’arrêt de production mesure la gêne du client
Ignorer un document en anglais extrais d’abord les nombres et unités, puis les mots-clés (ANG-22)
Corriger un écart sans le signaler un écart est signalé, vérifié par une personne habilitée, puis tracé dans un nouvel indice
Déduire l’absence de tension d’une couleur ou d’un schéma seule la VAT (vérification d’absence de tension) faite par une personne habilitée le garantit (U6-02)

L’essentiel du chapitre

À retenir

À retenir

  • Dossier technique : schémas, plans, notices et fiches, notes de calcul, rapports, historique ; il décrit l’installation telle qu’elle est. Établi par le maître d’ouvrage et transmis à l’employeur (C. trav., art. R. 4215-2 ; contenu fixé par l’arrêté du 20/04/2012), tenu à jour par l’employeur après toute modification (art. R. 4226-6).
  • DOE : dossier des ouvrages exécutés, remis au client à la réception. DIUO : informations pour la prévention lors des interventions futures (art. L. 4532-16).
  • Indice : la version d’un document ; seul le document à jour est fiable.
  • Symboles (CEI 60617) dessinés au repos ; lettres repères usuelles Q, KM, KA, F, S, H, M, T, X, W, B, U, E (à vérifier dans la légende de chaque dossier).
  • Bornes : 1-2, 3-4, 5-6 puissance ; A1-A2 bobine ; auxiliaires : premier chiffre = rang, second = fonction (1-2 ouverture, 3-4 fermeture) ; relais thermique 95-96 et 97-98 ; moteur U1, V1, W1.
  • Schémas : principe → unifilaire → puissance → commande → bornier → implantation ; renvoi « folio.colonne » et table des contacts.
  • Auto-maintien : contact du contacteur en parallèle sur le bouton de marche ; l’arrêt ou le relais thermique le fait retomber.
  • Documents de constructeurs : plaque (valeurs assignées), fiche technique, notice ; en anglais, chercher d’abord nombres et unités.
  • Historique : OT et comptes rendus ; distinguer préventif et correctif, durée d’intervention et arrêt de production ; repérer les défauts répétitifs.
  • Méthode : question → documents → version → extraction → tableau → synthèse et écarts.
  • Sécurité : extraire et préparer, oui ; toute opération sur l’installation est faite par une personne habilitée et désignée.

Sources et références

  • Arrêté du 21 février 2020 portant définition et fixant les conditions de délivrance du BTS « Électrotechnique », modifié notamment par l’arrêté du 30 mars 2026 (session 2027) : compétence C2, définition de l’épreuve E5 (voir ANALYSE_REFERENTIEL_ELEC.md) ; liens entre compétences et tâches (T3.1, T4.1 à T4.3) d’après le document éduscol STI « BTS Électrotechnique — liens unités de formation, compétences et activités » (consulté le 23/10/2026).
  • Code du travail, art. R. 4211-3, R. 4215-2, R. 4226-6, L. 4532-16 et R. 4532-95, versions en vigueur lues sur Légifrance le 23/10/2026.
  • Arrêté du 20 avril 2012 relatif au dossier technique des installations électriques des bâtiments destinés à recevoir des travailleurs, articles 1er à 3, lu sur Légifrance le 23/10/2026.
  • CEI 60617 / NF EN 60617, symboles graphiques pour schémas (formes des symboles comparées à la base de données en ligne de la CEI le 23/10/2026) ; NF EN IEC 81346-2, classification et lettres de repérage ; NF C 15-100, couleurs des conducteurs : normes citées par leur référence, présentées en principe, non reproduites.
  • FuturBTS : U4-04, U4-06, U4-12, U5-02 à U5-06, U5-09, U6-01, U6-02, U7-05, U7-06 ; ANG-22 « L’anglais de l’électrotechnicien ».

Contenu original FuturBTS. Calvérac Électricité, Papeteries Ternevault, Sorbelin Distribution Électrique, Alvesque Contrôle et les personnes citées sont fictifs ; schémas, plaques, fiches techniques, historiques et rapports sont des exemples créés pour ce cours. Aucun symbole, tableau ni extrait de norme n’est reproduit : les symboles sont redessinés.

Garde la trace de ce que tu as lu

Avec un compte, ta progression, tes quiz et ton planning sont enregistrés.

Créer mon compte
Signaler une erreur dans ce chapitre